Raphaël Lessard revient d’un séjour de six semaines en Europe, où il a skié sur le circuit de la Fédération internationale de ski et aux Mondiaux juniors en ski alpin.

Raphaël Lessard, un skieur aux grands rêves

Un jeune Granbyen trace sa voie dans le monde du ski alpin. Raphaël Lessard revient d’un circuit de six semaines en Europe, où il a participé à des compétitions du circuit de la Fédération internationale de ski (FIS) en plus de se démarquer aux Championnats du monde juniors, tenus en Italie. Il est même monté sur la première marche du podium dans trois des cinq épreuves dans la catégorie U-18.

Aujourd’hui âgé de 17 ans, Raphaël Lessard est pratiquement né avec des bottes de ski aux pieds. À deux ans, il apprenait à se diriger sur les pentes de ski avec ses parents, Geneviève Rivard et Martin Lessard, à Sutton. Rapidement, il s’est mis à rêver de participer aux compétitions dont il était témoin. À 7 ans, il a joint le Club de ski de Bromont et quelques années plus tard, il est devenu plus que sérieux dans son objectif de compétitionner un peu partout dans le monde.

Ses parents lui en ont donné les moyens en l’inscrivant à des camps de ski de la Burke Mountain Academy, au Vermont. Alors qu’il était en secondaire 1 et 2, le Granbyen étudiait au Collège du Mont-Sacré-Coeur avant et après la saison de ski. L’hiver, il partait à la Burke Mountain Academy, où il se concentrait sur les différentes disciplines. Il étudiait par lui-même et retournait à Granby à l’occasion pour qu’on lui assigne des travaux à réaliser et qu’on teste ce qu’il avait fait précédemment.

Depuis le secondaire 3, il passe toute l’année scolaire au Vermont, où il skie et étudie. « C’est une académie de ski où il y a de l’école en fonction du ski », explique Raphaël, rencontré alors qu’il passait quatre jours chez ses parents.

La Burke Mountain Academy lui a permis de se développer. Cette année, ses entraînements se concentrent sur le slalom, le slalom géant, le super-G et la descente. Deux de ces disciplines demandent de la vitesse, tandis que les deux autres sont plus techniques. « Je ne suis pas spécialisé dans une discipline. Je suis capable d’être compétitif dans toutes les épreuves. J’ai du plaisir à toutes les skier. »

C’est une bonne chose pour lui, explique son père, parce que l’équipe nationale et les universités américaines ne recherchent pas le même profil. En performant à la fois dans des disciplines techniques et de vitesse, il garde toutes les portes ouvertes pour réaliser ses rêves : la Coupe du monde et les Olympiques. « C’est sûr que, si je joins l’équipe nationale ou le circuit universitaire, ce sont deux très bons chemins pour y arriver. Il faut y mettre les efforts », souligne Raphaël Lessard.

Sur le circuit de la FIS

Le jeune Lessard a par ailleurs commencé à compétitionner sur le circuit de la FIS. Durant six semaines, il a parcouru quelques pays d’Europe pour participer à des compétitions.

« D’aller en faire en Europe, c’était très intéressant parce que ce sont des compétiteurs très différents et ce sont des pistes différentes, de la neige différente, explique le jeune athlète. On a choisi des courses avec un niveau assez élevé. C’était un bon défi. Ce n’était pas nécessairement des performances éclatantes, mais c’était très bon pour mon développement en tant que skieur. »

Il a aussi été invité aux Mondiaux juniors de ski alpin grâce à ses performances précédentes. Des athlètes de partout dans le monde, nés entre 1998 et 2002, étaient du rendez-vous. Il y avait une sous-classe pour les skieurs de 17 et 18 ans. C’est sur le podium des U-18 qu’il est monté à trois reprises en descente, en super-G et en combiné alpin, une descente de vitesse combinée avec un slalom technique. Il a cependant eu de moins bonnes journées pour le slalom géant et le slalom en raison de la détérioration de la piste au fil des passages.

« C’est plus facile pour moi d’être compétitif en U-18 parce que je ne compétitionne pas contre des gars dans la vingtaine, mais contre des gars de 17 et 18 ans. C’était un bon feeling de savoir que j’étais capable de compétitionner avec quelques-uns des meilleurs U-18 au monde. C’était vraiment le fun aussi de se comparer aux U-21 et de voir leur niveau quand même assez élevé. La piste de compétition était de haut calibre. »

C’était pour lui une première participation à une telle compétition, télévisée et commentée de surcroît.

Sa prochaine compétition sera la finale de la Coupe Nor-Am, qui se déroulera à Burke, au Vermont, et à Sugarloaf, au Maine, au lendemain de la relâche scolaire. Deux jours après cette finale sur dix jours, il sera des Championnats canadiens au mont Édouard, au Saguenay.