Simon Perreault attend toujours sa première victoire en carrière en modifié à l’Autodrome Granby. Mais il a l’impression de s’en approcher.

Simon Perreault: l’expérience qui rentre

Simon Perreault ne fait pas encore partie du groupe des pilotes d’élite de l’Autodrome Granby. Il connaît néanmoins son meilleur début de saison en carrière, lui qui occupe le septième rang du classement chez les modifiés.

«Compte tenu des malchances qu’on a eues depuis le début de la saison, c’est un départ très satisfaisant, explique celui qui a fini deuxième derrière Steve Bernier il y a quelques semaines et qui a aussi été dans le coup pendant un bon moment la semaine passée. Honnêtement, je pense qu’on est sur la bonne voie.»

Le Longueuillois Perreault a l’impression que sa première victoire à Granby est proche. Il compte un succès en carrière en modifié, enlevée au RPM Speedway.

«Granby, c’est tellement, tellement compétitif. En même temps, je conduis une voiture flambant neuve et elle est vraiment à point. Si David Hébert ou Steve Bernard étaient au volant, ils auraient déjà gagné quelques fois…»

Perreault ne manque pas de confiance et il ne veut pas se déprécier. Mais à 26 ans, il est conscient que l’expérience joue un rôle important dans les succès des meilleurs pilotes.

«Un gars comme Michaël Parent, qui a connu beaucoup de succès en série Empire Super Sprint, a mis un certain temps avant de performer en modifié. Ça fait un petit bout que je suis là, mais je sais très bien que j’ai encore des choses à apprendre.»

Perreault a fait ses classes en karting avant de courir un an en sportsman. Il a fait ses débuts en modifié en 2009.

«Je fais équipe avec mon père Gilles, qui est tout aussi passionné que moi, sinon plus, par le sport automobile. On va aux courses ensemble et on travaille ensemble à son atelier de mécanique. Finalement, on joue dans les voitures à la journée longue et à la semaine longue!»

Cette saison, Perreault est régulier à Granby, à Saint-Marcel et il compte faire quelques visites à Drummondville ainsi qu’à Cornwall.

«La priorité, c’est clairement Granby et Saint-Marcel. Ensuite, on calcule et on y va avec le budget.»

Brouillard comme modèle
Quand on demande à Simon Perreault d’identifier son modèle, il répond Claude Brouillard sans hésiter. Ce qui peut surprendre quand on sait que les deux pilotes ne sont pas du tout de la même génération.

«Après toutes ces années, Claude est encore compétitif, souligne Perreault, qui pourrait facilement être le fils de Brouillard. Il a déjà gagné des championnats, c’est un champion, mais au-delà de ça, c’est sa mentalité et sa façon de voir les choses que j’admire. Pour lui, le monde des courses, c’est une grande famille, et il est toujours disponible pour donner un bon conseil à tous ceux qui en ont besoin. J’ai un énorme respect pour lui.»

En ce sens, Brouillard fait l’unanimité. Peut-être qu’un jour, Perreault fera l’unanimité à sa façon.