Don Plamondon est un inconditionnel du Tournoi international bantam de Granby.

Tournoi bantam de Granby: le dévoué Don Plamondon

Il lui est difficile d’accepter les fleurs que lui tendent ses collègues du Tournoi international de hockey bantam de Granby, mais l’enthousiasme de Don Plamondon retient l’attention. Peu de choses peuvent l’empêcher de donner de son temps pour le tournoi, même une chirurgie.

« Don, quand il s’embarque dans quelque chose, il se donne à fond », confie le président du tournoi, Normand Côté.

Don s’est joint au comité organisateur du tournoi en 2009. Il est derrière l’organisation des mises au jeu protocolaires, des remises de trophées, de la conférence de presse annuelle et de la fête des bénévoles.

Il y a deux ans, un accident de ski l’a gravement blessé. Malgré les contrecoups, il n’a pas manqué de tournois.

Une semaine avant le début du rendez-vous granbyen, qui commençait le 12 février cette année, il a reçu un appel pour une opération. « J’ai appris qu’on allait extraire une vis dans mon fémur », dit-il sans trop vouloir mettre l’accent sur cette embuche.

Cette opération a eu lieu quelques jours plus tard, mais, plutôt que de faire comme plusieurs l’auraient fait, il n’a pas pris congé pour la mouture 2020.

« Je me suis reposé, assure-t-il. Aujourd’hui (mardi), je suis à la maison et je me repose. Je suis en train de faire des papiers et des préparations pour la remise des médailles. »

Au Centre sportif Léonard-Grondin, ses collègues lui ont fabriqué un moyen de transport sur roues. Ils ont fixé une chaise droite sur un chariot qui sert normalement à déplacer des équipements. La chose n’aura servi qu’une journée, mais « on a beaucoup ri de la situation ».

Ensuite, il a utilisé une canne.

« Ça fait partie des gags ! Pardonnez-moi l’anglicisme, mais on a tous des runnings gags. Il y a encore des histoires qui traînent sur des choses qui se sont déroulées il y a quatre ans. On a beaucoup de plaisir ensemble à se taquiner. »

Il se souvient en riant d’une anecdote qui, le jour même, l’avait frustré. « Après les remises de médailles, je récupère toujours le document avec le nom des gagnants. Après une remise, je suis allé voir Ben Banachowski pour le récupérer, mais il ne l’avait pas. Pendant 20 minutes, je me suis assuré que tout le monde sache que je cherchais ce document-là. »

Il a viré l’aréna à l’envers pour le trouver. Il a couru pour trouver le responsable des clés pour ouvrir des bureaux. Bref, il a eu chaud. Puis, soudainement, un collègue lui lance tout bonnement qu’il a un document pour lui. « Tout le monde est parti à rire ! Sur le coup, je n’étais pas content, mais aujourd’hui on en rit. »

Chaque tournoi est une occasion de se rappeler les anecdotes qui pimentent l’événement sportif. C’est cet esprit de camaraderie qui fait qu’il revient année après année. Et aussi parce que le hockey a toujours fait partie de sa vie.

« J’ai toujours voulu participer à des activités comme ça. Le hockey est une grosse partie de ma vie. Ça a été un plaisir et c’est encore un plaisir de le faire. Ça fait quelques fois qu’on se dit qu’on va ralentir un peu. On vieillit. On veut donner la place à d’autres, mais on a tous hâte que ça recommence. »

Le Tournoi international bantam de Granby est une histoire de couple, aussi. La conjointe de Don, Sylvie Duguay, est trésorière dans le comité organisateur. « Elle travaille beaucoup plus que moi ! », commente son époux.

Récupération

L’an prochain, par contre, l’homme de 69 ans pense prendre une pause. « Il faut que je me refasse mon corps », laisse-t-il tomber.

Il a toujours été en forme, mais son accident de ski lui a causé beaucoup de soucis. Une autre chirurgie, cette fois pour lui retirer une plaque dans la jambe, est prévue dans quelques mois.

Dans la prochaine année, il espère se faire remplacer les deux genoux en autant d’opérations, à six mois d’intervalles.

« Si je regarde l’échéancier, le deuxième genou serait au milieu du tournoi, l’an prochain. Mon épouse est obligée de faire plein de choses pour moi. J’aimerais bien être capable d’en finir avec tout ça (les douleurs). Mais c’est sûr que, si j’en suis capable, je vais faire un peu de bénévolat. »