«J’ai eu une belle carrière, mais je pense que mes plus beaux souvenirs sont reliés au temps passé en famille aux courses et aux rencontres que j’ai faites», explique Robert Ranger.

Robert Ranger: la famille en premier

Ceux qui connaissent Robert Ranger savent qu’il est de nature plutôt calme. Mais voilà, on sent l’homme un brin nerveux en pensant à ce qui l’attend dans quelques heures à l’Autodrome Granby.

Ranger, on le sait, sera intronisé au Mémorial de la terre battue vendredi soir. Une belle foule est attendue.

« On m’a demandé d’être à l’Autodrome à 16 h 30. Honnêtement, je trouve ça de bonne heure ! », rigole-t-il avant de poser pour la photographe de La Voix de l’Est au domicile familial de Roxton Pond.

Et c’est à l’Autodrome qu’il a connu ses plus beaux succès en carrière, lui qui a remporté le championnat en 1987 en récent modèle et en 1989 en modifié. En 1990, il a fini un seul petit point derrière Martin Roy Jr, le champion cette année-là.

En 210 départs en modifié à Granby, il a remporté 10 victoires et a obtenu 68 top 5 et 133 top 10. C’était à l’époque des gros blocs.

« J’ai eu une belle carrière, mais je pense que mes plus beaux souvenirs sont reliés au temps passé en famille aux courses et aux rencontres que j’ai faites », reprend-il.

Ses enfants (Jessica, 39 ans, Daphné, 37 ans, et Andrew, 32 ans) ont été élevés aux courses. Il a transmis sa passion à son fils, devenu un des meilleurs pilotes canadiens de sa génération.

« Il vit de son sport et j’en suis fier. Je lisais ses propos dans La Voix de l’Est et j’étais ému. C’est vrai que je l’amenais partout et c’est vrai qu’il prenait ça comme une punition quand je le laissais à la maison. Aujourd’hui, il fait la même chose avec son garçon Jacob. »

Une pensée pour ses parents

Robert Ranger, 63 ans, n’aura qu’un seul regret, vendredi. C’est que ses parents ne seront pas là pour assister à cette soirée très spéciale. Mais il aura une bonne pensée pour eux.

« Mon père Philippe était un travailleur acharné, qui passait les sept jours de la semaine à l’usine. Les seules fois qu’il sortait, c’était pour aller aux courses. Et quand il apprenait qu’un programme était annulé, il n’était pas content, il appelait le promoteur pour l’engueuler ! J’ai beau avoir l’âge que j’ai, je m’ennuie de lui… »

Mais son épouse, son amour depuis 40 ans, y sera. En parlant de son sport, il dira qu’il a été chanceux que Linda soit à ses côtés.

« Les courses, c’est un sport difficile. Ça prend du soutien et de la compréhension. Et c’est un sport qui coûte cher aussi. J’ai vu des mariages finir en divorce parce que tout l’argent allait dans les courses. »

Des Ranger, il y en aura à la grandeur de l’Autodrome, vendredi. La plus grande loge a d’ailleurs été réservée par la famille.

« Les dirigeants m’ont demandé d’amener des trophées et des souvenirs. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire avec ça, mais je vais les écouter. Je retourne à l’Autodrome une couple de fois par année, mais là, ça va être différent. Oui, je suis fébrile… »