Yannik Morin est ravi de voir que tous convergent vers Waterloo afin de découvrir­ la piste de poussée de bobsleigh, la seule et unique dans l’Est du Canada.

Le bobsleigh mène à Waterloo

« C’est tellement une belle fenêtre d’opportunité qui s’ouvre à nous pour faire connaître notre sport. Il faut en profiter ! »

Yannik Morin a le sourire facile par les temps qui courent. Les succès du Canada en bobsleigh à PyeongChang (deux médailles jusqu’ici) font en sorte qu’on parle de son sport partout et que tous convergent vers Waterloo afin de découvrir la piste de poussée de bob, la seule et unique dans l’Est du Canada.

« Je me rends compte, juste à voir tout ce qui s’écrit sur les médias sociaux, que le bobsleigh est encore un sport très méconnu, dit l’entraîneur et celui qui a participé aux Jeux de Salt Lake City, en bob, en 2002. Mais les gens sont curieux, ils posent plein de questions et ça, c’est super excitant ! »

Morin, qui est aussi propriétaire du gymnase La Taule, affirme qu’il n’est pas étonné des succès canadiens en bobsleigh aux Jeux.

« J’avais prévu les deux médailles qu’on a jusqu’ici. Et j’en prévois une troisième lors de la compétition à quatre. On va se le dire franchement, le Canada est devenu une puissance mondiale en bob. Je dirais même qu’on est dans le top 3. »

Mais les Québécois se font encore rares en bobsleigh. On en retrouve un seul parmi l’équipe canadienne à PyeongChang. Mais encore là, Samuel Giguère (le joueur de football, oui) est un réserviste.

« Il y a deux centres d’entraînements dans l’Ouest, un à Calgary et un autre à Whistler, précise Morin. Mais moi, je vous prédis qu’on va retrouver plusieurs Québécois sur l’équipe dès les prochains Jeux. Et Waterloo aura son mot à dire là-dedans. »

Déjà, quelques-uns des membres de l’équipe canadienne qui sont à PyeongChang sont passés par Waterloo. Les Québécois qui poussent pour faire leur place s’entraînent également à Waterloo.

Une destination
La piste de poussée de bobsleigh de Waterloo fait partie du décor depuis 2015. Et selon Morin, elle commence à faire des petits.

« Évidemment, il faut faire attention, parce que ce n’est pas un aréna, il n’y a pas du monde tout le temps, sans arrêt. Mais les membres de l’équipe de bobsleigh-skeleton du Québec ont passé l’été à s’entraîner ici, même chose pour les membres de l’équipe de bob de France, des élèves d’école de la région viennent nous voir, on a des programmes d’initiation et il y a de plus en plus d’athlètes d’élite, et pas nécessairement en bobsleigh, qui profitent de nos installations pour s’entraîner. »

Morin songe à un athlète belge qui a son pied-à-terre à Waterloo et qui vient s’entraîner régulièrement.

« Notre piste de poussée fait en sorte que Waterloo est devenu une destination sportive. Notre installation sert et c’est bon pour l’économie de la ville et de la région. »

En attendant qu’un Québécois formé à Waterloo se rende aux Jeux olympiques, la piste remplit déjà une bonne partie de ses promesses.