Jeudi soir, le jeune Mitch Marner (16) a été la première étoile d’un match dans lequel les Leafs ont réussi à voler l’avantage de la glace aux Bruins de Boston.

Triple menace torontoise

CHRONIQUE / Personne n’a critiqué la direction des Maple Leafs de Toronto, quand elle a consenti un généreux salaire annuel de 11 millions $ US à John Tavares.

Un centre numéro un établi, qui est originaire de Toronto et qui veut revenir à la maison, ça se paie.

Personne n’a critiqué l’organisation d’offrir un salaire équivalent à Auston Matthews. Il avait d’abord fallu remporter la loterie du repêchage pour sélectionner ce jeune virtuose. On ne peut pas y échapper. Tôt ou tard, il fallait bien le payer comme un sauveur.

Mitch Marner ?

On pense rarement à Marner.

On l’oublie peut-être un peu parce qu’à 175 livres, il a du mal à sortir de l’ombre des deux géants.

Sur la patinoire, quand ça compte, Marner parvient pourtant à leur voler la vedette.

Jeudi soir, le jeune Marner a été la première étoile d’un match dans lequel les Leafs ont réussi à voler l’avantage de la glace aux Bruins de Boston. Il a marqué les deux premiers buts de son club. Il a réussi le deuxième lors d’un lancer de pénalité. Il avait mérité ce tir de pénalité en s’échappant durant une infériorité numérique.

Le genre de but qui peut casser les reins d’une équipe.

Le genre de but qui peut rapidement donner le ton à une série.

« Je crois qu’on lui a un peu offert cette échappée sur un plateau d’argent », a bougonné l’entraîneur-chef des Bruins, Bruce Cassidy, après la partie.

« Mais bon... Il faut quand même lui lever notre chapeau. Il a eu l’intelligence de profiter de notre bourde... »

Cassidy, un brillant coach de la nouvelle génération, sait fort bien qu’il devra trouver une façon de se protéger contre la vitesse et l’intelligence de Marner.

L’an dernier, les Bruins ont eu besoin de sept parties pour éliminer les Leafs en première ronde. Avec neuf points, dans cette série, l’ailier droitier avait été le meilleur joueur dans le camp torontois.

Une belle surprise, avaient alors écrit plusieurs journalistes.

Pourtant, à d’autres niveaux, Mitch Marner avait déjà démontré qu’il est capable de briller en séries. En 2016, alors qu’il donnait ses derniers coups de patin dans le hockey junior, il a remporté le championnat des marqueurs au tournoi de la Coupe Memorial.

En quatre matches, il avait marqué deux buts et récolté 12 (!) mentions d’aide.

Il n’avait pas non plus attendu la dernière semaine de l’année pour se mettre en marche. Durant les séries de la LHOntario, ce printemps-là, il avait obtenu 44 points en 18 rencontres.

Marner jure qu’il vit dans le présent. Ses succès du passé ne veulent absolument rien dire. « Je ne veux même pas penser à notre série de l’an dernier. Tout ce qui a été accompli l’an dernier ne compte pas pour la simple raison que nous avons perdu », a-t-il décrété, lors de sa rencontre avec la presse, jeudi matin.

Cette réponse nous laisse croire que Marner est convaincu qu’il peut encore faire mieux, cette année.

Il est prêt à faire tous les efforts, et ce, à tous les niveaux. Il est même disposé à investir davantage dans son look printanier.

Sa barbe des séries n’est pas encore tout-à-fait à point, mais...

« C’est davantage un duvet qu’une barbe. Je ressemble un peu à une pêche. Je pourrais peut-être trouver quelqu’un qui serait prêt à teindre le poil. Ça pourrait m’aider », a-t-il blagué.

À titre personnel, Marner a tout intérêt à vivre dans le moment présent. Les séries du printemps 2019 lui offrent une dernière chance de prouver sa valeur au monde du hockey. Lorsque son contrat sera échu, en juillet, on pourra voir où se situe sa valeur, par rapport aux deux autres.

