Mike Nelms lors de ses années chez les Rough Riders d’Ottawa

Un Rough Rider au Super Bowl

CHRONIQUE / Mike Nelms ne porte pas trop souvent sa bague de champion du Super Bowl. « Elle attire un peu trop l’attention. Ça me rend mal à l’aise », fait-il valoir.

Il ne porte pas trop souvent le bijou à son doigt, faut-il préciser. Depuis le jour où on lui a remis, en 1983, il se déplace rarement sans d’abord le glisser dans une de ses poches.

« Cette bague m’est de plus en plus précieuse, dit-il. C’est un peu paradoxal. Avec le temps qui passe, mes souvenirs associés au football se dissipent. Je réalise un peu chaque année à quel point j’ai été chanceux, parce qu’il n’a vraiment pas été facile de se rendre jusque-là. »

Les lecteurs plus âgés se souviennent peut-être de Nelms. Il a passé trois saisons chez les Rough Riders d’Ottawa, vers la fin des années 1970. Trois belles saisons. Il a même fracassé un record, en devenant le premier joueur de la Ligue canadienne de football à amasser plus de 1000 verges en effectuant des retours de bottés de dégagement.

Son histoire a débuté comme celle de plusieurs autres joueurs américains. Au terme d’un prolifique passage à l’Université Baylor, il a été repêché en septième ronde dans la NFL, par les Bills de Buffalo.

Quand les Bills l’ont retranché, à son premier camp d’entraînement, il a choisi de se diriger vers le nord. Les Tiger-Cats de Hamilton étaient prêts à lui donner une chance.

« Mais ils m’ont libéré, eux aussi ! Au bout de quatre jours, à peine. J’ai passé les journées qui ont suivi à faire les cent pas dans mon salon. Je commençais à croire que je n’aurais jamais la chance de faire carrière dans le sport. En fait, j’avais l’intention de ramasser mon dernier chèque de paie, au stade, avant de rentrer au Texas. Le directeur général m’a demandé d’attendre. Il était au téléphone. Quand il a raccroché, il m’a dit qu’Ottawa avait besoin d’un demi défensif. J’ai abandonné la Gremlin jaune que je louais dans le stationnement et j’ai pris le premier avion ! »

Nelms est arrivé à Ottawa en tant que demi défensif. Il a fait sa marque dans les unités spéciales.

« J’avais toujours cru que j’étais capable d’effectuer des retours de bottés, mais on ne m’avait jamais vraiment offert l’opportunité. Un jour, le joueur qui remplissait ce rôle à Ottawa s’est blessé dans un accident de ski nautique. Ça mis le coach en colère. Il a réuni l’équipe, après, et il criait après tout le monde. J’en avais un peu marre. Je me suis retourné vers un coéquipier et je lui ai dit que je ne comprenais pas sa réaction. Le gars qu’on venait de perdre n’était même pas si bon que ça... Je l’ai dit un peu trop fort. Le coach m’a entendu. Il m’a demandé si j’étais capable de faire mieux. »

J’écoutais M. Nelms me raconter tout son histoire, avec tous ces détails. J’ai fini par lui dire que sa mémoire n’était pas si défaillante, finalement.

« Ce sont les grandes lignes ! J’envie les gars qui se souviennent, avec précision, de tous les matches dans lesquels ils ont joué. Je n’ai pas cette capacité », m’a-t-il répondu.

Le match du 30 janvier 1983, par contre, il n’a pas oublié. Il y avait plus de 100 000 personnes dans les gradins du Rose Bowl, à Pasadena, en Californie. Un Super Bowl, ça ne s’oublie pas.

« Je n’ai jamais vécu pareille nervosité. Ni avant, ni après. »

« Je vous jure. J’ai déjà été convaincu que mon avion allait s’écraser. La nervosité que je ressentais à ce moment-là ne se compare même pas à celle que je pouvais ressentir quand j’étais assis dans mon casier, à la mi-temps du Super Bowl. »

M. Nelms s’alignait alors avec les Redskins de Washington. Après deux quarts, les champions de la NFC tiraient de l’arrière par un touché contre les grands favoris, les Dolphins de Miami.

« Ça, ce n’était pas la fin du monde. On avait l’habitude de revenir de l’arrière », se souvient-il.

Les papillons posaient le vrai problème. « Ils étaient toujours présents, dans mon estomac, avant chaque match. Je récitais une prière, je sautais sur le terrain et les problèmes disparaissaient. Ce jour-là, il n’y avait rien à faire. »

Aux grands maux, les grands remèdes. Mike Nelms s’est assoupi, dans le vestiaire, à la mi-temps.

