« J’aime beaucoup le tennis, mais honnêtement, j’en vois très peu pendant la semaine puisque je suis toujours derrière mon comptoir. Normalement, j’arrive sur le site à 8 h le matin et je ne rentre à la maison qu’après 23 h. Ça fait de bonnes journées, mais ce sont des journées tellement agréables grâce aux gens avec lesquels je travaille. »

Quand le Challenger fait du bien

On le reconnaît à son entregent et à son rire tonitruant. Benoît Cabana entame son 15e Challenger Banque Nationale en tant que bénévole, poste qu’il qualifie de véritable vocation.

« Je suis enseignant dans la vie de tous les jours et on dit qu’être prof, c’est une vocation et je pense que c’est vrai, dit-il. Mais être bénévole, c’en est une aussi. Il faut vraiment aimer ce que l’on fait en 2018 pour travailler et ne rien recevoir en retour, sinon de la reconnaissance. »

M. Cabana a travaillé pendant cinq ans avec les chasseurs de balles avant d’être intégré au service de la restauration par feu Yvan Duquette. Et il se sent parfaitement à sa place derrière le comptoir vert où les gens viennent se chercher un sandwich, un petit dessert ou une boisson gazeuse.

« J’aime beaucoup le tennis, mais honnêtement, j’en vois très peu pendant la semaine puisque je suis toujours derrière mon comptoir, reprend-il. Normalement, j’arrive sur le site à 8 h le matin et je ne rentre à la maison qu’après 23 h. Ça fait de bonnes journées, mais ce sont des journées tellement agréables grâce aux gens avec lesquels je travaille. »

Et cette année, il ne ratera rien. Car l’an dernier, son épouse Catherine est décédée quelques semaines à peine avant le début du tournoi.

« Ça faisait 33 ans que nous étions ensemble. À la suite de son décès, j’avais dit à Alain Faucher que j’allais probablement passer un tour. Mais Alain a insisté, il m’a dit que le Challenger avait besoin de moi, que j’étais un pilier et que ça allait me faire du bien de me changer les idées. Il avait raison. »

Se reprendre en main
Le tournoi, dira-t-il, lui a permis de se reprendre en main.

« J’ai fait moins d’heures que les années passées, mais ça m’a aidé de revoir ma gang et de reprendre contact avec le public. Ça m’a rappelé l’importance du Challenger dans ma vie. »

Sa défunte épouse avait aussi été impliquée dans le tournoi. Sa fille Maryse est bénévole depuis plusieurs années également.

« Parce que c’est un bel événement, parce que ce sont de bonnes personnes qui gravitent autour, je n’ai jamais été gêné d’inviter des gens que j’aime à se joindre à moi. »

Un an après le décès de son épouse, Benoît Cabana est serein. Il a retrouvé le sourire et il est clairement heureux en pensant à la semaine de tennis qui commence.

« Je suis là à 100 % ! Je suis prêt à m’amuser, à rire avec ma gang et avec le public, prêt à faire ma petite part dans cette belle et grande organisation ! »