Martine Marois, qui affrontait le Tor des géants cette semaine, en Italie, a dû abandonner au terme de quatre jours de course.

Tor des géants: c’est la fin pour Martine Marois

Les hautes montagnes de la Vallée d’Aoste, en Italie, ont eu raison de Martine Marois et de sa grande détermination. La Granbyenne d’origine a annoncé jeudi qu’elle n’était plus dans la course du Tor des géants, un imposant défi de 339 km et 30 000 km de dénivelés à courir en un maximum de six jours et six heures.

« Les fermeurs de la course m’ont trouvée épuisée dans la trail et semi-consciente, raconte-t-elle sur sa page Facebook. J’étais incapable de marcher. »

Elle a été évacuée à travers les bois afin d’être prise en charge par des paramédics. Mme Marois a tenu à rassurer ses nombreux amis qui la suivaient quotidiennement via sa page. La coureuse va bien après avoir dormi, mais elle est déshydratée.

Maintenant établie à Saint-Amable, Martine Marois vit avec la maladie cœliaque, une affection chronique de l’intestin déclenchée par la consommation de gluten. Cela fait en sorte qu’elle ne peut pas s’alimenter comme tous les coureurs ni utiliser les mêmes produits pour continuer à avoir de l’énergie.

Mercredi, Mme Marois a publié une vidéo dans laquelle elle faisait part de son état de fatigue. Un de ses genoux était aussi douloureux.

Cette journée-là, à 15 h 15 (heure du Québec), l’amie de Mme Marois qui alimentait sa page Facebook a fait un compte rendu de sa conversation avec l’athlète. « Notre combattante commence à être fatiguée ! J’ai essayé de lui parler le plus possible, mais elle a seulement 10% de batterie (sur son téléphone cellulaire) d’ici la prochaine base de vie. Je ne vous cacherai pas qu’elle avait des petites larmes qui coulaient... et moi aussi ! Je l’ai encouragée le plus possible en lui parlant de tous vos chaleureux mots d’encouragements. Son genou continue de lui faire mal, mais la fatigue rend le tout plus difficile pour le moment. Il lui reste un petit bout avant le camp de base et elle doit arriver aussi dans les temps, soit avant 1 h am au camp de base. Elle y est presque. »

Environ 140 minutes plus tard, Martine Marois n’était plus dans la course, vaincue par la fatigue.

Son conjoint, Danny Landry, était quant à lui toujours en lice, jeudi en milieu de journée.