«L’inconnu, tout le monde nage là-dedans présentement», mentionne Marco Bernard.
«L’inconnu, tout le monde nage là-dedans présentement», mentionne Marco Bernard.

«Tout est au neutre» chez les Inouk

En l’espace d’environ 24 heures, les Inouk ont vu le début de leurs séries éliminatoires être reporté puis tout simplement annulé les 12 et 13 mars dernier. Depuis, on n’a pas entendu parler de l’équipe granbyenne de hockey junior AAA.

«Tout est au neutre, explique Marco Bernard, qui demeure le principal décideur de l’organisation malgré la présence de l’OSBL dirigée par Richard Morasse. À la fin du mois, les gens de Hockey Canada devraient nous donner des indications au sujet de la suite des choses. Le repêchage, le début des camps d’entraînement, la prochaine saison, etc. D’ici là, ça risque de demeurer pas mal tranquille…»

La Ligue de hockey junior AAA du Québec a émis un communiqué vers la fin de la semaine dernière au sujet du prochain repêchage. Les Flames de Gatineau sélectionneront premiers et les Inouk, à la suite d’une transaction conclue avec les Rangers de Montréal-Est, deuxièmes. Mais bien sûr, on indique que la date et le lieu du repêchage demeurent inconnus.

«L’inconnu, tout le monde nage là-dedans présentement, reprend Bernard. Dans le monde du sport, dans le monde des affaires, partout. On ne contrôle pas grand-chose.»

N’empêche que les Inouk devront, un jour ou l’autre, regarder en avant. Car il y a des choses à régler au sein de l’organisation. À commencer par la situation de l’OSBL, qui ne possède qu’un contrat d‘un an avec les propriétaires de l’équipe. Une association qui, on va se le dire, n’a pas été couronnée du plus grand des succès.

«Je le répète, tout est au neutre, dit encore Bernard. J’avais demandé une rencontre avec les gens de la Ville, mais je comprends qu’ils ont bien d’autres chats à fouetter présentement.»

Fin février, des informations ont circulé à l’effet que Bernard aurait eu des contacts avec les autorités municipales de Waterloo. Mais celui-ci a nié.

En entrevue lundi, Bernard a d’ailleurs dit souhaiter le retour des Inouk à Granby la saison prochaine.

Cohabitation avec les Bisons

La saison 2019-2010 a été la première de la cohabitation entre les Inouk et les Bisons au Centre sportif Léonard-Grondin. S’il n’y a pas eu de conflits entre les deux organisations, les amateurs ont été beaucoup plus nombreux aux matchs de la nouvelle équipe senior qu’à ceux de l’équipe junior, qui a toutefois connu sa pire campagne sur la glace depuis longtemps.

«Il n’y a pas eu d’accrochage, c’est vrai, admet Marco Bernard. Maintenant, il faut s’arranger pour que ça fonctionne à long terme.»

Bernard affirme toutefois qu’il ne voit pas les choses différemment aujourd’hui qu’au moment où les Bisons se sont installés à Granby.

«Lorsque deux équipes de hockey majeur survivent dans un marché semblable au nôtre, c’est qu’il y en a une des deux qui est subventionnée. Comme, par exemple, une équipe de la Ligue collégiale qui est subventionnée par son cégep. Autrement, c’est très difficile.»

Les Inouk devront aussi clarifier le statut de Samuel Bessette et de Jason Tracey. Le premier a été nommé au poste de directeur général au début février «jusqu’à la fin de la saison», disait-on alors, alors que le second a affirmé ne même pas savoir s’il allait pouvoir revenir derrière le banc en 2020-2021 étant donné sa situation familiale.

«Il y a des choses à régler, c’est clair, admet Bernard. Mais il y a des affaires à régler en haut de nous présentement. On ne sait trop où est-ce qu’on s’en va et certains se demandent même s’il y a aura du hockey la saison prochaine. Là, on attend et on ne peut rien de faire de plus.»