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Le pouvoir de la moustache

À l’instar des Maple Leafs, les Flames de Calgary ont aussi remporté leur premier match des séries.

C’est bien parti, donc, pour les équipes qui souhaitent mettre un terme à la disette de 25 ans des équipes canadiennes de la LNH.

Les Flames ont gagné la coupe pour la dernière fois en 1989. Les vieux fans n’ont pas oublié cette année où le vétéran Lanny McDonald — et sa moustache — ont quitté le hockey en pleine gloire.

Ces fans ont vite noté que Sam Bennett a adopté un look similaire à celui du bon vieux Lanny.

« Je sais que Lanny approuve. Il m’a fait de bons commentaires. C’est pas mal cool », a dit Bennett au Calgary Herald, cette semaine.

« Les partisans aiment ça, surtout. Je ne changerai donc rien. »

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C’est moins joyeux à Edmonton

Ça se passe un peu moins bien dans l’autre ville albertaine de la LNH. Les quotidiens de PostMedia, à Edmonton, ont réalisé un sondage qui a rejoint 9250 partisans des Oilers. Cinquante-et-un pourcent des répondants souhaitent que tous ceux qui occupent des postes de direction chez les Oilers soient congédiés. Et 38 % souhaitent le départ de « certains d’entre-eux ». Message reçu.

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DEUX FOIS L'AVANTAGE DE LA GLACE

L’entraîneur-chef recrue des Stars de Dallas, Jim Montgomery, n’a pas peur d’interroger ses pairs. Il s’est notamment adressé au triple champion de la coupe Stanley, Joel Quenneville, avant d’élaborer son calendrier d’entraînement en séries.

Quenneville a expliqué à son jeune collègue que les Blackhawks de Chicago se tenaient généralement loin de la glace, les journées où il n’y avait pas de matches.

Montgomery pourrait bien l’imiter.

Il a toutefois fait exception. Il a dirigé une séance d’entraînement, à Nashville, vendredi.

La raison est fort simple : on a prévu deux jours de répit, entre les matches numéro un et deux de la série opposant les Predators aux Stars. Les joueurs de Montgomery ont pu faire le vide, jeudi. Ils ont mérité ce repos, après avoir battu leurs rivaux pour une première fois.

En planifiant une séance d’entraînement, vendredi, Montgomery s’est assuré que ses joueurs ne profitent pas trop de leur congé, justement. Il est facile d’oublier le temps quand on profite des nombreux avantages « nocturnes » de Music City...

Sylvain St-Laurent

Le Vieux-Bob au temps de Bob

CHRONIQUE / Jean-François Plante m’avait prévenu. En tant que journaliste affecté à la couverture du hockey junior, au Droit, Jean-François a eu le bonheur d’établir un lien privilégié avec Bob Bissonnette. On peut même dire qu’ils étaient amis.

JF a donc fait partie des chanceux qui ont pu voir ROCKSTAR. Pis pas à peu près, le documentaire qui rend hommage à l’ancien hockeyeur devenu chanteur.

Sylvain St-Laurent

Pareil, mais différent

CHRONIQUE / Heureusement, la menace d’un nouveau conflit de travail paralysant les activités de la Ligue nationale de hockey aura duré quelques heures, à peine.

L’Association des joueurs a vraiment pris la bonne décision, en optant pour la paix et la stabilité jusqu’en 2022.

Sylvain St-Laurent

Juste une chance

CHRONIQUE / Une chance. Une toute petite chance. Émile Poirier ne demandait rien de plus, à l’approche de la nouvelle saison de hockey.

On dirait bien que les dieux du hockey l’ont finalement entendu.

