Ici accompagné d'Alain Faucher, président et directeur général de l'événement, le directeur du tournoi Eugène Lapierre a vanté les espoirs du tennis canadien en prévision du 22e Challenger.

Shapovalov et Andreescu en vedette au Challenger Banque Nationale

Une bonne partie de l'attention sera portée sur les jeunes Denis Shapovalov et Bianca Andreescu, deux des plus beaux espoirs du tennis canadien, à l'occasion du 22e Challenger Banque Nationale de tennis, qui aura lieu du 22 au 30 juillet.
Denis Shapovalov avait atteint les quarts de finale à Granby en 2016.
Bianca Andreescu a fait la différence en Fed Cup face au Kazakhstan à Montréal en avril dernier.
« Ils sont bons et ils sont jeunes et ils ont du charisme, a expliqué le directeur du tournoi, Eugène Lapierre. Les deux ont fait un bout de chemin ici l'an dernier, mais je pense qu'ils peuvent aller plus loin encore cette année. »
Shapovalov, 164e joueur mondial, avait atteint les quarts de finale en 2016. Quant à Andreescu, 188e, elle s'était inclinée au deuxième tour, non sans avoir livré toute une opposition à Françoise Abanda qui, soit dit en passant, fera l'impasse sur Granby cette année.
« On parle beaucoup de Félix Auger-Aliassime et c'est tout à fait normal, a repris Eugène Lapierre. Mais de voir Shapovalov au 164e rang à 18 ans, c'est très impressionnant. Il a lui aussi tout un avenir devant lui. »
Shapovalov a récemment atteint la ronde des 16 du tournoi de Queen's. Il s'est incliné devant le Tchèque Tomas Berdych, 15e joueur mondial, qui vient de se classer pour les demi-finales à Wimbledon.
Shapovalov aime aussi jouer au Québec. Au cours des derniers mois, il a remporté le Challenger de Drummondville de même que le Futures de Gatineau et il a atteint les demi-finales du Futures de Sherbrooke.
Lapierre a par ailleurs donné un conseil à ceux qui vont côtoyer Shapovalov­ à Granby : ne pas lui parler de l'incident survenu à Ottawa cet hiver alors que, dans le cadre d'un match de Coupe Davis, il a atteint un arbitre directement dans l'oeil dans un geste de frustration.
« Les images ont fait le tour du monde et il en entend parler partout. Si chez lui, au Canada, on pouvait lui donner une petite chance, je pense qu'il apprécierait. »
La présence de Shapovalov panse un brin les plaies des organisateurs du Challenger, qui se remettent difficilement du retrait d'Auger-Aliassime­, blessé au poignet gauche.
« Et je vous le dis, Félix est vraiment blessé, a encore dit Lapierre, qui a commencé la conférence de presse en parlant du prodige de 16 ans. Son poignet est immobilisé et j'estime à seulement 15 % ses chances de jouer à la Coupe Rogers au mois d'août. Pour Montréal aussi, ce sera une grosse perte... »
Un bond de 300 rangs
Andreescu, elle, a connu beaucoup de succès depuis son dernier passage à Granby. À preuve, elle a gagné plus de 300 rangs à l'échelle mondiale depuis un an.
« Elle a remporté deux tournois dotés d'une bourse de 25 000 $ et elle a fait la différence en Fed Cup face au Kazakhstan à Montréal en avril, a souligné Lapierre. Vraiment, elle s'en va à la bonne place. »
Le Slovène Blaz Kavcic, 110e joueur mondial, est le joueur le mieux classé à être inscrit chez les hommes. La Slovaque Jana Cepelova, 91e, est en tête de lice chez les dames.
Le tableau masculin, qui compte 11 joueurs parmi le top 200, est aussi relevé que celui de l'an dernier. Le tableau féminin, qui compte 19 joueuses de moins dans le top 200 qu'en 2016, est toutefois moins fort pour la peine.
Le Canadien Peter Polansky (127e), qu'on a vu une fois et puis une autre chez nous, le Français Vincent Millot­ (171e), champion du Challenger en 2015, ainsi qu'Aleksandra Wozniak (322e), qui peine à reprendre sa place parmi l'élite bien qu'elle ait atteint les demi-finales à Granby il y a un an, font partie des autres joueurs que le public surveillera.