Xavier Simoneau a décidé qu’il ne sera pas le gars qu’on vient saluer à la fin du repêchage en lui disant que « c’est pas grave ».

Foncer... loin de Vancouver

CHRONIQUE / Xavier Simoneau s’apprête, peut-être, à vivre le plus beau jour de sa vie.

Je dis ça, mais je ne sais rien. C’est à peine si je le connais. J’ai passé du temps avec lui pour la toute première fois, cette semaine.

Je dis ça, je parle d’expérience. J’ai couvert le repêchage de la LNH une bonne douzaine de fois. Quand ils descendent de l’estrade, avec leurs chandails sur le dos et leurs casquettes vissées sur la tête, les espoirs ont souvent tendance à dire qu’ils vivent des moments exaltants.

Le plus beau jour, on l’entend souvent.

Simoneau, le jeune centre originaire Saint-André-Avellin, pourrait facilement être repêché, samedi.

Son nom figure au 214e rang de la liste finale de la « Centrale ». Il a rencontré des représentants de la moitié des clubs. Les dépisteurs québécois qui le suivent depuis deux ans, dans la LHJMQ, l’aiment beaucoup.

Simoneau n’est pas à Vancouver.

Il a choisi de se tenir le plus loin possible du cirque.

Si on le cherche, samedi, on pourra le trouver sur un terrain de camping, quelque part, entouré de ses proches. Il essaiera de faire comme s’il s’agissait d’une journée pareille à toutes les autres.

Simoneau aurait pu faire comme les autres. Il aurait pu traverser le pays en avion, enfiler son plus beau complet, s’asseoir dans les gradins du Rogers Arena, faire une petite prière et attendre avec nervosité d’entendre son nom dans les haut-parleurs.

Il y a bien pensé. Il a fini par décider que ça n’en valait pas la peine.

« Je suis intelligent. C’est une partie de poker et je sais qu’il y a des chances que je ne sois pas repêché », m’a-t-il expliqué, cette semaine, quand je suis allé à sa rencontre.

« Je n’ai pas envie d’être le gars qui est assis dans les estrades et qui regarde ses chums... »

« Je ne serais pas jaloux du tout. Je serais content pour tous les joueurs repêchés. Je ne veux juste pas être le gars qu’on vient saluer, à la fin de la journée, en lui disant que c’est pas grave... »

Je vous disais que les dépisteurs aiment bien Simoneau. Ils aiment surtout son côté frondeur. Il est souvent le plus petit joueur sur la patinoire, mais ça ne paraît pas.

Simoneau fonce. Il ne recule pas devant un défi.

Sa décision de faire l’impasse en a donc surpris plusieurs.

« Tu utilises le mot “reculer” », m’a-t-il balancé, justement, durant notre rencontre.

« Je n’ai jamais reculé devant quelque chose quand je sentais que j’avais des choses à prouver. Je n’ai jamais dit non à un défi quand j’avais l’impression que je pouvais changer les choses. Rendu au repêchage, tu ne peux plus rien faire. Ce sont les équipes qui décident », a-t-il précisé.

C’est clair.

***

Un texto surprise a fait vibrer le portable de Xavier Simoneau, en début de semaine. C’était quelqu’un qu’il connaissait de nom.

C’était Jean-Gabriel Pageau.

On ne sait pas trop ce que le centre des Sénateurs voulait dire. C’était une conversation privée entre deux joueurs de hockey.

« Il m’a parlé de son expérience au repêchage, il y a quelques années. Il m’a dit que Vancouver, c’est une très belle ville », résume simplement Simoneau.

En 2011, Pageau s’est rendu au repêchage avec son père, sa mère, sa sœur et un de ses oncles.

Ça se passait à Saint-Paul, au Minnesota. Une ville pas mal moins charmante que Vancouver, mettons.

Pageau partait d’encore plus loin que Simoneau. Son nom ne figurait même pas sur la liste de la « Centrale ».

Par curiosité, j’ai remonté dans nos archives, pour trouver ce qu’il disait aux journalistes, à l’époque.

