Steven semble filer le parfait bonheur avec sa partenaire, la jeune prodige Chloé Panetta.

Steven Lapointe: fier représentant d’Acton Vale !

CHRONIQUE / J’ai rencontré pour la première fois le patineur artistique Steven Lapointe il y a de cela environ cinq, six ans. Il était alors un adolescent.

Steven a été élevé en compagnie de son frère jumeau par une mère monoparentale, la très dévouée Cynthia. J’étais tombé sous le charme de cette petite famille d’Acton Vale.

Je me rappelle d’avoir été impressionné par la passion avec laquelle les trois membres de ce clan tricoté serré m’avaient entretenu au sujet de ce sport — le leur — qu’est le patinage artistique.

Doté d’un talent hors du commun, Steven a maintenant 20 ans.  

Faisant partie de l’équipe du Québec depuis 2011, il a récemment été recruté par l’équipe nationale pour représenter le Canada lors de compétitions internationales.  

« Ça fait un an que je travaille avec eux — les dirigeants — au niveau junior et je dois avouer que j’aime bien ma progression », mentionne celui qui se consacre maintenant au patin en couple en compagnie d’une jeune prodige de 14 ans nommée Chloé Panetta.

À quoi ressemble sa vie depuis que ses performances l’ont forcé à s’exiler à Montréal ?  

« On pourrait dire qu’elle se résume actuellement à deux choses: le patin et mes études! Je consacre entre 25 et 30 heures à chacune d’elles. D’ailleurs, je partage souvent mon temps entre Acton Vale et Saint-Léonard, car l’été, je m’entraîne à l’aréna Roberto-Luongo (l’ancien vétuste aréna Hébert) tandis que l’hiver, nos quartiers généraux sont installés à l’aréna Martin-Brodeur », explique celui qui poursuit présentement des études collégiales en sciences humaines au Collège Ahuntsic. 

« J’aime bien profiter de mes temps libres, chez nous à Acton, mais une fois à Montréal, mon horaire est réglé au quart de tour, poursuit-il. Je passe cinq matinées par semaine sur la glace et je profite des pauses pour pratiquer notre programme hors glace, effectuer des portées ou tout simplement pour faire mes devoirs. »

« N’empêche que je suis pleinement conscient que cette discipline est absolument nécessaire si je veux performer au meilleur de mes capacités. Quand on regarde où nous sommes rendus, Chloé et moi, on se rend compte que le jeu en vaut vraiment la chandelle », ajoute celui dont l’équipe s’est classée parmi les 15 meilleures au monde dans sa catégorie lors des championnats de Minsk en Biélorussie en septembre, et de Gdansk en Pologne au mois d’octobre.

Est-ce à dire que le rêve olympique est possible dans son cas ?  

« Les Olympiques, c’est encore loin, fait remarquer Steven. J’aime mieux y aller étape par étape. Je me donne deux ans pour atteindre le niveau national senior et, après, tout sera possible. Je suis fier de représenter le Canada, mais je le suis encore plus de représenter les gens d’Acton Vale ! » 

À mon avis, après le départ de Donald Beauchamp en tant que vice-président principal aux communications, le Canadien vient de perdre son joueur le plus utile.

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

J’ai été un peu surpris d’apprendre, la semaine dernière, le départ du vice-président principal aux communications du Canadien, mon ami Donald Beauchamp. 

Par contre, après réflexion, je peux très bien comprendre la décision de celui qui, tout comme moi, a Michel Boucher, du Lightning de Tampa Bay, comme mentor. Surtout aussi lorsqu’on sait que, contrairement à ce qui a été dit, il ne s’agit pas d’un congédiement. 

Remarquez que le CH aurait été très mal vu de licencier Donald et son équipe (je pense entre autres à son inséparable complice Dominick Saillant), car grâce à leur immense talent dans les relations publiques, ils ont souvent sauvé la peau de leurs patrons en transformant certaines mauvaises décisions en nouvelles positives aux yeux de la population.

Inutile d’être devin pour voir que le cycle des années de « vache maigre » ne fait que commencer pour la Sainte Flanelle. Les dirigeants actuels sont incapables de mettre un club compétitif sur la glace à court terme, alors ils mettent de plus en plus de pression sur le personnel administratif en place — dont les communications qui jouent un très grand rôle. Et ça, je crois que Donald en était conscient. Il prend donc la bonne décision en quittant l’organisation.  

Reconnu assurément comme le meilleur de sa profession, je suis convaincu que de nombreuses entreprises cogneront à la porte de ce Granbyen d’origine dans les prochains jours. Les hommes de ce calibre ne courent pas les rues !   

Il n’en reste pas moins qu’avec ce départ, le Canadien vient, à mon avis, de perdre son joueur le plus utile.

Le connaissant, je crois qu’il restera dans le domaine du sport professionnel. Qui sait, peut-être rejoindra-t-il Mike ou son vieux pote Julien Brisebois à Tampa Bay?

D’un autre côté, en ce qui a trait au Canadien, on procédera sans doute à l’embauche d’une personne associée de près ou de loin au cabinet de relations publiques NATIONAL en vue de le remplacer, l’entité étant la propriété d’Andrew Molson, le frère de Geoff.  

Dieu sait que des relations publiques, le CH en aura besoin, lui dont l’image a énormément souffert à la suite de cette saison désastreuse

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Avant de vous quitter, comme cette chronique est écrite avant le début du Masters, je me risque à une petite prédiction. À mon avis, le gagnant proviendra assurément du vieux continent. On retrouvera sans doute dans le top-3 le Nord-Irlandais Rory McIlroy, le Britannique Justin Rose ainsi que l’Espagnol John Rahm.