Les Redskins l’ont finalement emporté en inscrivant 17 points sans riposte en deuxième demie.

Nelms a fracassé quatre records du Super Bowl dans cette partie. L’un d’entre-eux lui appartient toujours, aujourd’hui.

Sylvain St-Laurent

Pareil, mais différent

CHRONIQUE / Heureusement, la menace d’un nouveau conflit de travail paralysant les activités de la Ligue nationale de hockey aura duré quelques heures, à peine.

L’Association des joueurs a vraiment pris la bonne décision, en optant pour la paix et la stabilité jusqu’en 2022.

Sylvain St-Laurent

Juste une chance

CHRONIQUE / Une chance. Une toute petite chance. Émile Poirier ne demandait rien de plus, à l’approche de la nouvelle saison de hockey.

On dirait bien que les dieux du hockey l’ont finalement entendu.

Sylvain St-Laurent

Chris et Chris

CHRONIQUE / D’anciens détenteurs de billets de saison des Sénateurs ont reçu une surprise, par la poste, la semaine dernière. Une lettre, signée par deux anciens joueurs, Chris Phillips et Chris Neil. Une lettre dans laquelle on les invite à revenir au Centre Canadian Tire, en renouvelant leur engagement auprès de l’organisation.

La chronique qui suit portera sur Phillips et sur Neil. Sur le rôle que les anciens pourraient jouer dans la relance.

Sylvain St-Laurent

L’espoir numéro 17

CHRONIQUE / Dans le petit monde du journalisme sportif, Corey Pronman s’est forgé une bien jolie réputation. Au lieu de suivre les activités d’une organisation de la LNH, il s’intéresse aux espoirs des 31 équipes.

Il prend son rôle au sérieux et ça paraît.

Sylvain St-Laurent

Un directeur général, son journal

CHRONIQUE / Vos nombreux messages de soutien nous touchent droit au cœur, vos mots d’encouragement nous donnent le courage et le goût de continuer.

Quand le gouvernement est intervenu pour prêter main-forte aux quotidiens de Groupe Capitales Médias, j’appréhendais une certaine réponse négative du public.

Sylvain St-Laurent

Un très bel été avec Sidney

CHRONIQUE / Drake Batherson a de la chance.

L’espoir des Sénateurs d’Ottawa n’est pas chanceux sur toute la ligne. Il a raté les séries éliminatoires, le printemps dernier, à Belleville. « J’ai trouvé l’été un peu long », a-t-il reconnu, jeudi, quand je l’ai croisé à Kanata.

Sylvain St-Laurent

Un bon centre numéro deux

CHRONIQUE / Ils étaient quand même beaux à voir. Je parle ici des partisans des Sénateurs d’Ottawa qui ont envahi les réseaux, mercredi dernier. Ceux qui devaient à tout prix hurler leur joie, dès qu’ils ont su pour la mise sous contrat de Colin White.

«Enfin, une bonne nouvelle», s’est exclamé notre ami Louis-Philippe Brûlé, sur son espace Facebook.

Sylvain St-Laurent

Des Z’amours à temps plein

CHRONIQUE / Brad Wilkerson a profondément aimé Montréal. Et les amateurs de baseball québécois. On l’a vu pleurer sur le terrain du stade olympique, à la conclusion du dernier match des Expos. Pas des larmes de crocodile.

Wilkerson est à la retraite depuis une dizaine d’années, maintenant, mais le sort qui est réservé aux jeunes athlètes lui tient à cœur. Il a délaissé le coaching, récemment, pour devenir agent de joueurs.

Sylvain St-Laurent

Tout ce qu’on ne savait pas sur Ceci

CHRONIQUE / Cody Ceci n’a pas toujours bien composé avec la pression qui vient avec son métier. Le rôle de hockeyeur d’élite, représentant sa ville natale, semblait parfois lourd à porter.

Il avait déjà des problèmes, à l’époque où il portait les couleurs des 67’s d’Ottawa.

La direction du club s’était éventuellement résignée à l’échanger à l’Attack d’Owen Sound, pour lui permettre de respirer plus à l’aise.

Sylvain St-Laurent

Sans quart, point de salut

CHRONIQUE / Matthieu Proulx avait vu juste. «Ça m’arrive, à l’occasion», lance l’ancien footballeur gatinois, devenu commentateur à RDS, au bout du fil.

Il y a six mois, environ, Proulx avait accordé une entrevue à notre collègue Martin Comtois. Selon sa lecture, le Rouge et Noir n’avait pas les moyens de perdre Trevor Harris.

