Vincent Roy ne s’en cache pas : il vise une carrière chez les professionnels.

Repêchage de la LCF: Vincent Roy se croise les doigts

Vincent Roy espère qu’il a suffisamment impressionné les gens de la Ligue canadienne de football en fin de semaine à Toronto pour être repêché par une des neuf équipes du circuit Randy Ambrosie au mois de mai.

Le Granbyen, un ancien des Incroyables de J.-H.-Leclerc qui porte les couleurs du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke, a été invité à participer aux essais nationaux (combine) de la LCF.

Sur place, il a passé une série de tests physiques, il a été interviewé par sept des neuf équipes de la ligue et il a été mis en situation de match. Les joueurs invités à prendre part aux essais nationaux sont considérés comme de beaux espoirs en vue de la prochaine séance de sélection.

« Je suis quelqu’un d’exigeant envers moi-même et j’estime qu’il y a eu des bons et des moins bons moments, a expliqué Roy, lundi matin, à peine de retour de Toronto. Est-ce que mes performances vont me valoir d’être repêché ? Honnêtement, je ne sais pas. Je l’espère vraiment, je me croise les doigts, mais je ne le sais pas… »

Roy, 24 ans, évolue comme bloqueur sur la ligne offensive du Vert et Or. À ses trois premières saisons au football universitaire, il était toutefois sur la ligne défensive.

« Ce changement de position a eu un impact très positif sur moi. J’y suis plus à l’aise et il semble que ça pourrait m’ouvrir des portes. »

Vincent Roy évolue comme bloqueur sur la ligne offensive du Vert et Or

Car Roy, qui fait 6’5’’ et 310 livres, ne s’en cache pas : il vise les rangs professionnels.

« C’est mon rêve, c’est mon objectif numéro un, c’est clair. Mais si ça ne fonctionne pas, j’ai un plan B. J’étudie en marketing et ça se passe bien de ce côté-là. »

Une bonne entrevue avec les Alouettes

Seuls les Stampeders de Calgary, champions de la Coupe Grey, et les Roughriders de la Saskatchewan n’ont pas interviewé Vincent Roy. Et il avouera que l’entrevue avec les gens des Alouettes, notamment représentés par le directeur Kavis Reed, s’est très bien déroulée.

« On se fait poser toutes sortes de questions lors de ces entrevues, a-t-il souligné. Ça va du background familial à notre vision du football, en passant par nos objectifs de vie. Comme ça se passe en anglais, je craignais un peu d’avoir de la difficulté à faire valoir mes points, mais ça a finalement bien été. »

Roy a entendu dire que les Alouettes semblaient avoir apprécié l’entretien qu’ils avaient eu avec lui.

« Je vais parler à mon agent au cours des prochains jours, peut-être qu’il a entendu parler des autres équipes. On verra… »

Prudent, Roy répétera qu’il ne sait pas si son séjour à Toronto lui vaudra une sélection lors du repêchage.

« J’ai donné mon meilleur en fin de semaine. Ce sont maintenant aux équipes de juger et de prendre leurs décisions », a-t-il conclu.