Les Hurricanes ont été propulsés sous les projecteurs quand ils ont éliminé les Capitals de Washington en sept rencontres. À l’avant-scène, Rod Brind’Amour a drôlement bien paru.

L’autre coach de l’année

CHRONIQUE — EN SÉRIES / Conversation entre collègues, dans la galerie de presse du KeyBank Center de Buffalo, avant un match opposant les Sabres aux Sénateurs d’Ottawa, début avril.

Alors que la saison régulière tire à sa fin, on discute des principaux candidats aux différents honneurs individuels.

Un dépisteur des Hurricanes de la Caroline demande à une poignée de journalistes d’identifier le principal aspirant au trophée Jack-Adams.

Facile! On peut déjà graver le nom de Barry Trotz sur la coupe qui est remise à l’entraîneur-chef de l’année. L’homme a quand même transformé son équipe. L’an dernier, les Islanders possédaient la pire fiche défensive de toute la LNH. Cette année, ils ont occupé le haut du pavé.

«Qu’en est-il de notre gars, à nous? Personne ne pense à Roddy?»

Personne ne parlait vraiment de Rod «Roddy» Brind’Amour, à ce moment-là.

Sur la planète LNH, on s’intéresse rarement à ce qui se passe en Caroline du Nord.

La situation a certainement changé au cours de la dernière semaine. Les Hurricanes ont été propulsés sous les projecteurs quand ils ont éliminé les Capitals de Washington en sept rencontres. À l’avant-scène, Brind’Amour a drôlement bien paru.

La vidéo de son discours - juste assez - émotif dans lequel il dit à ses joueurs de savourer cette victoire contre les champions en titre de la coupe Stanley a rapidement fait le tour du web.

«Durant ma carrière de joueur, je n’ai pas pris le temps de savourer tous les bons moments», a-t-il expliqué, plus tard.

Il a pourtant étiré l’élastique au maximum. Il avait 39 ans et huit mois, avec près de 1500 matches au compteur, quand il a décidé d’accrocher ses patins.

«Durant ma carrière de joueur, j’avais toujours l’impression de courir après quelque chose. Je cherchais constamment des façons de m’améliorer. C’est pourquoi je dis aux gars de prendre le temps d’apprécier ce qu’ils sont en train d’accomplir et de vivre. Un athlète obtient un nombre assez limité d’opportunités de se forger de beaux souvenirs», ajoute-t-il.

Brind’Amour n’a pas vraiment pris le temps de savourer sa vie de retraité, non plus. Un an après avoir joué son dernier match, il a relevé un nouveau défi à titre d’entraîneur-adjoint des Canes.

Il a servi une deuxième confidence aux journalistes, après la victoire contre Washington.

Quand on lui a offert le poste d’entraîneur-chef, avant le début de la saison, il a hésité.

Même s’il avait passé sept années à seconder ses prédécesseurs, il n’était pas convaincu qu’il était à la hauteur du défi.

Il a donc pris le temps de parler au joueur le plus expérimenté de l’équipe, Justin Williams.

«J’ai passé un coup de fil à Justin et il m’a donné confiance en mes moyens. Avant de s’attaquer à n’importe quelle tâche pour la première fois, il est sain de douter. Je suis donc chanceux de compter sur un bon ami, dans le vestiaire.»

Brind’Amour et Williams ont été coéquipiers, à une autre époque.

«C’est une super relation, explique le jeune coach. Quand je lance un message, Willie se met au travail et tous les autres suivent le pas. Tout le monde le respecte dans l’organisation.»

Monsieur #7

C’est un beau surnom. On appelle Williams «Monsieur #7», ces jours-ci, dans la LNH. Le vétéran a participé à neuf matches ultimes dans sa carrière. Il s’est retrouvé dans le camp gagnant à huit occasions. Impressionnant.

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LES COTES D'ÉCOUTE SONT BONNES

Les cotes d’écoute dans les réseaux nationaux américains constituent un des principaux indicateurs de croissance de la LNH.

On a longtemps cru que les chiffres étaient meilleurs lorsque les équipes évoluant dans les plus gros marchés connaissent de bonnes saisons. On se trompait.

Durant ce printemps où presque tous les clubs négligés ont causé des surprises, NBC fracasse des records. Le principal partenaire de la ligue au sud de la frontière a obtenu ses meilleurs scores en sept ans.

Les 45 matches télédiffusés à l’échelle nationale ont attiré un auditoire moyen de 778 000 téléspectateurs. Plus de 2,5 millions d’amateurs étaient au rendez-vous, vers la fin de la première période de prolongation du septième match opposant les Hurricanes aux Capitals.

Signe des temps, la première ronde des séries a également fracassé des records de téléchargements sur les différentes plateformes de streaming, aux États-Unis.

Au Québec, TVA Sports annonce une hausse de 12 % des cotes d’écoute par rapport à l’an dernier.