«Avant de parler de championnat, je veux voir comment se comporte notre moteur, comment est la chimie dans notre équipe, etc.», explique Andrew Ranger.

Ranger se garde une p’tite gêne

Contrairement à Kevin Lacroix et Alex Tagliani qui, au cours des derniers jours dans La Voix de l’Est, ont admis clairement viser le championnat cette saison en série canadienne de NASCAR, Andrew Ranger, lui, fait preuve d’un peu plus de prudence à quelques heures de monter dans sa Dodge Challenger.

« Avec les années, j’ai appris qu’il faut faire attention aux grandes prédictions et aux grandes déclarations, explique le Granbyen. Avant de parler de championnat, je veux voir comment se comporte notre moteur, comment est la chimie dans notre équipe, etc. C’est certain que je veux gagner, mais je vais me garder une p’tite gêne pour le moment... »

Ranger, on le sait, n’a pas connu sa meilleure saison en 2017. Il a terminé septième au classement après avoir eu toutes les misères du monde sur ovale et après avoir raté une course, celle d’Edmonton, en raison de la maladie.

« Franchement, ça ne peut pas être pire cette année, lance-t-il. Déjà, le fait que NASCAR ait finalement approuvé notre nouveau moteur [développé par Chrysler] dans son intégralité [il roulait avec 30 forces de moins que les autres la saison dernière] fera une grosse différence. Et puis, j’ai une nouvelle voiture pour les ovales. Ce sont de bonnes nouvelles, mais il faudra voir quand même. »

Il aura le même chef d’équipe, soit l’Ontarien David Wight. Et il fera encore équipe avec D.J. Kennington, qui lui fournit sa voiture.

« David a amené ma voiture chez lui et il a travaillé sur le bolide tout au long de l’hiver. J’aime ça. Ça devrait être un avantage. »

De nombreux pilotes de la série Pinty’s ont participé à des essais la semaine dernière au Canadian Tire Motorsport Park de Bowmanville, où la première épreuve de la saison a lieu en fin de semaine. Mais pas Ranger, qui se servira du temps économisé pour faire des essais sur ovale.

« Ce sera probablement la semaine prochaine sur le circuit de Jukasa, à Hamilton, ou un peu plus tard à l’Autodrome Chaudière. On manquait de puissance sur circuit routier la saison dernière, mais le problème, le vrai problème, c’était vraiment sur ovale, où je n’ai obtenu qu’un seul top 5. »

Une disette
À Bowmanville, Andrew Ranger a fini deuxième et troisième la saison dernière. C’est un circuit qu’il aime, un circuit sur lequel il a gagné plus d’une fois. L’occasion est belle de mettre fin à une disette beaucoup trop longue à son goût.

« Je n’ai pas gagné une seule course la saison dernière et ça, j’ai trouvé ça dur, reprend-il. Même si je fais attention de ne pas faire de grandes prédictions, il n’en reste pas moins que je suis très excité à l’aube de la nouvelle saison. Comme d’habitude, l’hiver a duré beaucoup trop longtemps... »

Sa dernière victoire remonte à Mirabel, en juillet 2016. Si ICAR a été rayé de la carte de la série canadienne de NASCAR cette année, il devrait y revenir l’an prochain, selon toute vraisemblance.

Et quand on demande à Ranger s’il est d’avis que Kevin Lacroix, comme plusieurs le pensent, doit être considéré comme le grand favori alors qu’on se prépare à entamer une nouvelle saison, il sourit.

« Si Kevin a encore la même bombe comme moteur, ses chances sont bonnes. Mais n’oubliez pas Tagliani, Kennington et même Marc-Antoine Camirand, qui est un sapré bon pilote. Honnêtement, je pense qu’on va se battre encore comme des fous à l’intérieur du top 10. Ça va jouer dur encore. »