Début juin, Andrew Ranger avait triomphé sur l’ovale de Jukasa. Il compte trois top 5, dont une victoire, en quatre sorties à Hamilton.

Ranger: ne rien prendre pour acquis

Andrew Ranger a un côté superstitieux. Et il ne changera pas une formule gagnante.

Ainsi, depuis que le Jukasa Motor Speedway est revenu dans le giron de la série canadienne de NASCAR il y a deux ans, il s’arrête à chaque fois aux chutes du Niagara avec sa conjointe, Édith. Avec trois top 5, dont une victoire, en quatre épreuves, on a l’impression qu’il n’a pas fini de s’extasier devant la beauté des chutes !

« C’est vrai que j’ai un petit quelque chose de superstitieux, de routinier, a-t-il admis, vendredi soir, au retour d’un bon souper avec sa douce et ses beaux-parents. Mais on est tous un peu comme ça dans le monde du sport. Quand quelque chose fonctionne bien, tu ne veux pas toucher à rien. »

C’est à Hamilton, au début de juin, que Ranger a remporté sa première de quatre victoires cette saison. Sur l’ovale de ,625 mille de Jukasa, il est à l’aise.

« C’est une piste et un endroit que j’aime. C’est un ovale, mais c’est un ovale où il y a de l’espace pour rouler, où ça brasse beaucoup moins qu’à certains endroits comme l’Autodrome Saint-Eustache, par exemple. En général, les gars aiment courir ici. »

Et c’est un bel endroit où être couronné aussi.

« Je ne dois surtout rien prendre pour acquis. Onze points d’avance, c’est confortable jusqu’à un certain point, mais il peut arriver n’importe quoi, on le sait. Une malchance est si vite arrivée… »

N’empêche, il faudrait que le ciel tombe sur la tête de Ranger pour que le titre de champion de la série Pinty’s lui échappe. On vous fera grâce de toutes les possibilités mathématiques (car elles sont nombreuses), mais, pour résumer, un top 10 assurera le championnat au pilote originaire de Roxton Pond, et ce, même si Kevin Lacroix devait l’emporter.

« Comme le disait David (Wight, son chef d’équipe) cette semaine dans La Voix de l’Est, on va garder le même plan de match que lors des 12 autres courses de la saison. Je vais garder un œil sur Kevin, c’est clair, mais on va aborder l’épreuve comme si c’en était une comme les autres… même si on sait que ça risque d’être une soirée spéciale. Il faut continuer à jouer nos cartes intelligemment. »

Ranger est devenu un pilote très intelligent et beaucoup moins émotif avec les années. Et à Jukasa, il va courir pour le championnat et non pour la victoire. Autrement dit, il ne prendra aucun risque inutile. Le plus important, pour lui, sera de finir la course.

Relax

Andrew Ranger est arrivé à Hamilton de bonne heure cette semaine. En fait, il y est depuis jeudi. Vendredi soir, il disait être « relax » et dans de très bonnes dispositions.

« Je sais ce qui m’attend en fin de semaine, je veux le championnat, mais j’ai tout fait pour me changer les idées depuis que je suis arrivé ici. Je me sens bien. »

Il s’est écrit beaucoup de choses sur Ranger cette semaine. Le pilote de 32 ans a lu les commentaires de David Wight et de son père Robert dans La Voix de l’Est ainsi que ceux de ses fans sur les réseaux sociaux.

« Les gens de la région sont derrière moi, je le sens et je l’apprécie, croyez-moi… », a-t-il conclu avant de se préparer à une bonne nuit de sommeil.