« Une des choses qui me manquent le plus de Granby, c’est l’ambiance. J’aime la piste, mais j’aime ce qu’il y a autour aussi. L’ambiance dans les puits, avec les enfants et les familles, c’est formidable », explique Kayle Robidoux.

Robidoux: «Granby me manque»

Kayle Robidoux l’avoue : l’Autodrome Granby lui manque. Mais pas encore au point de revenir à n’importe quel prix.

À l’exception d’une visite la saison dernière, Robidoux n’a pas été revu à Granby depuis la fin de la saison 2016. On se souviendra qu’il a décidé de bouder la piste de la rue Cowie (de même que celles de Drummondville et de Saint-Marcel) parce que les dirigeants ont décidé d’imposer 100 livres de plus à sa voiture dû au fait qu’elle est munie d’un moteur Dodge.

Mais voilà que le pilote de Saint-Constant a eu de longues discussions avec le promoteur Dominic Lussier au cours de l’hiver et qu’il croyait bien, à un moment donné, que son retour à Granby était proche.

« Dominic était prêt et il est encore prêt à faire son bout de chemin pour que je revienne, explique-t-il. On a parlé du nouveau moteur W16 et j’ai même fait faire des tests sur le dynamomètre. Mais les tests ne m’ont pas convaincu. Sur une longue piste comme Granby, le moteur semble manquer de souffle. Si je reviens, ce ne sera pas pour finir 10e ou 12e... »

Robidoux, champion en modifié à Granby en 2008, sera un régulier à la piste de Cornwall cette saison et il entend faire quelques apparitions à celle de Plattsburgh. Bref, il a le même plan de match qu’en 2017.

« Une des choses qui me manquent le plus de Granby, c’est l’ambiance. J’aime la piste, mais j’aime ce qu’il y a autour aussi. L’ambiance dans les puits, avec les enfants et les familles, c’est formidable. Oui, Granby me manque. »

Porte pas fermée
La saison dernière, il était revenu une fois. Et il avait terminé deuxième, le 11 août, lors de l’épreuve de la série DIRTcar 358. Le règlement maison de l’Autodrome (les 100 livres de plus) ne s’appliquait pas alors.

« Je ne ferme pas la porte à Granby. J’aimerais revenir, mais ça me prend des conditions gagnantes, des conditions qui me permettront d’être compétitif. Présentement, les conditions gagnantes ne sont pas là. »

Robidoux affirme toutefois que son absence à Granby lui permet de vivre à plein l’aventure de son fils Matthew en karting.

« Même si je revenais à Granby, je ne serais pas là tous les vendredis. Matthew, c’est ma priorité. Quand il court, je veux être avec lui. Pour moi, ce sont des moments précieux. »

Mais il répète qu’il ne ferme pas la porte.

« Me priver de Granby, c’est difficile, c’est crève-cœur. Mais je ne peux pas revenir à n’importe quel prix. »