Robin Lehner voudra sans doute signer une nouvelle entente avec les Islanders de New York, qui lui ont permis de relancer sa carrière.

Pas si tristes, les Islanders

CHRONIQUE — EN SÉRIES / Drôle réaction de la part de Mathew Barzal, la semaine dernière, quand son équipe a baissé pavillon en deuxième ronde des séries éliminatoires de la coupe Stanley.

« C’est vraiment malheureux, a-t-il laissé tomber devant un reporter du quotidien Newsday. Aura-t-on un jour la chance de se retrouver, de nouveau, dans cette position ? »

À ce temps-ci de l’année, ces déclarations sortent généralement de la bouche des vétérans qui font partie de clubs sur le déclin.

Barzal n’appartient clairement pas à cette catégorie. Il a 21 ans. Il a remporté l’an dernier le trophée Calder, à titre de recrue de l’année dans la Ligue nationale de hockey.

Son équipe n’est pas sur le déclin. Il porte le maillot des Islanders de New York !

Tout le monde connaît l’histoire des Islanders.

L’équipe a embauché le meilleur « entraîneur autonome » disponible à l’été 2018. Barry Trotz est débarqué sur Long Island avec sa bague de la coupe Stanley toute neuve, toute brillante. Il s’est retroussé les manches parce qu’un défi titanesque l’attendait.

Sa nouvelle organisation venait de perdre trois piliers d’un seul coup. Elle a perdu son capitaine, son centre numéro un et son joueur de concession lorsque John Tavares est parti pour Toronto.

Dans sa première année, Trotz s’est donné le mandat de changer la culture de l’organisation.

Il a convaincu ses joueurs de suivre son plan. Le groupe qui avait présenté la pire moyenne de buts alloués de toute la ligue en 2017-18 a remonté tout en haut du tableau en 2018-19.

On a l’impression que le plus gros est fait. Le directeur général Lou Lamoriello ne peut qu’améliorer son équipe, durant la saison morte, en ciblant un ou deux joueurs autonomes de qualité.

D’ailleurs, on dit qu’il aurait de l’intérêt pour Matt Duchene. Ça reste à prouver.

« La première étape, c’était de participer aux séries, a déclaré Trotz. Il fallait établir une culture gagnante. Je voulais que les Islanders croient en leurs chances de gagner chaque fois qu’ils sautent sur la glace. »

« Je crois que nos joueurs ont grandi dans la dernière année. Ils sont devenus combatifs. Ils comprennent désormais la valeur du travail bien fait. Ils sont devenus de véritables professionnels. »

Dans le contexte, Mathew Barzal devrait envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme. Il devrait croire en ses chances de faire encore mieux la saison prochaine.

Les rencontres individuelles de fin de saison ont eu lieu lundi, en banlieue de New York. Lamoriello a deux dossiers prioritaires. Son nouveau capitaine, Anders Lee, aura besoin d’un nouveau contrat. Même chose pour son gardien de but numéro un, Robin Lehner.

On présume qu’il ne sera pas très difficile de négocier avec Lehner. Le Suédois se sentira peut-être redevable envers l’organisation qui lui a offert une chance de relancer sa carrière.

Lee a touché un « modeste » salaire de 3,75 millions $ US au cours de la dernière saison. L’équipe dispose de suffisamment d’espace, sous le plafond salarial, pour lui consentir une augmentation. Il mérite d’être traité comme un type qui a marqué 102 buts au cumulatif des trois dernières saisons.

En filigrane, un autre dossier pose problème. Les Islanders n’ont pas de domicile fixe. Ils ont passé la dernière saison à se promener entre le Nassau Coliseum de Uniondale et le Barclays Center de Brooklyn.

Les joueurs ont clairement un parti pris pour le premier amphithéâtre, plus petit, dans lequel régnait une ambiance assourdissante lors de la première ronde.

Serait-il possible, pour l’équipe, de retourner en permanence dans l’amphithéâtre où elle a connu ses jours les plus glorieux ?

Blais le bulldozer

On retiendra le but qu’il a marqué. Samuel Blais est devenu dimanche le 12e joueur de l’histoire des Blues de Saint-Louis à faire bouger les cordages à son tout premier match, en carrière dans les séries éliminatoires.

Ce but, important, a permis aux Blues de se forger une avance confortable de trois buts. Il a surtout chassé Ben Bishop de la rencontre.

Ce n’est pas rien. Les Stars avaient l’occasion d’envoyer les Blues en vacances, dimanche. Bishop présentait une moyenne de buts alloués de 1,42 et un taux d’efficacité de 95,2 %, en carrière, dans les matches où il pouvait éliminer ses adversaires.

Blais ne s’est pas contenté de marquer un but dans ce match. Les officiels mineurs ont comptabilisé pas moins de neuf mises en échec de sa part.

« Sammy, c’est d’abord et surtout un gars qui possède la bonne attitude, a déclaré l’entraîneur-chef Craig Berube après la rencontre. Je le côtoie depuis plusieurs années. Je peux vous dire qu’il a vraiment progressé. Il est surtout un joueur qui est capable de gérer les moments importants. La pression ne l’étouffe pas. »

L’attaquant de Montmagny sera du match numéro sept, mardi.