Robert Ranger n’assistera pas à la manche décisive de la série canadienne de NASCAR, celle où son fils Andrew devrait être couronné champion. «C’est mieux pour ma santé que je sois loin!», lance-t-il en riant.

Robert Ranger est impressionné par son fils

« Andrew a connu une superbe saison, il m’impressionne et je suis très fier de lui. En même temps, il faut faire attention, car tout peut encore arriver. »

Robert Ranger n’assistera pas à la finale du championnat de la série canadienne de NASCAR, samedi soir à Hamilton, mais il la regardera sur le web avec une bonne trentaine de parents et d’amis chez lui à Roxton Pond. Et même à huit heures de route de la maison, Andrew risque d’entendre les encouragements en provenance de sa ville natale.

« C’est mieux pour ma santé que je sois loin !, lance en riant M. Ranger, qui a lui-même remporté des championnats sur la terre battue. Mais je ne raterai rien, je serai avec mon fils en pensées. Oui, j’ai hâte à samedi ! »

Il a évidemment confiance en son fils. Mais il espère qu’Andrew saura se tenir loin de Kevin Lacroix, deuxième au championnat avec un retard de 11 points.

« Lacroix est un bon pilote, mais on ne sait jamais ce qu’il va faire en piste. Et il ne lâchera pas le morceau, il veut gagner lui aussi. Je sais toutefois qu’Andrew a plus d’amis que lui au sein du groupe de pilotes et que ça devrait l’aider. »

Assurer son avenir

Robert Ranger, qui a été intronisé au Mémorial de la terre battue cet été, estime que son garçon mérite de mettre la main sur le titre de la série Pinty’s. Les dernières saisons n’ont pas toujours été faciles, mais le pilote de la Dodge Challenger no. 27 n’a jamais abandonné.

« À un moment donné, j’entendais des choses que je n’aimais pas, reprend le paternel. Comme qu’Andrew n’était bon que sur circuit routier ou même que ses plus beaux succès étaient probablement derrière lui. Mais voilà, c’est sur ovale qu’il a remporté ses quatre courses cette saison et comme le disait son chef d’équipe (David Wight) dans La Voix de l’Est, il est actuellement au sommet de son art. Moi, j’ai même l’impression que le meilleur est en avant de lui. »

Un championnat, croit son père, l’aiderait à assurer son avenir chez Mopar, son principal commanditaire, celui qui met du beurre sur ses toasts.

« Andrew aimerait tellement offrir un championnat à Mopar. Il a une bonne relation avec ses patrons, ce sont des gens qui le traitent très bien, mais un titre lui permettrait peut-être d’obtenir un contrat à long terme. Il représente bien l’entreprise, mais ça reste de la course automobile, un sport où c’est la victoire qui compte. »

Ranger se dirige vers son troisième championnat en série canadienne de NASCAR après ceux qu’il a remportés en 2007 et en 2009. Mais tous les observateurs vous confirmeront que la qualité du plateau est énormément plus élevée aujourd’hui qu’à l’époque.

« Andrew a été un des premiers Québécois à faire le saut en série canadienne de NASCAR. Son arrivée a apporté de la crédibilité à la série et a fait en sorte que d’autres Québécois ont suivi. À mon avis, la série lui doit beaucoup. »

Non, Robert Ranger ne ratera rien de l’action samedi soir. Et il est convaincu qu’il sera encore plus nerveux en fin de semaine qu’à l’époque où lui-même s’apprêtait à disputer une épreuve décisive.

« Honnêtement, je suis déjà nerveux ! J’aimerais que la course ait lieu là, maintenant. Mais il faut patienter un peu. En fait, il faut souvent patienter avant les grandes victoires… »