Dave Williams et Charles-André Cantin, respectivement président du hockey mineur de Bromont et président du Tournoi interrégional de hockey novice de Bromont.

Trip de gang pour l’amour des jeunes

CHRONIQUE / Dès nos premiers pas dans le monde du hockey mineur de Bromont à l’automne 2017, fiston et moi entendions souvent parler de Charles-André, sans toutefois connaître l’identité de la personne...

Nous entendions, bien sûr, les mêmes bons commentaires au sujet de Dave, l’actuel président de l’association de hockey mineur locale, rencontré lors des inscriptions. Il avait été tellement gentil ! Après une année et demie, tant Charles-André Cantin, le président du Tournoi novice, que son acolyte Dave Williams sont non seulement devenus des personnes-ressources de premier plan, mais également des amis que nous adorons côtoyer, Sidney et moi. Deux vrais gentlemen ! Je m’en serais donc voulu de ne pas faire une chronique sur le Tournoi interrégional de hockey novice de Bromont, Charles-André, Dave et leur armée de bénévoles y travaillant d’arrache-pied.

Je vous le dis, Hollywood n’aurait pas pu écrire meilleur scénario ! Dimanche dernier, une équipe locale, en l’occurrence nos petits Rockies novice A, a remporté les grands honneurs du tournoi de sa ville, que dis-je, de « son » tournoi. 

Mentionnons toutefois que les trois équipes novices bromontoises (novice C, novice B et novice A) ont toutes atteint les demi-finales, un exploit peu banal en soi.

Pendant qu’il tombait de gros flocons à l’extérieur, il régnait une ambiance du tonnerre à l’intérieur de l’aréna situé rue John-Savage, car la victoire des locaux a été chèrement acquise : un gain de 5-4, en prolongation par surcroît, grâce à un but de Malik Roy, et ce, aux dépens des talentueux Cavaliers de Châteauguay. Menée à l’attaque par le brio, entre autres, du centre Axel Rodzilsky (son filet en 3e période valait à lui seul le prix de l’admission !) et par la fougue de son gardien William Coderre, la formation dirigée par Jocelyn Nicol (il est assisté de Sébastien Bonnette et de David Charbonneau) devait toutefois composer avec une commande de taille, elle qui savait pertinemment que tôt ou tard, elle croiserait les Cavaliers sur sa route. Ces derniers pouvaient notamment compter sur le jeune prodige Damien Bolduc qui, s’il poursuit son développement, fera assurément noircir bien des cahiers de dépisteurs dans sept ou huit ans. Mais peu importe qu’il s’agisse d’une victoire ou d’une défaite pour l’équipe locale, on pouvait sentir que nos amis Cantin et Williams étaient extrêmement fébriles à l’aube du dernier match de l’événement.  

Ils étaient visiblement heureux de voir les petits Rockies en finale, mais également satisfaits de la façon dont s’étaient déroulée, encore une fois, la dizaine de journées du tournoi, qui constitue en quelque sorte leur « bébé ».  

« Écoute Danny, le tournoi, j’ai joué dedans, j’ai arbitré des matchs, j’ai été parrain d’équipes, bénévole et éclairagiste, a révélé le président de la 35e mouture, Charles-André, aujourd’hui âgé de 42 ans. J’en ai même été la mascotte quand j’étais jeune ! Sans pouvoir te le dire avec certitude, je crois même avoir joué lors de la toute première année. » 

« Les rênes du tournoi, nous les avons prises il y a trois ans alors qu’à l’époque, certains parlaient d’y mettre un terme en raison d’un manque de bénévoles. À mon avis, cela aurait été un véritable non-sens, poursuit-il. Nous avons cru bon de nous constituer un conseil d’administration dont les membres (Christine Boisclair, Julie Gadbois, Sylvie Lamontagne et Véronique Sauvé) travaillent sans relâche afin que chacune de nos organisations soit meilleure que la précédente. Notre paye, on la retrouve dans le sourire des jeunes, du début à la fin des matchs. Ils sont tellement contents de pouvoir jouer. »

« Mais avant toute chose, renchérit son camarade Williams, si le tournoi connaît un tel succès, c’est également en raison de l’apport tant de nos bénévoles que de nos commanditaires, que je tiens à remercier, en passant. Sans eux, nous n’existerions pas, c’est certain. » 

Sur ce, longue vie au Tournoi novice de Bromont !

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Dans une dernière chronique, j’ai commencé un survol des terrains de golf du sud de la Floride que j’ai eu la chance de fouler durant la période des Fêtes. À lire le grand nombre de courriels que vous m’avez transmis, je constate que cela a été apprécié par plusieurs. Voilà donc pourquoi j’ai décidé de poursuivre cette initiative, sachant qu’une multitude de golfeurs de la région y amorcent souvent leur saison. Si les critiques de ces terrains peuvent vous venir en aide pour effectuer un choix judicieux, c’est tant mieux !

Le Deer Creek Golf Club

 Situé à Deerfield Beach, entre Fort Lauderdale et Boca Raton, le Deer Creek Golf Club est un parcours semi-privé avec des allures de club privé, mais qui est tout de même ouvert au public. Possédant sept tertres de départ différents sur chacun de ces 18 trous, il a de quoi accommoder les golfeurs de tous les niveaux. On y retrouve des verts très rapides, excessivement réceptifs et, surtout, en excellente condition. Les plans d’eau sont pratiquement absents du neuf d’allée, mais présents sur sept des neuf trous au retour. La véritable difficulté de ce club réside au niveau du game management, c’est-à-dire dans le fait que beaucoup de trous nécessitent une stratégie particulière. Plus souvent qu’à votre tour, vous devrez laisser votre driver dans votre sac pour vous placer convenablement dans l’allée pour frapper votre deuxième coup. Son trou signature est sans contredit le no 10, une courte normale 4 de 339 verges coudée vers la droite en patte de chien (dog leg). Il s’agit de l’un des seuls trous avec une allée généreuse et un lac qui la suivent du départ jusqu’au vert. Lors de mon passage, le drapeau était placé sur un minuscule plateau à l’arrière gauche du vert, un peu à l’image du vert du trou no 15 au club Le Rocher de Roxton Pond. Pas nécessairement facile à aller chercher, vous en conviendrez... À vrai dire, les deux seuls bémols constituent son prix d’accès élevé (125 $ US la ronde, ce qui n’est pas donné) et le manque flagrant de courtoisie du personnel à l’accueil... Si j’avais développé une excellente relation avec leur directrice du marketing lors de nos échanges de courriels, j’ai été totalement abasourdi par le service plus qu’ordinaire lors de mon entrée dans la boutique du pro. Quand j’en suis ressorti, l’un des membres du club devenu ce jour-là l’un de mes partenaires de jeu m’a même soufflé ironiquement à l’oreille, en parlant des deux employés qui venaient de me servir : « Tu es chanceux, tu les as vus dans une de leurs bonnes journées ! » C’est vous dire…