« On a monté les échelons tranquillement, sans trop brûler d'étapes. Mais l'affaire, c'est que j'aime ça comme un fou. C'est ce qui me tient là », explique Steve Bernier.

Steve Bernier en quête d'une 100e en carrière

Toutes classes et toutes pistes confondues, Steve Bernier compte 99 victoires en carrière en stock-car sur terre battue. Et il admet qu'il ne détesterait pas remporter sa 100e à l'Autodrome Granby.
« Granby, ça a toujours été ma piste préférée, lance-t-il. Si ça ne se passe pas à Granby, ce ne sera pas la fin du monde, mais ce serait l'fun que ce soit là. On verra. J'aimerais aussi que ça se fasse assez rapidement, question qu'on ne m'en parle pas trop longtemps... »
Quand on lui demande ce que signifie pour lui d'être sur le point d'atteindre un tel plateau, il hésite un moment.
« Ça fait un p'tit velours. Qu'on le veuille ou non, 100, c'est un beau chiffre. C'est comme ton 100e but dans la Ligue nationale. Ça veut aussi dire que ça commence à faire longtemps que je cours et que je commence à vieillir ! »
Le pilote de Saint-Hyacinthe a 38 ans. Il se souvient encore de ses premières victoires en quatre cylindres au début des années 2000.
« On a monté les échelons tranquillement, sans trop brûler d'étapes. Mais l'affaire, c'est que j'aime ça comme un fou. C'est ce qui me tient là. »
Et c'est parce qu'il aime ça comme un fou qu'il passe autant d'heures dans le garage toutes les semaines.
« La clé du succès, elle est là. Pas de farces, 60 % de chaque victoire est dû au travail dans le garage. Ensuite, on parle de 20 % qui revient au pilote et d'un autre 20 % qui a rapport aux décisions que tu prends en piste. Mais c'est vraiment le travail qui fait la différence. »
Cette année, il continue à courir à Granby, au RPM Speedway, à Drummondville et de temps en temps à Cornwall. Mais il va faire son tour à Plattsburgh à l'occasion­ aussi.
« C'est un bel endroit et on est vraiment bien reçus. Jusqu'ici, j'ai fini deuxième, troisième et j'ai dû abandonner en raison d'un accident. Je vais y retourner­, c'est certain. »
Le championnat en tête
Après avoir gâché les soirées des amateurs de stock-car sur terre battue cinq vendredis de suite, Dame Nature devrait permettre la présentation du Championnat mi-saison, vendredi soir, à l'Auto­drome. Une soirée que Steve Bernier­ qualifie­ d'importante.
« Il y a juste eu quatre programmes jusqu'ici cette saison en raison de la pluie et il n'en reste déjà pas une tonne au calendrier. Les points de championnat seront à l'enjeu, ce qui fait que tu peux remonter d'un coup au classement ou commencer à creuser ta tombe si ça vire mal. Tout le monde a hâte de retourner aux courses et tout le monde a faim. Ça risque d'être intense. »
Bernier est quatrième au classement des modifiés, 53 points derrière David Hébert. Steve Bernard­ et François Bernier sont respectivement­ deuxième et troisième.
« David va super bien, mais son avance est loin d'être insurmontable. Moi, je n'ai pas lancé la serviette. »
Bernier ne roulera pas avec sa voiture no 25 vendredi. Il sera au volant de la troisième voiture des frères Bernier, qu'ils avait louée à Yan Bussière et à Gaétan­ Brisebois­ depuis le début de la saison.
« C'est la première fois que je vais l'essayer à Granby. J'ai hâte de voir. Ça va faire changement, ça va être un nouveau défi. »