« Si je ne suis pas repêché, je sortirai avec la tête haute quand même. Ce sera une belle expérience à vivre. Si je suis repêché, j’aurai la tête haute aussi. Avec les séries éliminatoires que je viens de connaître, j’ai eu la chance de me faire valoir longtemps. »

***

Tous les gens qui m’ont parlé de Xavier Simoneau, dans le dernier mois, s’entendent.

Il va connaître une belle carrière dans le hockey professionnel. Dans la LNH... ou ailleurs.

Qu’il soit repêché, ou non, il devrait goûter aux ligues majeures dans les prochains mois. Il pourrait être invité à un camp de perfectionnement estival. Ou deux.

« Quand je serai rendu dans un camp professionnel, là, je contrôlerai certaines choses », pense-t-il.

Quand le temps sera venu, Simoneau va foncer.

Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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Sylvain St-Laurent

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On connaît des ados de 15 ans qui sont larges comme des pans de mur et qui doivent se pencher pour ne pas se cogner la tête dans les cadres de portes. Des grands singes aussi barbus que Zach Galifianakis.

Sylvain St-Laurent

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C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Sylvain St-Laurent

Si on gratte la peinture...

CHRONIQUE / Le site du Challenger Banque Nationale de Gatineau a fière allure. Vraiment. Le nouveau kiosque d’accueil, le chapiteau plus spacieux où les spectateurs peuvent se cacher du soleil, le «food truck» du Gainsbourg, le court de mini-tennis pour les enfants...

C’est invitant.

Sylvain St-Laurent

Prochain arrêt, Harvard

CHRONIQUE / Colin Greening est, probablement, l’homme le plus brillant à avoir porté l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa.

Avant de tenter sa chance comme recrue, en 2010, il avait passé quatre saisons dans la NCAA, à l’université Cornell. Il est arrivé avec son diplôme de premier cycle en poche. Un homme de hockey conservateur, dont je tairai le nom, avait alors émis des réserves à son sujet.

Sylvain St-Laurent

Khem, le p’tit gars d’Embrun

CHRONIQUE / Quand Khem Birch a répondu à mon appel, mercredi matin, j’ai d’abord eu envie de le féliciter.

Si on se fie aux informations – non confirmées – qui circulent un peu partout, il s’apprête à signer un très lucratif contrat. Il touchera 6 millions $ US au cours des deux prochaines saisons, pour jouer au basket-ball, dans la NBA, avec le Magic d’Orlando.

Sylvain St-Laurent

Tes ennemis, tes amis...

CHRONIQUE / On vit dans un drôle de monde. Les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto sont des rivaux naturels. Deux équipes qui coexistent dans la province la plus populeuse au Canada. Des clubs qui se sont affrontés quatre fois en cinq ans dans les séries de la coupe Stanley.

Dans la Ligue nationale que je connaissais bien, les clubs rivaux se détestaient ouvertement. Leurs interactions, à l’extérieur de la patinoire, étaient minimales. Sur la glace, leurs problèmes se réglaient généralement à grands coups de poing.

Sylvain St-Laurent

Vincent était un gagnant

CHRONIQUE / Il s’appelait Vincent Robichaud. Un beau grand jeune homme qui avait tout pour réussir. Et qui réussissait. Il avait 22 ans. Il était originaire de Chelsea.

J’ai fouillé nos archives. Nous n’avons jamais écrit sur lui auparavant.

Sylvain St-Laurent

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CHRONIQUE / Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

J’ai écrit un mot à l’agent de joueurs Serge Payer, ce week-end. Je voulais prendre le temps de lui parler, alors que débute la semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sylvain St-Laurent

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CHRONIQUE / Un truc m’a tout de suite frappé, lundi matin, en arrivant à la Sporthèque de Gatineau. Ça saute aux yeux. Mélodie Collard a encore grandi.

Il paraît que tout le monde lui fait ce commentaire, ces temps-ci. C’est une illusion, répond-elle chaque fois.