«C’est rare qu’on sort d’un rendez-vous comme celui-ci sans ramener une couple de bonnes idées à la maison», explique Serge Nadeau, propriétaire du club Les Cèdres.

Sommet du golf: « Les temps moroses sont derrière nous », selon Serge Nadeau

Le deuxième Sommet du golf bat son plein au Château-Bromont. Et selon Serge Nadeau, propriétaire du club Les Cèdres, il demeure totalement pertinent.

«Ce matin, je discutais avec un collègue de la région de Québec du temps très sec que nous avons eu l’été dernier et je lui demandais de quelle façon il s’en était sorti, a raconté Nadeau, peu après l’allocution d’ouverture de la députée, ministre et responsable des Loisirs et du Sport, Isabelle Charest. On a échangé pendant un bout et c’était, ma foi, fort intéressant. Honnêtement, c’est rare qu’on sort d’un rendez-vous comme celui-ci sans ramener une couple de bonnes idées à la maison.»

Plus de 200 intervenants de l’industrie du golf sont réunis à Bromont. Dirigeants, surintendants, fournisseurs et joueurs discutent en marge des différentes conférences présentées pendant deux jours.

En 2015, le premier Sommet du golf avait eu lieu alors que l’industrie se posait énormément de questions. Et c’est à Bromont que l’idée de la campagne publicitaire «Sortez, golfez!» est née et que plusieurs ont pris conscience qu’il fallait démocratiser le sport.

«On va se le dire, l’industrie a connu une glissade qui s’est étendue sur une douzaine d’années, reprend Serge Nadeau. Mais on a fini par atteindre le fond du baril et là, nous sommes dans la relance. Les temps moroses sont derrière nous.»

L’industrie du golf s’est véritablement reprise en main le jour où elle a compris qu’elle devait attirer les familles et les dames, estime Serge Nadeau, du club Les Cèdres. « Aux Cèdres, la majorité de notre clientèle est féminine, alors que de façon générale, les hommes composent 70 % de l’affluence. Ce sont des chiffres, dont nous sommes très fiers », ajoute-t-il.

Plusieurs clubs, on le sait, ont fermé leurs portes. Mais voilà, plusieurs avaient ouvert pour de mauvaises raisons, selon Nadeau. «Comme ceux qui étaient là uniquement pour donner de la valeur à un développement immobilier», a-t-il précisé.

Mais l’industrie s’est véritablement reprise en main le jour où elle a compris qu’elle devait attirer les familles et les dames, ajoute-t-il encore.

«Aux Cèdres, la majorité de notre clientèle est féminine, alors que de façon générale, les hommes composent 70% de l’affluence. Ce sont des chiffres, dont nous sommes très fiers.»

Mais dans la tempête, Les Cèdres n’est pas le club qui a éprouvé le plus de difficultés.

«Ce n’est pas que nous sommes plus fins que les autres, mais nous avons toujours tenté d’être un coup ou deux en avant. On dit souvent qu’on encourage la relève chez nous, mais ce n’est pas d’hier que nous le faisons. Même qu’on en a toujours fait une priorité.»

Mais évidemment, il y a toujours moyen d’aller plus loin pour élargir le bassin de golfeurs. Et ce n’est pas pour rien que le Sommet se déroule sous le thème «Osez le changement!»

«Moi, je suis ouvert à tout», a conclu Serge Nadeau, sourire en coin.