Trent Frederic. Retenez bien ce nom, car il sera prochainement avec les Bruins de Boston!

Récit de voyage

CHRONIQUE / Chaque année scolaire, c’est la tradition en ce qui a trait à mes vacances : si je les passe généralement dans le sud à la relâche — faut bien faire plaisir à mon amour, qui aime se faire bronzer ! —, celles des Fêtes sont différentes. Je pars généralement seul en auto en direction de la Floride dans la nuit suivant la fin des cours et la famille, elle, vient m’y rejoindre trois jours plus tard en avion.

Tant à l’aller qu’au retour, histoire de donner un coup de main à un ami dirigeant dans le hockey professionnel, j’assiste à quelques matchs de hockey de la NHL, de l’AHL (American Hockey League) et de l’ECHL (East Coast Hockey League). Tout ce qu’il veut, c’est connaître mon opinion au sujet de joueurs qu’il a dans sa mire.

C’est ainsi que je me suis retrouvé, le 20 décembre dernier, à Wilkes-Barre en Pennsylvanie (Ligue américaine), le 21 à Raleigh en Caroline du Nord (Ligue nationale), le 23 à Tampa Bay en Floride (Ligue nationale), le 26 à Orlando (East Coast Hockey League), le 27 à Estero toujours en Floride (East Coast Hockey League), les 28 et 29 à Tampa Bay (Ligue nationale), ainsi que le 2 janvier à Greenville en Caroline du Sud (East Coast Hockey League).

Si à pareille date l’an dernier, le gardien Tristan Jarry qui portait alors les couleurs des Penguins de Wilkes-Barre (club-école des Penguins de Pittsburgh) m’avait grandement impressionné, cette année, ce fut au tour d’un de ses homologues de Wilkes-Barre, le défenseur Pierre-Olivier Joseph, et de l’ailier de puissance Trent Frederic, des Bruins de Providence. Vous l’aurez deviné, c’est le club-école des Bruins de Boston qui m’est littéralement tombé dans l’œil.

Ancien joueur des Islanders de Charlottetown et des Voltigeurs de Drummondville, Joseph, qui a été le premier choix des Coyotes de l’Arizona en 2017, possède une mobilité et un coup de patin incroyables qui lui permettent non seulement d’appuyer constamment l’attaque, mais aussi d’être le premier de son équipe à se replier en défense. Seul petit bémol : ce longiligne défenseur de 6’2 ne pèse que 160 livres, ce qui fait qu’il lui manque un peu de force quand vient le temps de batailler le long des rampes...

Par contre, avec un bon programme d’entraînement personnalisé, nul doute qu’il saura prendre suffisamment de masse sans perdre sa flexibilité. Ainsi, il deviendra assurément un membre régulier de la brigade défensive menée entre autres à Pittsburgh par Kristopher Letang.

De son côté, Frederic, qui fut également un choix de premier tour, mais le deuxième choix de Boston derrière Charlie McAvoy en 2016, possède toutes les caractéristiques qui feront de lui un Bruins pour de nombreuses années. Gros et grand ailier de 6’2 et de 205 livres, il est un très bon patineur qui allie habilités et hargne, un peu dans le genre de Brady Tkachuk des Sénateurs d’Ottawa. Ironie du sort, ces deux joueurs évoluaient au sein d’un même trio avec l’Équipe nationale des États-Unis des moins de 18 ans en 2015-2016, lequel était complété par l’excellent centre Clayton Keller, présentement avec les Coyotes de l’Arizona. Jouant le 1 contre 1 de façon très robuste, comme le font la très grande majorité des joueurs des « Big Bad Bruins », il n’hésite jamais à converger vers le filet tout en frappant durement l’adversaire à chaque occasion qui se présente. Bref, le genre de power forward dont le Canadien aurait bien besoin. On a toujours le droit de rêver ! Pendant ce temps, à Montréal, on doit se contenter d’attaquants de petite stature mesurant en moyenne trois pieds et un pouce… J’ironise, bien sûr.

Le Bon Secours Wellness Arena de Greenville. Quand on voit des amphithéâtres de la sorte, on constate qu’au Québec, nous sommes bien en retard en ce qui concerne nos infrastructures!

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Si je suis un habitué du Mohegan Sun Arena de Wilkes-Barre, du PNC Arena de Raleigh, du Amalie Arena de Tampa Bay et du Amway Center d’Orlando, c’était la première fois que je mettais les pieds au Hertz Arena, domicile des Everblades de la Floride (East Coast) et du Bon Secours Wellness Arrena de Greenville dans les Caroline. Je dois avouer qu’après les avoir visités tous les deux, j’ai été littéralement estomaqué par leur très grande beauté. Quand on regarde ces édifices qui abritent des équipes de la East Coast Hockey League, on se dit que nous sommes quelque peu en retard au Québec avec la majorité de nos amphithéâtres... datant des années 1970.