L’attaquant des Sharks, Patrick Marleau, connaît un bon début de saison, lui qui a récolté six points à ses huit premiers matches.

L’effet Marleau, ça existe ?

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / La défaite subie dimanche soir, contre une des pires équipes de toute la Ligue nationale de hockey, n’a pas tout changé. Certains joueurs des Sharks de San Jose ont sans doute été blessés dans leur orgueil, mais ça s’oublie vite.

Les Sharks ont de l’expérience à revendre. Et du talent. Ils alignent au moins deux, sinon trois joueurs qui finiront par se retrouver au Temple de la renommée.

Ces gars-là sont convaincus que tout va se replacer. Ils s’attendent à participer aux séries éliminatoires, le printemps prochain.

Ils ont connu un mauvais week-end en Ontario, c’est vrai.

Auparavant, ils avaient quand même conservé une fiche de 4-1-1 dans les six rencontres comprises entre le 10 et le 24 octobre.

Cette séquence a débuté, par un drôle de hasard, avec la mise sous contrat de Patrick Marleau.

Le nouveau quadragénaire rit, un peu gêné, quand on lui parle de cette coïncidence.

« Moi, j’essaie juste de reprendre ma place. J’essaie recommencer à jouer comme j’en suis capable », réagit-il.

Il a quand même réussi à récolter six points à ses huit premiers matches de la saison.

Pour un homme d’un âge respectable, dans une ligue qui se rajeunit chaque année, c’est parfaitement respectable.

« Patrick nous aide. Il nous aide, énormément, offensivement, estime Marc-Édouard Vlasic. On avait besoin d’aide en attaque. Patrick joue quand même partout. Je veux dire… Il joue en désavantage. Il affronte les meilleurs joueurs des autres équipes. C’est un gros morceau que nous avons pu aller chercher. »

Marleau doit forcément donner un coup de pouce au niveau du leadership, aussi.

Dans l’histoire de la LNH, une vingtaine de joueurs ont eu la chance de disputer plus de 1500 matches.

Marleau, lui, a joué 1500 parties dans le maillot turquoise des Sharks !

« Nous avons beaucoup de joueurs qui ont de l’expérience. Ça nous aide, oui. Même sans Marleau, nous avons un bon mélange de jeunes et de vétérans. Nous avons un bon noyau de leaders », croit Vlasic.

Pour le défenseur québécois, le retour de Marleau ne prouve qu’une chose, au fond.

« Quand tu joues ici, tu veux rester ici. Ceux qui vont ailleurs veulent revenir. »

« Les Sharks veulent gagner chaque année. Toutes les équipes veulent gagner, mais Doug Wilson fait en sorte que nous formons une équipe compétitive chaque année. La qualité de vie, le beau temps… Tu mets tout ça ensemble, ça donne un bon mélange », ajoute-t-il.

Monsieur Hockey

Mike Babcock a peut-être trop parlé. Lors de la visite des Sharks à Toronto, vendredi, l’entraîneur-chef des Maple Leafs a souhaité à Marleau la meilleure chance dans la poursuite de ses objectifs. Il a, du même souffle, révélé une des « ambitions secrètes » de son ancien protégé.

Le vétéran voudrait fracasser le record du plus grand nombre de matches jouer, en carrière, dans la LNH.

Rien que ça.

Ce record appartient à nul autre que Monsieur Hockey, Gordie Howe, depuis 1971.

Marleau a répondu en empruntant le compte Twitter de sa conjointe. Il a déclaré que son seul objectif, à l’heure actuelle, consiste à remporter la coupe Stanley. « Tout le reste me semble superflu », a-t-il gazouillé.

On peut profiter pour saluer l’exploit accompli par M. Howe. On peut souligner le fait qu’il a joué 2186 matches dans les ligues majeures. Il a passé les années 1970 dans l’Association mondiale.

Le monde à l’envers

Un truc à la fois rarissime et déstabilisant s’est produit, la semaine dernière.

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, s’est présenté devant un podium pour parler. Il a été applaudi par la foule.

Il fallait bien que le grand cirque se déplace en Saskatchewan pour qu’un truc aussi dingue se produise.

« Continuez ! Je ne suis pas habitué à cela », a-t-il déclaré, amusé, lors d’un dîner organisé à Régina, en marge de la Classique Héritage.

M. Bettman a l’habitude de se faire huer quand il se déplace dans les différentes villes de la LNH. Plus souvent qu’autrement, ça l’amuse.

Le commissaire devait être heureux de voir le Mosaic Stadium rempli à pleine capacité pour le match en plein air opposant les Jets de Winnipeg aux Flames de Calgary.

Les assistances sont en baisse dans presque tous les marchés canadiens, cette saison. La séquence de matches à guichets fermés a pris fin la semaine dernière, dans le petit aréna des Jets.

M. Bettman fait mine de rien.

« Notre ligue et toutes nos franchises, au Canada comme aux États-Unis, n’ont jamais été aussi fortes », a-t-il déclaré.