Même si le programme estival de la Fondation des sports adaptés est sérieusement compromis, Steve Charbonneau s’efforce de garder le sourire et d’entrevoir l’avenir avec optimisme.
Même si le programme estival de la Fondation des sports adaptés est sérieusement compromis, Steve Charbonneau s’efforce de garder le sourire et d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

Steve Charbonneau garde le sourire malgré la pandémie et l'isolement

En cette période de contraintes et d’isolement, Steve Charbonneau aimerait vraiment pouvoir offrir les activités de la Fondation des sports adaptés, sans doute plus pertinentes que jamais. Même si le programme estival est sérieusement compromis, le sympathique Bromontois s’efforce de garder le sourire et d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

«Le gouvernement a parlé d’interdire les événements sportifs jusqu’à la fin août, et c’est exactement ce qu’on propose», reconnaît l’ancien porte-couleurs des Alouettes de Montréal, qui oeuvre comme directeur général de la Fondation des sports adaptés.

Financé en totalité par des dons privés, l’organisme a pour mission d’offrir des programmes sportifs éducatifs aux personnes vivant avec un handicap physique.

Alors que la pandémie de la COVID-19 prenait de l’ampleur, la Fondation a toutefois dû retrancher trois semaines à sa programmation hivernale, avant de reporter le tournoi de golf caritatif prévu en juin. Un revirement de situation qui afflige profondément son principal dirigeant.

«Même si on oublie le confinement, les gens qui composent notre clientèle ne sont pas hyper mobiles. Malheureusement, ils sont parfois trop à l’intérieur et ne bougent pas assez. Le sport en plein air est encore moins accessible pour eux. On leur permet de réaliser des choses qu’ils croyaient impossibles. En établissant des objectifs, on leur permet de gagner en confiance. (...) On voit l’importance de ce qu’on fait», souligne Charbonneau.

La Fondation des sports adaptés offre des programmes sportifs éducatifs aux personnes vivant avec un handicap physique.

L’équipe de la Fondation pourrait prendre une pause complète cet été dépendamment des prochains développements, mais Steve Charbonneau assure qu’elle sera prête lorsque les interdictions de rassemblement seront levées. Incidemment, la suite des choses relèvera notamment de son ex-conjointe Isabelle Charest, aujourd’hui ministre déléguée à l’Éducation et responsable du loisir et du sport.

Des passe-temps étonnants

Loin de se laisser abattre par les consignes de distanciation sociale, le Bromontois a maintenant plus de temps à consacrer à des passe-temps quelque peu étonnants.

En plus de s’amuser avec ses enfants, Charbonneau multiplie les expériences en cuisine. Il projette d’ailleurs de lancer une livre de recettes de comfort food en collaboration avec les gens de la Fondation des sports adaptés.

Les quelque 5 000 «amis» rattachés à sa page Facebook ont aussi pu apprendre que le colosse s’est récemment fait raser les cheveux et qu’il s’offre parfois des randonnées de vélo virtuelles du côté de l’Italie. Dimanche matin, on a même pu le voir interpréter L’hymne à l’amour au piano !

«Les réseaux sociaux ont de bons et mauvais côtés, mais j’essaie de garder une approche positive.»

Steve Charbonneau estime que le quart Vernon Adams fils (sur la photo) et les Alouettes seront en mesure de rebondir après la crise de la COVID-19.

«LA LCF PEUT SURMONTER LA CRISE»

Il paraît impossible de mener une entrevue avec Steve Charbonneau sans parler de football. 

L’ancien des Alouettes se désole de voir les impacts de la COVID-19 dans le monde du sport professionnel. Signe que le football n’y échappe pas, la XFL a déclaré faillite lundi, mettant fin à sa «renaissance» au milieu de la saison 2020.

«La XFL et la Ligue canadienne (LCF) sont des petits circuits qui comptent énormément sur la vente de billets à la porte. C’est certain que si la saison est annulée, ça occasionne de grosses dépenses et très peu de revenus. Ça devient très difficile pour eux. Par contre, je crois que la LCF, qui a engagé moins de dépenses que la XFL, peut surmonter la crise», souligne Charbonneau.

Ce dernier craint néanmoins que certains joueurs, dont les salaires demeurent relativement modestes, aient décidé de «passer à autre chose» pendant la crise de la COVID-19.

Charbonneau reconnaît aussi que la pandémie arrive à un mauvais moment pour les Alouettes, après la vente de l’équipe à des hommes d’affaires ontariens et l’embauche du directeur général Danny Maciocia en début d’année. Il estime toutefois que les Moineaux seront en mesure de rebondir. 

«Les gens sont présentement à la maison, privés de foot et de sports. Quand ça va repartir, je suis certain qu’ils seront au rendez-vous. La pause pourrait même permettre aux fans des Alouettes d’oublier complètement le passé.»