« J’ai fait ce que j’avais à faire et je suis heureux de l’avoir fait », explique Sylvain Laliberté.

Sylvain Laliberté passe le flambeau

Sans bénévoles, nos jeunes ne feraient pas de sport. Mais il y a des bénévoles qui en donnent plus que d’autres. Comme Sylvain Laliberté, qui en aura donné beaucoup.

Laliberté a fait carrière dans le baseball mineur de chez nous, milieu à l’intérieur duquel il est connu comme Barrabas dans la Passion. Et après 24 ans, il estime que le temps est venu de passer le flambeau.

« J’ai fait ce que j’avais à faire et je suis heureux de l’avoir fait, dit celui qui aura été le tout premier président de la région de baseball Richelieu-Yamaska. Mais là, je suis fatigué et j’ai envie de relaxer un peu… »

Laliberté a monté les échelons du baseball mineur un à un. Il a commencé à s’impliquer comme la plupart des parents lorsque son fils aîné a commencé à jouer. Le temps de le dire, il était responsable de la cinquantaine de petits novices de Granby. Et il s’est ensuite occupé des moustiques, des pee-wees — pour la première fois au niveau double lettre —, des bantams…

Au fil des ans, que ce soit au sein du baseball granbyen comme au sein des Guerriers de Richelieu-Yamaska (niveau AA), il aura occupé à peu près tous les postes, toujours avec passion. Mais on sent qu’il a particulièrement apprécié ce qui a suivi, c’est-à-dire son aventure au baseball féminin.

« J’ai tellement appris au contact de Steve Bellec et de Ian Gosselin, des hommes de baseball exceptionnels. Avec l’équipe du Québec des 16 ans et moins, j’ai gagné trois fois l’or, dont une fois en tant qu’entraîneur en chef, et une fois l’argent. Et au cours de cette période, j’ai fait le tour du Québec et du Canada, j’ai fait un beau et grand voyage. Le baseball féminin, ça a été de très beaux moments… »

Quand on œuvre dans le monde du sport, il n’y a rien qui goûte meilleur que la victoire, il n’y a pas meilleure sensation que d’être couronné champion. Mais Laliberté devait réaliser encore plus gros ensuite alors qu’il a participé à la création de la région Richelieu-Yamaska de baseball, qui constitue un legs à la génération actuelle et à celles qui suivront.

« Maîtres de notre développement »

« On va se le dire, nous étions un peu perdus au sein de la région de la Rive-Sud, explique Sylvain Laliberté. Mais la création d’une nouvelle région ne se fait pas comme ça. On a monté un document de 80 pages et on a réussi à convaincre les gens de Baseball Québec du bien-fondé de notre démarche. Aujourd’hui, de Granby à Sorel-Tracy en passant par Acton Vale, on est maître du développement de nos jeunes. »

Et le baseball, dans Richelieu-Yamaska comme un peu partout au Québec, reprend de la vigueur. Bien sûr, Laliberté, 54 ans, s’en réjouit.

« Chez nous comme ailleurs, il faudra juste prendre les bonnes décisions afin que notre sport poursuive dans la bonne direction », prévient toutefois celui qui a aussi fait partie du comité qui a travaillé à l’aménagement des terrains de baseball au centre sportif Louis-Choinière.

Et on risque d’ailleurs de le voir à cet endroit, l’été prochain, tandis qu’il se contentera d’encourager les jeunes baseballeurs dans la pratique de leur sport préféré. Probablement accompagné de son épouse Lucie, qui a elle-même donné beaucoup au baseball, et de sa fille Émilie, qui a contribué à donner au baseball féminin ses lettres de noblesse.

« Le baseball sera toujours mon sport », confie-t-il en conclusion.