Sandra Adam est fière de son fils. Et pas seulement de ses succès dans l’octogone.

Seize heures de route pour encourager fiston

Une bonne partie du fan-club d’Adam Dyczka avait fait le voyage jusqu’à Québec, vendredi soir, pour encourager le « Panda ». Mais personne n’avait fait autant de kilométrage que la mère d’Adam, Sandra, qui a fait 16 heures de route pour supporter son garçon !

Depuis quelques mois, Sandra Adam habite Mattice, petite municipalité de quelque 700 habitants située dans le nord de l’Ontario, tout près de Hearst. Elle a suivi son homme, Donald, un Franco-Ontarien qui voulait retourner à la maison.

« Adam n’en revient pas encore que je sois ici !, a lancé la dame, accompagnée de son Donald, à son arrivée au Centre Vidéotron. Il n’arrête pas de me dire : “Mom, j’peux pas croire que tu aies fait tout ce chemin-là pour venir me voir !” C’est certain que j’aurais pu regarder son combat à la télé ou sur internet, mais je n’ai jamais raté une de ses batailles et j’aurais fait 30 heures de route s’il avait fallu que je le fasse ! »

Sandra Adam se considère comme la fan numéro un de son fils. Et si elle tient tant à ne rien rater de ses combats, c’est surtout au cas où ça vire mal !

« Mon fils est à sa place et c’est un champion. Mais si jamais il perd ou s’il se blesse, je vais être là pour lui. Il ne le dira pas, mais je suis convaincue que ça le rassure un peu aussi ! »

Se relever
Adam Dyczka avait un gros combat à livrer vendredi soir. Mais selon sa mère, il avait déjà remporté une importante victoire avant même de monter dans l’octogone.

« Ce n’était pas la première fois qu’Adam subissait un coup dur dans sa vie, mais de perdre sa ceinture de champion lui a fait très, très mal, a-t-elle expliqué. Il a payé pour ses erreurs, mais ça a été une claque, pour ne pas dire un choc. Mais il a reconnu ses torts, il s’est comporté en homme et il s’est relevé. Il était à terre, mais il était déterminé à faire du ménage et à revenir. Je suis très, très fière de lui. »

Sandra Adam affirme que son fils a pris beaucoup de maturité au cours des derniers mois.

« Il est sérieux, il veut absolument réussir. Il a 27 ans et il m’a dit l’autre jour que je deviendrais grand-mère avant qu’il ait 30 ans. C’est la première fois qu’il parle d’enfants. Il est rendu ailleurs. Mon grand garçon est vraiment en train de devenir un homme. »