Maria Sharapova

Sharapova en quarts de finale

La Russe Maria Sharapova a obtenu son billet pour les quarts de finale du Grand Prix Porsche de tennis grâce à une victoire en deux manches de 7-5, 6-1 contre sa compatriote Ekaterina Makarova jeudi.
À sa deuxième sortie sur les courts après une suspension de 15 mois pour dopage, Sharapova a réussi neuf as et n'a jamais perdu son service. Elle a aussi converti trois des quatre balles de bris qui lui ont été offertes.
Pour Sharapova, il s'agissait d'un septième triomphe en autant d'affrontements contre Makarova.
Plus tard jeudi, la Française Kristina Mladenovic a renversé l'Allemande Angelique Kerber, double championne en titre et première tête de série, 6-2, 7-5. Mladenovic, qui n'avait gagné qu'une seule manche lors de ses trois premiers rendez-vous avec Kerber, a dominé pendant de grands moments de l'affrontement.
En quarts de finale, Mladenovic croisera le fer avec l'Espagnole Carla Suarez-Navarro, qui a éliminé la Russe Elena Vesnina 6-2, 6-4.
Inscrite au tournoi après avoir reçu une invitation des organisateurs, Sharapova tentera, de son côté, de se qualifier pour les demi-finales alors qu'elle croisera le fer avec Anett Kontaveit, de l'Estonie.
« Le fait d'accéder aux quarts de finale est quelque chose de pas mal spécial », a admis Sharapova, trois fois gagnante de ce tournoi entre 2012 et 2014.
Moins de 24 heures après avoir éliminé Roberta Vinci en deux manches consécutives, l'ancienne numéro un mondial et quintuple championne en Grand Chelem a dit s'être sentie moins nerveuse que la veille. « J'ai été en mesure de me concentrer sur le match. Ma stratégie était à point et je pense avoir joué avec aplomb. »
Sharapova, qui a subi un test positif au meldonium aux Internationaux d'Australie de 2016, a résisté à la seule balle de bris à laquelle elle a fait alors que le score était de 5-5 lors de la manche initiale. Au jeu suivant, elle a profité de sa deuxième balle de bris pour boucler la première manche.
Sharapova a totalement dominé le deuxième set et mis fin au match grâce à deux as successifs. Elle en compte déjà 20 depuis le début du tournoi.
Eugenie Bouchard
Une «tricheuse», selon Bouchard
Si Eugenie Bouchard avait le dernier mot, Maria Sharapova serait bannie à vie du tennis.
La Québécoise, qui fut finaliste à Wimbledon en 2014 et qui a grimpé jusqu'au cinquième rang mondial, a qualifié Sharapova de «tricheuse» au moment où la Russe effectuait son retour à la compétition après avoir purgé 15 mois de suspension pour avoir consommé du meldonium, une substance interdite.
Sharapova a déjà été malmenée par de nombreuses autres joueuses qui sont insatisfaites du fait que la gagnante de cinq titres majeurs en carrière ait reçu une invitation pour certains tournois.
«Je ne crois pas que ce soit la bonne décision, a confié à la chaîne turque 'TRT World' Bouchard, qui est maintenant 59e au monde et qui a pris part à la Coupe d'Istanbul cette semaine. C'est une tricheuse, donc selon moi je ne pense pas qu'une tricheuse, peu importe le sport, puisse avoir le droit de pratiquer son sport de nouveau. C'est injuste envers les autres joueuses qui respectent les règlements et qui sont intègres.»
Sharapova a effectué son retour au jeu mercredi, et elle a gagné son premier match au Grand Prix de tennis Porsche à Stuttgart, en Allemagne. Elle a reçu une invitation des organisateurs, tout comme pour les tournois de Madrid et Rome.
Les Internationaux de tennis de France songent également à lui en offrir une.
Certaines joueuses considèrent que Sharapova devrait recommencer son ascension au classement mondial à partir des tournois mineurs, et prendre part aux qualifications afin de se tailler une place dans le tableau principal des événements d'envergure.
Bouchard est allée un peu plus loin, et elle a même critiqué le circuit féminin pour lui avoir permis d'effectuer un retour au jeu.
«Je crois que la WTA envoie le mauvais message aux jeunes: 'Trichez et nous vous accueillerons avec les bras ouverts.' Ce n'est pas correct et elle ne me sert plus de modèle», avait ajouté la joueuse originaire de Westmount la semaine dernière.
Le président et directeur général de la WTA, Steve Simon, s'est exprimé sur les ondes du réseau allemand 'ZDF' au cours du week-end avant que les commentaires de Bouchard ne deviennent publics, et il a dit que Sharapova «avait purgé sa peine».
«Je ne crois pas qu'une suspension doive effacer le travail d'une carrière entière», a mentionné Simon.
Peu de temps après avoir inscrit sa deuxième victoire du tournoi, jeudi, contre sa compatriote Ekaterina Makarova, Shaparova a dit ne pas vouloir réagir aux propos de Bouchard.
«Je suis loin par-dessus ça, a-t-elle lancé. Je n'ai pas besoin de commenter ça.»
Mercredi, après avoir battu Roberta Vinci à Stuttgart, Sharapova a dit qu'elle n'était pas indisposée par les commentaires de ses collègues qui se sont exprimées contre son retour au jeu.
«Je ne peux pas contrôler ce que les gens disent, a évoqué la Russe. La seule chose que je puisse contrôler, c'est ce que je fais sur le terrain et mes propres mots. Je suis fidèle à moi-même, et c'est ce qui m'a permis de gagner cinq titres du Grand Chelem et d'être no 1 au monde.»