En compagnie de sa femme Suzette, Gilles Samson a suivi en direct, durant une saison complète, les 44 tournois du PGA Tour.

Suivre le PGA Tour pendant un an

CHRONIQUE / Si la première neige de la semaine dernière a mis fin à toutes vos illusions de poursuivre votre saison de golf jusqu’en décembre, vous devez, tout comme moi, attendre le printemps prochain pour vous élancer sur l’un des parcours de la région. Par contre, à l’instar de certains, j’aurai droit à deux petits « camps d’entraînement » cet hiver : un en Floride durant les vacances des Fêtes, et l’autre probablement au Mexique durant la semaine de relâche.

Néanmoins, histoire de vous faire patienter jusqu’à vos prochains élans, j’ai une bonne histoire de golf pour vous. Tellement que je me suis donné la permission d’en faire l’objet de deux chroniques, celle de ce matin et de samedi prochain. L’histoire en question traitera de l’aventure qu’ont vécue mes voisins Gilles Samson et Suzette Duguay, il y a exactement 12 ans, soit celle de suivre en direct une saison du circuit de la PGA. En 2006, ils ont pris part aux 44 tournois du circuit en tant que bénévoles. 

Voici donc la première partie de leur récit.

« Au début des années 2000, j’étais sur le marché du travail et je voyais la retraite arriver tranquillement, raconte Gilles Samson, un sympathique septuagénaire de Bromont. Tu sais, la vie passe vite : on court et on travaille ! On n’a donc jamais le temps de voyager, mais on se dit qu’à la retraite, on va le faire. »

« Ma femme Suzette, elle, étant issue du domaine du marketing alimentaire (elle a longtemps travaillé pour la multinationale Saputo), est une véritable globe-trotter, poursuit M. Samson. Elle adore les voyages, alors que moi, en plus de mon travail ici, je devais passer un certain temps dans le Nord annuellement, que ce soit à Fermont ou à Labrador City. » Gilles était un spécialiste de l’industrie lourde.

« J’ai toujours été un maniaque de golf, dit-il. Non seulement j’aime jouer et pratiquer, mais je fais tout en mon possible pour le regarder à la télé tous les samedis et dimanches. D’ailleurs, j’étais dans le temps au Labrador à mes derniers milles en tant que travailleur quand, un beau matin en prenant ma douche, j’ai eu un flash. Je me suis dit “Hey, quand je regarde le golf, la température est toujours belle et, généralement, personne ne porte de manteau ! Donc, si on veut être certains d’avoir de la belle température, suivons l’horaire du PGA” »

« Après en avoir parlé à Suzette, on y a bien réfléchi et, rapidement, on s’est mis d’accord. Si au départ l’idée était de suivre l’horaire pour pouvoir bénéficier de la belle température, pourquoi ne pas en profiter, aussi, pour assister aux différents tournois ? Pour nous préparer, on s’est dit qu’on allait prendre une année complète pour bien faire les choses. Le problème, c’est que le PGA Tour garde toujours son calendrier secret (jusqu’à trois mois avant le début de chaque saison). »

Une fois la décision prise de suivre le circuit pendant une année complète, les deux tourtereaux ont donc voulu faire d’une pierre deux coups en offrant leurs services en tant que bénévoles aux autorités du circuit. Le but était, entre autres, de pouvoir mettre la main sur de précieuses accréditations tout en donnant un coup de pouce lors des différents événements. 

« Je leur ai écrit une première fois, mais je n’ai reçu aucune réponse de leur part, se souvient Gilles. Ne désespérant pas, je leur ai envoyé un deuxième courriel et là, j’ai eu une réaction. Ils se demandaient comment ma femme et moi allions arriver à suivre tous les tournois prévus sur un an ! »

Pour dissiper tous les doutes, répondre à toutes leurs questions et, surtout, pour savoir à qui il y avait à faire, Gilles a donc été reçu dans le quartier général de Ponte Vedra (en banlieue de Jacksonville), en Floride. Il en a même profité pour jouer le fameux TPC Sawgrass ! « J’avais réussi sur leur trou signature, le no 17, cette fameuse normale 3 dont le vert se trouve sur une île ! », se réjouit-il encore aujourd’hui. 

« Pour concrétiser notre “alliance”, ils nous ont demandé de nous présenter à l’Omnium canadien, qui se déroulait cette année-là à Vancouver, poursuit Gilles. Ça a été l’élément déclencheur de notre belle aventure… »

Pour connaître la suite, il faudra patienter jusqu’à la semaine prochaine…

La jeune sensation Mathilde Denicourt, en compagnie de la directrice générale de la FAEQ, Patricia Demers, et du président de Golf Québec, Robert Bissonnette.

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Lors d’une conférence de presse tenue conjointement par Golf Québec et la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec la semaine dernière, les deux organismes en ont profité pour honorer et remettre des bourses à 27 étudiants-athlètes. 

En ce qui me concerne, je n’ai pas été surpris d’apprendre que la jeune sensation de Saint-Césaire Mathilde Denicourt était du nombre. 

Cette membre du club Pinegrove de Saint-Jean-sur-Richelieu est donc repartie avec une bourse de 3000 $. Mathilde a connu une excellente saison 2018, ayant notamment remporté le Championnat provincial Junior par trous (match-play) en plus de terminer au deuxième rang à la suite d’une défaite en prolongation lorss de l’Invitation Junior Graham Cooke. 

L’ayant côtoyée presque tous les jours lors de la dernière année scolaire — elle était une de mes étudiantes ! —, je crois qu’elle mérite amplement tous les succès qu’il lui arrive, et ce, non seulement au golf, mais aussi à l’école. 

Élève dont les résultats académiques sont largement supérieurs à ceux de ses collègues (elle a terminé son 4e secondaire avec une impressionnante moyenne générale de 93 %), je lui souhaite la meilleure des chances dans cette nouvelle aventure qui va bientôt s’amorcer, celle de fréquenter un collège américain.

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Pendant que Mathilde était honorée par les bonzes de Golf Québec, on tenait simultanément le banquet annuel dont la mission est de couronner les champions de l’Autodrome Granby, du RPM Speedway et des séries Touring du Québec. 

Lors de cet événement, le jeune pilote Vincent Berthiaume, de Granby, est reparti avec le trophée remis à la recrue de l’année 2018 en catégorie Sportman, soit l’objectif principal que s’était fixé le jeune prodige de 15 ans seulement — lui aussi est un de mes élèves ! —, en début de saison. 

Au terme d’un été ponctué de problèmes mécaniques en classe STR et d’un malencontreux accident lors de sa dernière course, il a tout de même réussi à rafler le troisième rang du Championnat RPM Speedway. 

Il semble que les astres seraient en train de s’aligner pour ce gentil jeune homme, lui qui devrait nous annoncer de très bonnes nouvelles dans les prochains jours. Des nouvelles concernant la poursuite de sa glorieuse carrière.