En pensant au repêchage de la Ligue canadienne de football, Mickael Badra avoue qu’il navigue entre optimisme… et un brin d’inquiétude.
En pensant au repêchage de la Ligue canadienne de football, Mickael Badra avoue qu’il navigue entre optimisme… et un brin d’inquiétude.

Que réserve le repêchage de la LCF à Mickael Badra?

Porte-couleurs du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke, Mickael Badra a hâte au 30 avril alors que la Ligue canadienne de football tiendra son repêchage des joueurs canadiens via, comme à l’habitude, visioconférence ou conférence téléphonique. Mais le Bromontois avoue qu’il navigue entre optimisme… et un brin d’inquiétude.

Car voyez-vous, Badra aurait dû participer, le mois dernier dans l’Ouest de Montréal, à un des camps régionaux d’évaluation de la LCF, réservés aux espoirs québécois en vue du repêchage. Et s’il avait bien fait, il aurait ensuite pris part au camp national, à Toronto. Mais tout ça a bien sûr été annulé en raison de la pandémie. Bref, il a perdu une belle chance de se faire valoir auprès des recruteurs et des décideurs du circuit. Lui, comme d’autres aussi, évidemment.

«J’ai confiance, mais il y a ce petit point d’interrogation, c’est certain, explique le joueur de ligne défensive. Je m’étais entraîné très fort en prévision du camp de Montréal et j’étais prêt. Mon but, c’était vraiment de me qualifier pour le gros camp, celui de Toronto. J’y croyais vraiment. Est-ce que d’être passé à côté de cette opportunité va me nuire? Je ne sais pas trop, j’ai hâte de voir…»

Question de mettre toutes les chances de son côté, Badra s’était même entraîné avec l’équipe d’athlétisme du Vert et Or. Dans la LCF, comme dans la Ligue nationale, les équipes aiment les joueurs qui savent courir. D’autant plus que l’athlète de 6’1’’ et 220 livres s’attend à être transformé en secondeur chez les pros.

«Ce n’est pas perdu, car je suis assurément un meilleur athlète aujourd’hui. On n’est jamais perdant à travailler dur.»

À 24 ans, Badra a complété son stage avec le Vert et Or. Il est donc condamné à faire le saut chez les pros, la saison prochaine, s’il veut continuer à jouer au football.

«Il y a de l’intérêt du côté de l’Europe, mais c’est dans la Ligue canadienne que j’aimerais jouer, c’est clair.»

Normand et Roy, des modèles

Confinement oblige, Mickael Badra s’entraîne chez lui. Au cours de l’hiver, il a travaillé avec Christophe Normand, des Alouettes, qui vient aussi de Bromont. Il est enfin un bon ami du Granbyen Vincent Roy, qui était son coéquipier chez le Vert et Or et dont les droits appartiennent aux Roughriders de la Saskatchewan.

«Christophe et Vincent, ce sont des modèles pour moi. Ce sont de bonnes personnes et de bons athlètes.»

Roy, on le sait, espère se retrouver en Saskatchewan la saison prochaine. Et Badra a passé une entrevue téléphonique avec les gens des Riders pas plus tard que cette semaine.

«Les Riders ont un faible pour les gars de l’Université de Sherbrooke, eux qui en ont repêché plein au cours des dernières saisons. Moi, la Saskatchewan, je n’aurais absolument rien contre.»

En bout de ligne, Badra a eu des contacts avec toutes les équipes de la LCF.

«Mon agent relaie aussi aux équipes des vidéos de moi à l’entraînement. Comme j’ai perdu des opportunités, j’essaie d’en créer d’autres.»

Mickael Badra s'est mis au football assez tard, après avoir fait un bout de chemin au hockey. Il est un produit du programme de football de Massey-Vanier.