«Je me tiens pas mal dans le top 10 et ça me rend fier», explique Simon Perreault.

Simon Perreault: «Je ne fais pas pitié»

Simon Perreault s’était fixé un grand objectif cette saison : offrir des performances plus constantes, éviter les mauvaises soirées.

« Jusqu’ici, franchement, ça se passe bien, explique le Longueuillois qui, à 27 ans, compte déjà plus d’une dizaine d’années d’expérience en modifié. Je me tiens pas mal dans le top 10 et ça me rend fier. »

Perreault est actuellement huitième au championnat à l’Autodrome Granby, lui qui a fini 10e l’an dernier. Il est aussi cinquième au classement de la série Side Panel.

« J’ai commencé la saison avec un moteur W16, mais je suis revenu avec un 358 vers la fin juin, environ. On a vu des gars autour (il parlera de Martin Pelletier et de Jean-François Corriveau) avoir des problèmes avec le W16 et ça nous a fait réfléchir. Je n’ai rien contre ce moteur, on va sûrement y revenir à un moment donné, mais l’impossibilité de le réparer par nous-mêmes rend les choses très compliquées. »

Perreault a vendu son moteur à Martin Roy, le père de Jérémy et Félix, ce qui veut dire que Jérémy fera ses débuts en modifié avant longtemps.

« Je crois au W16, reprend Perreault. À long terme, ça va aider tout le monde. Mais il a peut-être encore des preuves à faire côté fiabilité. »

Manque d’expertise

Même s’il affirme qu’il a tout ce qu’il faut pour aller aux courses, qu’il ne se prive de rien, Simon Perreault n’a pas les moyens ni les ressources des grosses équipes du plateau en modifié. Et ils sont nombreux à admirer sa détermination.

« Je ne fais pas pitié, précise-t-il. Il n’y a pas grand monde qui s’y connaît plus que mon père quand on parle de moteur et notre équipe, même si elle est réduite, est composée de passionnés. Ce qui nous manque le plus, c’est de l’expertise en pilotage. J’ai appris et j’apprends encore sur le tas, par moi-même. »

Tout de même, il s’en tire bien. Bien sûr, il rêve encore à sa première victoire en carrière à Granby, lui qui en compte une au RPM Speedway.

« Ça va finir par arriver. Il y a des soirs où on n’est pas trop loin des meilleurs. »

La domination de Steve Bernier

Simon Perreault l’avoue enfin : il n’en revient pas des succès de Steve Bernier, qui a remporté les quatre dernières finales en modifié.

« Je sais qu’il y a des gens qui se posent des questions sur son moteur (un W16), mais il a été inspecté de fond en comble et tout est correct. Alors, qu’on le lâche avec son moteur, dit-il. Mais si on veut vraiment aller au fond des choses, qu’on inspecte la voiture à la grandeur. Est-ce que Steve est simplement un pilote hors pair? C’est bien possible. Après tout, il a gagné partout où il est passé… »

Vendredi, en marge du 32e Défi-Vision, les modifiés s’élanceront pour une finale de 50 tours. Assistera-t-on à un autre « show Steve Bernier »?

« J’ai hâte de voir. En ce qui me concerne, je vise un autre top 10. Vous le savez, c’est tellement compétitif à Granby… »