Rémi Poirier a notamment volé la vedette avec une performance de 47 arrêts lors du quatrième duel contre Drummondville, alors que les Olympiques faisaient face à l’élimination. Les partisans locaux ont d’ailleurs scandé son nom en fin de partie.

Rémi Poirier a brillé en séries devant le filet des Olympiques

Jusqu’alors impliqué dans une rotation, le gardien Rémi Poirier a été propulsé à l’avant-scène au premier tour des éliminatoires de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Le Farnhamien a défendu avec brio la cage des Olympiques de Gatineau lors de leur série contre les puissants Voltigeurs de Drummondville, perdue en cinq matchs.

Depuis plusieurs mois, Poirier et Creed Jones étaient utilisés en alternance chez les Olympiques. La mononucléose contractée par l’Ontarien en mars a toutefois réduit les options dans le camp gatinois.

« Je ne m’attendais clairement pas à ça. Je suis passé d’un gars qui avait joué un seul match avant les Fêtes à un rôle de partant contre la troisième meilleure équipe au Canada ! », a souligné le cerbère de 17 ans.

« Par contre, les entraîneurs m’ont donné de gros tests durant la saison. Par exemple, j’ai joué contre Rouyn-Noranda lors du dernier match régulier. Nos coachs et nos joueurs étaient confiants que je pouvais faire du bon travail en séries. » La tâche des Olympiques s’annonçait ardue face aux Voltigeurs, qui figurent parmi les grands favoris dans la LHJMQ. Poirier a effectivement reçu 39 lancers ou plus à chaque match.

Il a notamment volé la vedette avec une performance de 47 arrêts lors du quatrième duel, alors son équipe faisait face à l’élimination. Les partisans locaux ont d’ailleurs scandé son nom en fin de partie.

« On se faisait bombarder en troisième, et ça m’a donné un boost d’énergie. C’était un moment très agréable », a raconté le Farnhamien.

Gatineau a finalement signé une victoire de 4-2.

Lors d’entrevues avec le quotidien Le Droit, les entraîneurs des Olympiques ont par ailleurs souvent vanté le gardien recrue durant cette série.

« Je crois que j’ai donné une chance à mon équipe de gagner chaque match » , a convenu le numéro 31.

Une saison en deux temps

Après qu’il ait remporté les grands honneurs avec les Cantonniers de Magog dans la Ligue midget AAA, Rémi Poirier s’est retrouvé avec un club en reconstruction à ses débuts dans le circuit Courteau.

Opéré pour traiter un problème à un rein en octobre, l’athlète de 6 pieds 2 et 210 livres a ensuite raté un mois et demi d’activités. Une période très pénible, selon le principal intéressé.

Poirier a néanmoins cumulé une fiche de 7 victoires et 11 défaites lors du calendrier régulier, avec une moyenne de 3,78 buts accordés par match et un pourcentage d’efficacité de ,890. Des statistiques comparables à celles affichées par Creed Jones.

« Plus la saison avançait, plus je me sentais confortable. J’ai pu m’habituer au niveau de jeu et à la qualité des lancers. En février, j’ai eu un pourcentage d’efficacité de 0,917 » , a fait valoir le portier farnhamien.

« Je suis très satisfait de ma première saison (dans le junior majeur). »

Poirier se décrit comme un gardien calme, habile avec la rondelle et capable de bien lire le jeu. Il devra toutefois améliorer la rapidité de ses mouvements à ras la glace.

Puisqu’il est né en octobre, Rémi Poirier ne sera éligible au repêchage de la Ligue nationale qu’en 2020. D’ici là, il espère consolider sa place comme gardien numéro 1.

« Je vais travailler extrêmement fort cet été. Je vais devoir me mettre un peu de pression. La prochaine saison sera très importante pour moi, c’est certain que je voudrai bien faire. »