Sylvain St-Laurent

Dans un mois, le hockey

CHRONIQUE / On a l’impression que l’été s’étire et qu’il n’est pas près de s’en aller. C’est trompeur.

Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey. 

Cette année, les espoirs des Sénateurs d’Ottawa y affronteront ceux du Canadien de Montréal et des Jets de Winnipeg. 

Ça va se passer à Belleville, du 6 au 9 septembre.

Sylvain St-Laurent

Le plus bel emploi d’été

CHRONIQUE / Quinze ans. C’est un bien drôle d’âge.

On connaît des ados de 15 ans qui sont larges comme des pans de mur et qui doivent se pencher pour ne pas se cogner la tête dans les cadres de portes. Des grands singes aussi barbus que Zach Galifianakis.

Sylvain St-Laurent

De bien beaux espoirs, mais...

CHRONIQUE / Nos collègues de L’Athlétique se sont amusés à dresser leur classement annuel des plus beaux espoirs de la Ligue nationale de hockey.

C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Sylvain St-Laurent

Si on gratte la peinture...

CHRONIQUE / Le site du Challenger Banque Nationale de Gatineau a fière allure. Vraiment. Le nouveau kiosque d’accueil, le chapiteau plus spacieux où les spectateurs peuvent se cacher du soleil, le «food truck» du Gainsbourg, le court de mini-tennis pour les enfants...

C’est invitant.

Sylvain St-Laurent

Prochain arrêt, Harvard

CHRONIQUE / Colin Greening est, probablement, l’homme le plus brillant à avoir porté l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa.

Avant de tenter sa chance comme recrue, en 2010, il avait passé quatre saisons dans la NCAA, à l’université Cornell. Il est arrivé avec son diplôme de premier cycle en poche. Un homme de hockey conservateur, dont je tairai le nom, avait alors émis des réserves à son sujet.

Sylvain St-Laurent

Khem, le p’tit gars d’Embrun

CHRONIQUE / Quand Khem Birch a répondu à mon appel, mercredi matin, j’ai d’abord eu envie de le féliciter.

Si on se fie aux informations – non confirmées – qui circulent un peu partout, il s’apprête à signer un très lucratif contrat. Il touchera 6 millions $ US au cours des deux prochaines saisons, pour jouer au basket-ball, dans la NBA, avec le Magic d’Orlando.

Sylvain St-Laurent

Tes ennemis, tes amis...

CHRONIQUE / On vit dans un drôle de monde. Les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto sont des rivaux naturels. Deux équipes qui coexistent dans la province la plus populeuse au Canada. Des clubs qui se sont affrontés quatre fois en cinq ans dans les séries de la coupe Stanley.

Dans la Ligue nationale que je connaissais bien, les clubs rivaux se détestaient ouvertement. Leurs interactions, à l’extérieur de la patinoire, étaient minimales. Sur la glace, leurs problèmes se réglaient généralement à grands coups de poing.

Sylvain St-Laurent

Foncer... loin de Vancouver

CHRONIQUE / Xavier Simoneau s’apprête, peut-être, à vivre le plus beau jour de sa vie.

Je dis ça, mais je ne sais rien. C’est à peine si je le connais. J’ai passé du temps avec lui pour la toute première fois, cette semaine.

Sylvain St-Laurent

Vincent était un gagnant

CHRONIQUE / Il s’appelait Vincent Robichaud. Un beau grand jeune homme qui avait tout pour réussir. Et qui réussissait. Il avait 22 ans. Il était originaire de Chelsea.

J’ai fouillé nos archives. Nous n’avons jamais écrit sur lui auparavant.

Sylvain St-Laurent

Grosse semaine pour les agents

CHRONIQUE / Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

J’ai écrit un mot à l’agent de joueurs Serge Payer, ce week-end. Je voulais prendre le temps de lui parler, alors que débute la semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sylvain St-Laurent

Mélodie, made in Gatineau

CHRONIQUE / Un truc m’a tout de suite frappé, lundi matin, en arrivant à la Sporthèque de Gatineau. Ça saute aux yeux. Mélodie Collard a encore grandi.

Il paraît que tout le monde lui fait ce commentaire, ces temps-ci. C’est une illusion, répond-elle chaque fois.

Sylvain St-Laurent

De la chance et du travail

CHRONIQUE / Le Rouge et Noir a cinq ans. Presque. Le 3 juillet 2014, l’équipe a joué son tout premier match à la Place TD.

J’en conserve un souvenir très clair. Je me souviens aussi d’une conversation avec le propriétaire Jeff Hunt, quelques semaines plus tôt.