Avant de se lancer en politique municipale, Réal Brunelle a notamment été recruteur-chef du Laser de St-Hyacinthe dans la LHJMQ.

Réal Brunelle: l’homme de hockey devenu politicien (1ère partie)

CHRONIQUE / Pour plusieurs, quand vous entendez le nom Réal Brunelle, vous faites référence à cet enseignant d’éducation physique au Collège du Mont- Sacré-Cœur depuis une bonne vingtaine d’années. D’autres relient ce nom à celui du conseiller municipal de Bromont, connu comme Barabbas dans son coin de pays. Pour moi, c’est ni un ni l’autre.

J’ai connu Réal au début des années 90, alors qu’on évoluait tous les deux dans la LHJMQ. Réal était dépisteur-chef du Laser de Saint-Hyacinthe, alors nous fréquentions les mêmes arénas. De là s’est forgée une belle amitié. Une complicité qui se poursuit toujours après 25 ans. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’à mon arrivée à Bromont, la première personne à avoir eu la délicatesse de transmettre un courriel de bienvenue à ma petite famille a été mon ami Réal.

De la classe avec un grand C !

Ses débuts

« Sans avoir un grand talent, je ne peux pas dire que dans le temps, j’étais un mauvais joueur de hockey. Une fois mon stage chez les midget terminé, j’ai joué à Granby, à Valleyfield, à Amos et en Abitibi pour finalement aboutir avec les Aigles Bleus de l’université de Moncton grâce à une bourse d’études. »

« Quand je suis arrivé là-bas, je me suis vite aperçu que le calibre de jeu était relevé, peut-être même un peu trop pour moi. L’équipe venait entre autres de recruter Claude Vilgrain (New Jersey et Philadelphie dans la LNH) et François Sills (Sherbrooke dans la AHL et Allemagne dans la ligue DEL), qui venaient de jouer aux côtés de Mario Lemieux dans la LHJMQ avec les Voisins de Laval. Je me suis donc retrouvé à jouer dans la ligue senior des Maritimes tout en poursuivant mes études à l’université », raconte Réal.

« Comme j’étais toujours en contact avec les gens d’ici, le regretté Gilles Groulx (le père de Benoît, ancien joueur de Granby maintenant instructeur-chef du Crunch de Syracuse dans la AHL), qui était alors le dépisteur-chef des Bisons, m’a fait signe. L’équipe cherchait un dépisteur au Nouveau-Brunswick. J’ai vraiment apprécié l’expérience. D’autant plus que M. Groulx m’a toujours bien traité. »

« Quelques années plus tard, au début des années 90, Michel Rousseau (l’oncle de son épouse Élise), qui faisait partie d’un groupe venant de se porter acquéreur du Laser de Saint-Hyacinthe, m’a fait une offre pour que je me joigne à eux et, de fil en aiguille, je suis devenu le dépisteur-chef. »

Pour l’avoir côtoyé durant son rôle de grand manitou du repêchage chez le Laser, je peux vous certifier que celui qui est devenu depuis père de famille, en a travaillé un coup. On le voyait partout, peu importe la région, peu importe le jour de la semaine.

Je me souviens d’un voyage dans les Maritimes au prestigieux tournoi The Monctonian où, arrivés à Moncton en plein milieu de la nuit en raison d’une chaussée ultra-glacée, nous n’avions dormi que quelques heures pour commencer notre journée à 7 h et la finir à 23 h 30 et ce, après avoir vu une douzaine de matchs ! Nous avions même poussé l’audace à recommencer ce stratagème les deux journées suivantes. Bref, en tant que recruteur-chef du Laser, Réal semblait en contrôle, d’autant plus qu’il jouissait de la confiance de l’entraîneur-chef, Richard Martel.

La suite à lire la semaine prochaine.

Plusieurs m’en ont parlé, alors voici un petit mot sur mon implication avec nos Inouk. Allons-y…

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Plusieurs m’en ont parlé, alors voici un petit mot sur mon implication avec nos Inouk. Allons-y …

Jusqu’en mars dernier, je n’avais pas prévu être impliqué aussi intensément dans une équipe de hockey dite « majeure ». Du moins pas avant les cinq ou six prochaines années. Mon petit bonhomme n’a que neuf ans. Il a encore besoin que son papa soit à la maison tous les soirs. Avant sa naissance, quand j’étais dirigeant d’équipe et/ou recruteur, je pouvais passer jusqu’à 25 soirées par mois dans les arénas... Mais, je me connais... 

Quand on me sollicite pour un projet et que celui-ci m’intéresse, j’y vais à fond. Les demi-mesures, je laisse ça aux autres ! Alors, quand un soir, on m’a téléphoné tandis que j’écoutais un match de hockey à la télé avec fiston pour que je devienne le vice-président hockey des Inouk, j’ai décidé d’assister à une première réunion, à une seconde, puis à une troisième.

Non seulement chaque fois je développais des affinités avec les personnes assises autour de la table (je pense entre autres à Charles Robert, Dominic Sicotte et Anthony Leclerc), mais j’étais toujours aussi emballé par les motivations de ce groupe, dont fait partie l’un des propriétaires actuels, Marco Bernard. Marco a déjà travaillé pour nous avec le défunt Rocket de Montréal. Je lui avais alors donné la chance de coacher, au début des années 2000, chez les midget AAA avec les Estacades de Cap-de-la-Madeleine ! Il avait d’ailleurs fait tout un travail.

Leurs aspirations rejoignaient exactement les miennes. Celle de faire de nos Inouk une équipe gagnante, saison après saison. Celle d’assurer la pérennité du hockey junior AAA à Granby. D’encadrer adéquatement nos étudiants-athlètes qui nous sont confiés par des familles nous faisant confiance. Et, finalement, celle de permettre aux hockeyeurs de notre région, dans l’éventualité où cela est possible bien entendu, puissent poursuivre leur carrière chez eux.

J’ai bien aimé qu’on me laisse la liberté de recruter de nouveaux membres au sein du conseil d’administration. Avec mon bâton de pèlerin, j’ai notamment cogné à la porte de deux de mes bons amis : Richard Morasse (président) et David Charbonneau (vice-président finances), qui ont tous deux accepté de plonger tête première dans l’aventure. Tout comme moi, ils la trouvaient stimulante ! Je tiens d’ailleurs à les remercier personnellement pour cette belle marque de confiance.

Pour ma part, je ne peux vous faire de promesses, mais je peux vous dire qu’en ce qui concerne les opérations-hockey, j’ai assuré les membres du conseil d’administration que s’ils veulent une équipe gagnante, je mettrai mon implication entière et totale, mes connaissances et mon très grand réseau de contacts à profit dans ce sens. Je souhaite que les Inouk puissent tenter de mettre la main sur de nombreuses Coupes Napa, et ce, pour les années à venir.

Finalement, un merci tout spécial à mes deux amours, Geneviève et Sidney, qui m’ont fait comprendre lors d’un souper en famille qu’ils accepteront mes absences, sachant bien que la seule mention du mot « hockey » me fait encore et toujours vibrer !