Diane Barabé continue de se considérer hautement privilégiée, elle qui arbitre lors des plus grands tournois de golf de la planète.

«Tiger, il ne sera jamais fini !»

Diane Barabé revient de son troisième voyage à Augusta en tant qu’officielle. La Granbyenne a bien sûr apprécié, encore une fois. Mais comme tout le monde, elle a aussi été très impressionnée par la performance du Tigre au Tournoi des Maîtres.

« Mon conjoint m’a dit l’autre jour : “Tiger, il est fini !” Je lui ai répliqué : “Tiger, il ne sera jamais fini !” », raconte-t-elle avec le sourire.

Woods n’a certainement pas joué comme un golfeur fini en Géorgie. Et ses exploits sur le terrain n’ont pas surpris Diane Barabé deux secondes.

« J’étais au Texas il y a deux semaines [au championnat du monde de match-play] et j’avais eu un bon feeling en voyant jouer Tiger. À Augusta, il a été sublime, tout simplement sublime. Et il fallait voir la réaction des amateurs sur place. Cet homme a une telle aura. On aura beau dire, les gens l’aiment, les gens l’adorent ! »

Mme Barabé ira même d’une confidence qu’il ne faut pas ébruiter : Woods lui a permis de faire quelques dollars.

« À chaque année, nous, les officiels, on se fait un petit pool. Et moi, j’avais choisi Tiger pour l’emporter. Ne le dites pas à personne ! »

L’aura de Woods dont elle parlait fait en sorte que plusieurs golfeurs jouent dans l’anonymat, même au Masters.

« Les gens se déplacent avec lui. Et parfois, il ne reste plus aucun spectateur pour les autres golfeurs. C’est spécial. Mais ça, c’est l’effet Tiger Woods. »

Et une victoire comme celle qu’il vient de remporter est bonne pour le golf, dira-t-elle.

« Ça fait parler de notre sport partout et ça donne le goût à bien des gens de jouer. C’est très positif. »

Privilégiée

Ce n’est pas la première fois qu’on vous parle de Diane Barabé et de sa formidable ascension en tant qu’officielle au golf. Mais après trois Tournois des Maîtres, l’Omnium britannique, l’Omnium des États-Unis et d’autres grandes compétitions, la dame ne s’habitue pas et continue de se considérer hautement privilégiée.

« Je fais bien mon travail, mais je suis privilégiée quand même, dit-elle. À mon premier Masters, j’étais nerveuse, j’étais impressionnée. Cette année, il y a des gens qui m’appelaient par mon prénom sur le site et je n’en revenais pas. Comme si je faisais maintenant partie des meubles ! »

Celle qui demeure la seule dame venue du Canada à avoir arbitré au Tournoi des Maîtres a été attitrée aux trous 8, 13, 1 et 14. Et elle est toujours aussi impressionnée par l’endroit lorsqu’elle enlève son chapeau d’officielle.

« Augusta, je le répète, c’est un monde à part. Tout est impeccable, partout, tout le temps. Le terrain, l’accueil, tout. C’est pas compliqué, même les toilettes sont plus que parfaites. Ça vous donne une idée ! »