Andrew Ranger et Raphaël Lessard

Ranger, un modèle pour Lessard

VALLÉE-JONCTION — Raphaël Lessard s’en souvient comme si c’était hier. Il avait 12 ans et il s’apprêtait à disputer sa toute première course sur circuit routier.

Et question d’obtenir les meilleurs conseils, le jeune athlète est allé voir Andrew Ranger à son école de pilotage de Sanair. Non, il n’a jamais oublié.

«Andrew a toujours été un de mes modèles, a expliqué Lessard, quelques heures avant l’épreuve de Vallée-Jonction. Il m’avait donné plein de bons trucs, il m’avait conseillé de façon très, très judicieuse. Et je sais qu’il sera encore là pour moi au besoin.»

Lessard n’a jamais caché son admiration pour Ranger.

«Andrew est un de nos plus grands pilotes. Et il gagne sa vie avec la course et ça, c’est quelque chose de très rare au Québec.»

À 17 ans, Lessard est perçu de la même façon que Ranger l’était au même âge. On parle de lui comme d’un véritable prodige.

Les deux ont posé pour notre photographe lors de la traditionnelle séance d’autographes qui a précédé l’épreuve. On sentait le respect.

«Il est déjà très bon et il va devenir encore meilleur, a mentionné Ranger. Je lui souhaite simplement d’avoir le support (financier) nécessaire pour aller au bout de ses rêves et de ses possibilités.»

Ce soutien, disons-le, qui a un jour manqué à Ranger.

Sauver les meubles

De son propre aveu, Andrew Ranger n’avait pas une voiture parfaite samedi à l’Autodrome Chaudière. Et à défaut de sauter au plafond, il s’est dit satisfait de sa quatrième place.

«On a fait ce qu’on a pu, a-t-il laissé tomber. Honnêtement, j’ai sauvé les meubles. La voiture était sous-vireuse et ce n’était toujours évident.»

Ranger a cédé la tête du championnat à Kevin Lacroix, celui-ci ayant un point d'avance sur le pilote originaire de Roxton Pond.