Si plusieurs amateurs se sont littéralement insurgés contre le fait que le CH a sélectionné un tout petit attaquant de 5’7’’ et 160 livres comme premier choix en Cole Caufield, en ce qui me concerne, je peux vous dire que ceux que nous appelions jadis «nos Glorieux», n’auraient pas fait un si mauvais choix.

Réflexions californiennes

CHRONIQUE / Au moment où vous lirez ces lignes, je serai de retour depuis quelques jours seulement de notre voyage de noces en Californie, plus précisément à Palm Springs, où Geneviève et moi avons vraiment passé du bon temps. Ayant réservé une maison tout juste en bordure du 15e vert du Stadium Course du prestigieux complexe de golf PGA West où se tient chaque année le Desert Classic (autrefois appelé le Bob Hope Classic), un incontournable du circuit professionnel américain, nous nous étions promis d’y jouer de belles rondes, mais surtout, d’y passer du bon temps en amoureux.

Je vous parlerai d’ailleurs des parcours visités dans une prochaine chronique. Comme nous, plusieurs personnes ont profité de la belle température de juillet pour explorer d’autres horizons. Malgré tout, le monde du sport, lui, n’a pas pris de vacances ! Voici donc quelques réflexions tirées de l’actualité sportive des dernières semaines.

Tout d’abord, quelques mots au sujet d’une équipe qui suscite les passions 12 mois par année et, bien souvent, 24 heures sur 24. Je parle bien évidemment de nos Canadiens. Après le repêchage des 21 et 22 juin derniers, mon intention était de rédiger un texte à chaud, soit dès la fin de la soirée du 22 juin.

Après avoir passé pratiquement toute la journée au téléphone avec d’ex-confrères recruteurs et/ou d’intervenants évoluant dans le circuit Bettman, j’avais pris assez de renseignements pour pouvoir le faire adéquatement. Le 1er juillet arrivant à grands pas (journée consacrée à la signature des joueurs autonomes), j’ai toutefois décidé de réviser mes plans et d’inclure également dans ladite chronique mes pensées à propos du travail du directeur général Marc Bergevin en ce qui concerne la signature de joueurs autonomes.

Allons-y donc !

Si plusieurs amateurs se sont littéralement insurgés contre le fait que le CH a sélectionné un tout petit attaquant de 5’7’’ et 160 livres (pas sûr qu’il soit aussi grand que ça... J’y reviendrai) comme premier choix en Cole Caufield, en ce qui me concerne, et surtout après avoir consulté plusieurs de mes vieux chums recruteurs, je peux vous dire que ceux que nous appelions jadis «nos Glorieux», n’auraient pas fait un si mauvais choix.

Un vétéran dépisteur, de renom par surcroît, me l’a même comparé à Sergei Makarov, l’un des attaquants vedettes de l’ancienne équipe nationale soviétique.

Un autre, plus jeune, me disait lui avoir trouvé beaucoup de similitudes avec l’as-marqueur des Bruins de Boston, David Pastrnak. S’il s’avérait que mes deux amis aient raison, le controversé recruteur-chef du Canadien, Trevor Timmins aurait, pour une rare fois, effectué une belle prise.

Bref, tous les deux, comme quelques-uns de leurs collègues, me disaient que l’ex-ailier de Jack Hugues dans le programme national américain peut marquer de toutes les façons, étant surtout prêt à tout pour y parvenir.

Toutefois, la sélection du petit Caufield – en réalité plus petit d’au moins un pouce que le journaliste Renaud Lavoie qui mesure exactement 5’7’’ –, m’amène à faire le constat suivant, qui lui me lance sur une autre piste : vous conviendrez avec moi que le CH, s’il garde son noyau actuel, se prépare à avoir une très petite attaque au cours des prochaines saisons avec assurément au sein de ses six premiers attaquants, Nick Suzuki (5’9’’), Max Domi (aussi 5’9’’), Brendan Gallagher (5’8’’ une fois étiré) et Caufield, dont je doute toujours de la taille exacte!

La récolte estivale de Marc Bergevin est très décevante jusqu'à maintenant...

Ce qui me ramène donc au repêchage de l’an dernier. Tous les bons hommes de hockey vous le diront, car ils sont unanimes sur ce point : ce qui est le plus dur à repêcher, ce sont des attaquants de puissance ou power forward et des défenseurs durs et intimidants. Alors, quand tu peux mettre la main sur l’un d’eux, tu ne te poses pas trop de questions, et tu le repêches !

Au repêchage de 2018, le Canadien sélectionnait au troisième rang. Marc Bergevin savait pourtant qu’il mettrait la main sur un joueur de centre via une transaction, car seulement trois équipes étaient alors officiellement dans le derby Max Pacioretty: les Flyers de Philadelphie de qui le CH était censé recevoir entre autres le jeune Nolan Patrick. Les Blues, qui eux devaient mettre Robert Thomas dans le deal tandis qu’il sommait Las Vegas d’inclure obligatoirement Nick Suzuki dans le pacte si l’on voulait qu’une transaction se réalise.

Parenthèse : pour tous ceux qui doutent que Pacioretty fût sur le marché à ce moment, rappelez-vous que son agent a fait avorter une autre transaction avec les Kings de Los Angeles et que sa photo n’était sur aucun paquet de billets de saison remis aux détenteurs, eux qui sont pourtant imprimés au mois de mai…

Belle coïncidence, n’est-ce pas ?

Donc, à partir du moment où tu sais que Ryan Poehling (repêché en 2017) et que l’un des trois jeunes centres mentionnés précédemment (Patrick, Thomas ou Suzuki) s’en viennent avec ton organisation, pourquoi a-t-on, diable, repêché un autre centre en Jesperi Kotkaniemi alors qu’un ailier de puissance comme Brady Tkatchuk était encore disponible ?

Par là, je ne dis pas que l’actuel no 15 des Glorieux a été un mauvais choix. Non, car je crois sincèrement qu’il va devenir un bon joueur dans cette ligue. Par contre, l’impact d’un Brady Tkatchuk au sein d’une équipe, ça vaut de l’or ! Et, encore une fois, le Canadien est passé à côté d’une belle occasion.

Parlant de belle occasion, que penser du dossier Sébastian Aho à qui le Canadien a fait une offre «hostile» ?

Celle qui lui a été offerte a été si basse que j’en viens à douter des réelles intentions de Bergevin dans ce dossier.

Bref, il ne reste qu’un tout petit mois avant le début du prochain camp d’entraînement. Si le directeur général n’effectue que peu de changements à son alignement, comme cela semble être le cas, l’hiver pourrait être très, très long à Montréal…

Bien sûr, je suis certain que nous aurons amplement le temps d’en reparler !

Carl Anctil, professionnel enseignant au club de golf Miner de Granby

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Mon ami Carl Anctil, professionnel enseignant au club de golf Miner de Granby invite tous les golfeurs à une conférence offerte par les dirigeants de la communauté golfique More Birdies. L’événement prendra la forme d’un 5 à 7, le mercredi 14 août prochain au club de la rue Long. C’est 10 $. Consommation incluse. L’invitation est lancée !

En terminant, je me devais de vous parler de la belle ronde que j’ai disputée récemment en compagnie du Docteur Gilles Ouellet (Clinique médicale Robinson), de sa conjointe Johanne, ainsi que de Raymonde Breton. Une très belle journée en très agréable compagnie.