Sylvain St-Laurent

Chris et Chris

CHRONIQUE / D’anciens détenteurs de billets de saison des Sénateurs ont reçu une surprise, par la poste, la semaine dernière. Une lettre, signée par deux anciens joueurs, Chris Phillips et Chris Neil. Une lettre dans laquelle on les invite à revenir au Centre Canadian Tire, en renouvelant leur engagement auprès de l’organisation.

La chronique qui suit portera sur Phillips et sur Neil. Sur le rôle que les anciens pourraient jouer dans la relance.

Sylvain St-Laurent

L’espoir numéro 17

CHRONIQUE / Dans le petit monde du journalisme sportif, Corey Pronman s’est forgé une bien jolie réputation. Au lieu de suivre les activités d’une organisation de la LNH, il s’intéresse aux espoirs des 31 équipes.

Il prend son rôle au sérieux et ça paraît.

Sylvain St-Laurent

Un directeur général, son journal

CHRONIQUE / Vos nombreux messages de soutien nous touchent droit au cœur, vos mots d’encouragement nous donnent le courage et le goût de continuer.

Quand le gouvernement est intervenu pour prêter main-forte aux quotidiens de Groupe Capitales Médias, j’appréhendais une certaine réponse négative du public.

Sylvain St-Laurent

Un très bel été avec Sidney

CHRONIQUE / Drake Batherson a de la chance.

L’espoir des Sénateurs d’Ottawa n’est pas chanceux sur toute la ligne. Il a raté les séries éliminatoires, le printemps dernier, à Belleville. « J’ai trouvé l’été un peu long », a-t-il reconnu, jeudi, quand je l’ai croisé à Kanata.

Sylvain St-Laurent

Un bon centre numéro deux

CHRONIQUE / Ils étaient quand même beaux à voir. Je parle ici des partisans des Sénateurs d’Ottawa qui ont envahi les réseaux, mercredi dernier. Ceux qui devaient à tout prix hurler leur joie, dès qu’ils ont su pour la mise sous contrat de Colin White.

«Enfin, une bonne nouvelle», s’est exclamé notre ami Louis-Philippe Brûlé, sur son espace Facebook.

Sylvain St-Laurent

Des Z’amours à temps plein

CHRONIQUE / Brad Wilkerson a profondément aimé Montréal. Et les amateurs de baseball québécois. On l’a vu pleurer sur le terrain du stade olympique, à la conclusion du dernier match des Expos. Pas des larmes de crocodile.

Wilkerson est à la retraite depuis une dizaine d’années, maintenant, mais le sort qui est réservé aux jeunes athlètes lui tient à cœur. Il a délaissé le coaching, récemment, pour devenir agent de joueurs.

Sylvain St-Laurent

Tout ce qu’on ne savait pas sur Ceci

CHRONIQUE / Cody Ceci n’a pas toujours bien composé avec la pression qui vient avec son métier. Le rôle de hockeyeur d’élite, représentant sa ville natale, semblait parfois lourd à porter.

Il avait déjà des problèmes, à l’époque où il portait les couleurs des 67’s d’Ottawa.

La direction du club s’était éventuellement résignée à l’échanger à l’Attack d’Owen Sound, pour lui permettre de respirer plus à l’aise.

Sylvain St-Laurent

Sans quart, point de salut

CHRONIQUE / Matthieu Proulx avait vu juste. «Ça m’arrive, à l’occasion», lance l’ancien footballeur gatinois, devenu commentateur à RDS, au bout du fil.

Il y a six mois, environ, Proulx avait accordé une entrevue à notre collègue Martin Comtois. Selon sa lecture, le Rouge et Noir n’avait pas les moyens de perdre Trevor Harris.

Sylvain St-Laurent

Dans un mois, le hockey

CHRONIQUE / On a l’impression que l’été s’étire et qu’il n’est pas près de s’en aller. C’est trompeur.

Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey. 

Cette année, les espoirs des Sénateurs d’Ottawa y affronteront ceux du Canadien de Montréal et des Jets de Winnipeg. 

