Le spectacle offert par les late model de la série américaine Rush n’a déçu personne.

Série Rush: bon spectacle, finale palpitante

Les late model de la série américaine Rush ont rempli leurs promesses vendredi soir à l’Autodrome.

Belles voitures, bon spectacle et finale palpitante. Ça résume assez bien ce qui a été servi aux amateurs, tout de même moins nombreux que les promoteurs l’espéraient en raison, encore une fois, d’un temps trop incertain.

Mais voilà, c’est un Canadien qui est reparti avec les grands honneurs et les 4000 $ en devises américaines remis au gagnant. Charlie Sandercock, de Belleville en Ontario, a animé le spectacle du début à la fin de la finale de 40 tours et c’est finalement lui qui a eu le dernier mot.

Parti troisième, Sandercock a mis énormément de pression sur Michael Durisky Jr, qui mené l’épreuve du départ jusqu’au 37e tour. Sandercock a eu Durisky Jr par l’extérieur à la suite d’une sixième relance, celle qui aura été de trop pour lui.

La voiture de Durisky Jr n’avançait tout simplement plus à la fin. Et il a fini… sixième. Après, on le répète, avoir dominé pendant 37 tours. Oui, ça fait mal.

Sandercock a finalement eu le meilleur sur Phil Potts, un autre Ontarien, et Kyle Sopaz.

Il faut dire que quatre ou cinq pilotes américains, et pas nécessairement les moins bons, n’ont pu traverser les douanes. Ça arrive des fois avec les visiteurs de l’autre côté…

«Quelle belle soirée !, a lancé Sandercock. C’était clair que si je réussissais à doubler Michael, ça allait être par l’extérieur. J’ai poussé fort et j’ai fini par l’avoir.»

Sandercock a été généreux de ses «mercis» au public granbyen et aux promoteurs. Les pilotes de la série Rush, qui étaient 17, ont semblé apprécier leur visite chez nous. Si vous n’en avez pas assez eu des late model de la série Rush, sachez qu’ils seront au RPM Speedway samedi.

Tout juste après les late model, Steve Bernier a survolé la piste et il a remporté sa deuxième victoire de la saison chez les modifiés. Il était absolument trop fort pour le reste du plateau.

«On a travaillé dur sur la voiture, a-t-il souligné, et on a ramené certains réglages de la saison dernière. Ça a profité.»

Son frère François, deuxième, et David Hébert, toujours premier au championnat, l’ont accompagné sur le podium.

Le Granbyen Even Racine a complété la soirée en signant son troisième succès de la saison en sportsman.

Bonne fête, Steve Chaput !

Lors de la première finale de la soirée, une épreuve de 30 tours en classe pro-stock, Steve Chaput s’est gâté. Le Saint-Pien aura 51 ans samedi et il ne pouvait mieux célébrer qu’en éclipsant toute compétition et en l’emportant.

Chaput était parti 17e et dernier. Il a profité de nombreuses neutralisations et il a bien joué ses cartes.

Il n’en était qu’à son deuxième départ de la saison, lui qui a décidé de laisser son fils Justin piloter la voiture no. 38 la majorité du temps.

«Justin m’a laissé le volant pour la finale parce que c’est mon anniversaire, a-t-il dit. Je le remercie. Mais l’avenir, c’est mon fils, ce n’est pas moi. Si vous saviez, par contre, comment je suis content !»

Chaput a devancé Pierre-Olivier Breault, vainqueur il y a une semaine, et Stéphane Larivière.

La soirée débutait avec un beau moment.