«Une fois dans l’octogone, que tu sois au Centre Bell ou dans une salle communautaire, qu’il y ait 5 000 personnes ou 150, que tu te battes pour une ceinture ou juste pour l’honneur, il n’y a pas de différence», explique Dimitri Waardenburg.

Se battre pour sauver sa peau

« C’est un combat de championnat, c’est le Centre Bell, mais il faut que je vois ça comme un combat comme les autres. Sinon, je vais me laisser déconcentrer… »

Au domicile du Canadien, vendredi soir, Dimitri Waardenburg va se battre pour la ceinture des poids coqs (135 livres) de TKO MMA, la plus importante organisation d’arts martiaux mixtes au pays. Mais voilà, il n’aime pas qu’on insiste trop sur l’enjeu et sur l’endroit.

« Une fois dans l’octogone, que tu sois au Centre Bell ou dans une salle communautaire, qu’il y ait 5 000 personnes ou 150, que tu te battes pour une ceinture ou juste pour l’honneur, il n’y a pas de différence, a expliqué Waardenburg, mercredi midi, avant de se prêter à un léger entraînement au Speedy Gym. Dans la cage, je me bats pour moi, je me bats pour sauver ma peau. Ce sera la même chose cette semaine. »

Waardenburg (13-8) a rendez-vous avec l’Albertain Jesse Arnett (13-4), le dernier combattant à lui avoir infligé une défaite. C’était à Calgary, en octobre 2015.

« C’est un combat revanche et ça, ça rend ça particulier, a repris le Granbyen. Ce soir-là, il m’avait eu par soumission, à 1:29 minute du premier round. Arnett est très fort au sol et il faut que je reste debout cette fois. Je me suis énormément amélioré au sol depuis, mais il faut quand même que je reste debout. » 

Waardenburg se dit en parfaite santé, lui qui a été opéré à un genou au cours de l’été. 

« Je suis vraiment en excellente forme. À 24 heures de la pesée, j’ai généralement une dizaine de livres en trop alors que j’en ai à peine trois à l’heure où on se parle. Je me sens très bien. » 

C’est bien sûr son père, Dirk, qui a supervisé son entraînement. Il s’est entraîné à Granby, mais aussi à Montréal. 

Waardenburg se rendra dans la métropole jeudi midi pour la pesée officielle et il reviendra à Granby ensuite. Et il reprendra l’autoroute des Cantons-de-l’Est, direction Montréal, vendredi. 

« Moi, j’aime ça être chez nous, dans mes affaires. Et mon adversaire, je veux le voir le moins possible avant le combat. J’aime mieux faire de la route plutôt qu’être à un endroit où je ne veux pas être. » 

Adam Dyczka, l’autre Granbyen qui se battra vendredi, est dans la grande ville depuis mercredi soir. Les deux pourraient toutefois rentrer à Granby, aux petites heures samedi, avec une ceinture de champion autour de la taille. 

« Ce serait vraiment cool de revenir avec une ceinture tous les deux, a lancé Waardenburg. Moi, en tout cas, je crois en Adam et je crois en moi. » 

Avec Patrick Côté 

Waardenburg et Dyczka sont maintenant représentés par Patrick Côté, l’ancien combattant de l’UFC et analyste en arts martiaux mixtes ici et là dans les médias. Waardenburg n’avait jamais fait confiance à personne d’autre que son père pour faire avancer sa carrière auparavant. 

« Pat a de l’expérience, il a vécu les mêmes choses qu’un gars comme moi et il a plein de contacts. Aussi, il a un plan pour moi, il sait où il s’en va. Quand il m’a offert ses services, j’étais très content. J’ai confiance en lui. » 

Comme tous les autres combattants, Waardenburg rêve à l’UFC. Et l’athlète de 28 ans a entendu dire que les gens de l’UFC le surveillent. 

« Chaque victoire me rapproche de quelque chose de bon, c’est certain. Mais il ne faut pas trop penser à ces affaires-là avant un combat. Là, tout ce qui est important, c’est Jesse Arnett. »