Ça va se passer à Belleville, du 6 au 9 septembre.

Sylvain St-Laurent

Le plus bel emploi d’été

CHRONIQUE / Quinze ans. C’est un bien drôle d’âge.

On connaît des ados de 15 ans qui sont larges comme des pans de mur et qui doivent se pencher pour ne pas se cogner la tête dans les cadres de portes. Des grands singes aussi barbus que Zach Galifianakis.

Sylvain St-Laurent

De bien beaux espoirs, mais...

CHRONIQUE / Nos collègues de L’Athlétique se sont amusés à dresser leur classement annuel des plus beaux espoirs de la Ligue nationale de hockey.

C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Sylvain St-Laurent

Si on gratte la peinture...

CHRONIQUE / Le site du Challenger Banque Nationale de Gatineau a fière allure. Vraiment. Le nouveau kiosque d’accueil, le chapiteau plus spacieux où les spectateurs peuvent se cacher du soleil, le «food truck» du Gainsbourg, le court de mini-tennis pour les enfants...

C’est invitant.

Sylvain St-Laurent

Prochain arrêt, Harvard

CHRONIQUE / Colin Greening est, probablement, l’homme le plus brillant à avoir porté l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa.

Avant de tenter sa chance comme recrue, en 2010, il avait passé quatre saisons dans la NCAA, à l’université Cornell. Il est arrivé avec son diplôme de premier cycle en poche. Un homme de hockey conservateur, dont je tairai le nom, avait alors émis des réserves à son sujet.

Sylvain St-Laurent

Khem, le p’tit gars d’Embrun

CHRONIQUE / Quand Khem Birch a répondu à mon appel, mercredi matin, j’ai d’abord eu envie de le féliciter.

Si on se fie aux informations – non confirmées – qui circulent un peu partout, il s’apprête à signer un très lucratif contrat. Il touchera 6 millions $ US au cours des deux prochaines saisons, pour jouer au basket-ball, dans la NBA, avec le Magic d’Orlando.

Sylvain St-Laurent

Tes ennemis, tes amis...

CHRONIQUE / On vit dans un drôle de monde. Les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto sont des rivaux naturels. Deux équipes qui coexistent dans la province la plus populeuse au Canada. Des clubs qui se sont affrontés quatre fois en cinq ans dans les séries de la coupe Stanley.

Dans la Ligue nationale que je connaissais bien, les clubs rivaux se détestaient ouvertement. Leurs interactions, à l’extérieur de la patinoire, étaient minimales. Sur la glace, leurs problèmes se réglaient généralement à grands coups de poing.

Sylvain St-Laurent

Foncer... loin de Vancouver

CHRONIQUE / Xavier Simoneau s’apprête, peut-être, à vivre le plus beau jour de sa vie.

Je dis ça, mais je ne sais rien. C’est à peine si je le connais. J’ai passé du temps avec lui pour la toute première fois, cette semaine.

Sylvain St-Laurent

Vincent était un gagnant

CHRONIQUE / Il s’appelait Vincent Robichaud. Un beau grand jeune homme qui avait tout pour réussir. Et qui réussissait. Il avait 22 ans. Il était originaire de Chelsea.

J’ai fouillé nos archives. Nous n’avons jamais écrit sur lui auparavant.

Sylvain St-Laurent

Grosse semaine pour les agents

CHRONIQUE / Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

J’ai écrit un mot à l’agent de joueurs Serge Payer, ce week-end. Je voulais prendre le temps de lui parler, alors que débute la semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sylvain St-Laurent

Mélodie, made in Gatineau

CHRONIQUE / Un truc m’a tout de suite frappé, lundi matin, en arrivant à la Sporthèque de Gatineau. Ça saute aux yeux. Mélodie Collard a encore grandi.

Il paraît que tout le monde lui fait ce commentaire, ces temps-ci. C’est une illusion, répond-elle chaque fois.