Érik Archambault (au centre derrière le banc) derrière le banc du Trackvale. L’homme n’en peut plus de tout faire seil.
Érik Archambault (au centre derrière le banc) derrière le banc du Trackvale. L’homme n’en peut plus de tout faire seil.

Trackvale: le cri du coeur d'Érik Archambault

Fin mars, alors que le Trackvale se préparait à affronter le Houston Bar & Grill de Saint-Roch-de-l’Achigan en finale de la Ligue de hockey senior Richelieu, Érik Archambault avait lancé un message clair : il n’en pouvait plus de tenir l’équipe d’Acton Vale à bout de bras et il réclamait de l’aide. Sinon…

L’appel a été lancé, mais il n’a pas été entendu. Et lors de l’assemblée générale annuelle du circuit, mercredi soir, Archambault a indiqué que c’en était purement et simplement fini du Trackvale.

Mais voilà, après avoir publié l’information sur Facebook, Archambault a été inondé de messages l’implorant de revenir sur sa décision. Et tout d’un coup, ils sont nombreux à vouloir s’impliquer. À dire qu’ils veulent s’impliquer du moins.

« À la suite de la réaction des gens, j’ai communiqué avec les autorités de la ligue et on a finalement jusqu’à la mi-juin pour confirmer notre retour ou notre départ définitif, a expliqué Archambault. Les gens ne veulent pas perdre l’équipe, je ne doute pas de leur sincérité, mais est-ce qu’il y a vraiment du monde qui va s’impliquer ? Je le souhaite, mais j’ai hâte de voir. »

Le Trackvale est un OSBL, mais Archambault est le grand maître d’oeuvre de l’organisation. Et l’automne dernier, il a ajouté le poste d’entraîneur en chef à ses fonctions à la suite du départ de David Morin.

« Je coach, je fais du recrutement, je m’occupe des commanditaires, des bénévoles, etc. Mais j’ai aussi une job à temps plein, une femme et trois jeunes enfants. Ça commence à faire beaucoup, à faire trop. Je ne suis plus capable. »

Archambault affirme qu’il a encore le goût de faire du hockey et qu’il est prêt à continuer à servir le Trackvale. Mais pas à continuer à tout faire.

« Et une chose est claire, je ne reviendrai pas comme entraîneur. J’ai donné mon maximum, je me suis débrouillé pas trop mal, mais je ne veux plus faire ça. »

Un autre élément le chicote : plusieurs joueurs locaux n’ont pas confirmé leur retour en prévision de la prochaine saison.

« Il y a plusieurs gars qui ne savent pas s’ils vont revenir ou non. Nous ne sommes qu’en mai, c’est vrai, mais c’est à cette période-ci de l’année où on travaille sur le dossier des commanditaires. Et les entreprises veulent savoir qui va jouer avec l’équipe. C’est normal. »

Une concession bien établie

Le Trackvale existe depuis trois ans. Et en trois saisons, il revendique un titre des séries et deux participations à la finale de la LHSR. 

La concession est aussi bien établie à Acton Vale, l’équipe étant l’une de celles qui attirent les meilleures foules à travers le circuit.

« L’intérêt en ville et dans la région est là, c’est clair, a repris Archambault. Et c’est vrai que ce serait triste de perdre l’équipe. Mais je le répète, j’ai besoin d’aide! »

Le message ne peut pas être plus clair.