Le fondeur Alex Harvey, qui a terminé en septième place du 15 km style libre, a tenu à rappeler que son but était de grimper sur le podium à PyeongChang.

Alex Harvey à la recherche de l'«étincelle»

PYEONGCHANG — Le moral est bon, la forme physique est présente, mais un ingrédient essentiel est toujours absent de sa recette olympique.

Après une qualification ratée au sprint classique, mardi, Alex Harvey a rebondi avec une septième place au 15 km en style libre, vendredi après-midi (la nuit dernière au Québec), un résultat qui ne pouvait que l’encourager pour la suite du championnat au Centre de ski de fond d’Alenpsia.

«Un top 10, c’est toujours bon. Mais ce qui compte aux Jeux olympiques, c’est de finir 1-2-3. Après, ça ne veut plus dire grand-chose. J’ai eu une très bonne course, mais il me manque juste une petite étincelle pour aller chercher le podium», disait-il après son effort de 34 minutes et 19,4 secondes devant des gradins pleins aux trois quarts.

Harvey avait du pain sur la planche pour cette première sortie depuis l’échec du sprint classique. Il devait se prouver à lui-même que rien ne clochait, qu’il était encore dans le coup et en mesure de rivaliser avec ses adversaires habituels de la Coupe du monde.

«Le but, c’est de faire un podium. Pour aller le chercher, il faut juste tomber dans une bonne journée, et je sais que ce n’est pas loin. J’ai skié à 100 %, je ne suis pas parti trop lentement ni trop vite, il me manquait juste le punch et l’étincelle dans le dernier tour. Je n’ai pas pu passer à la vitesse supérieure», estimait le fondeur de 29 ans.

Harvey partait le 66e dans ce contre-la-montre de 15 km. À la mi-course, les temps intermédiaires le plaçaient au quatrième rang, mais il a perdu quelques positions dans la seconde moitié du parcours.

Le 50 km dans la mire 

«Je n’ai pas cassé ni explosé. Dans une super journée, tu accélères dans les deux ou trois derniers kilomètres, mais j’avais l’impression que je restais au même rythme. Ce n’était pas mauvais, mais je n’ai pas pu accélérer en fin de course comme il l’aurait fallu pour aller chercher le podium, ça m’a glissé entre les mains», constatait-il.

Harvey ne désespère pas, mais il constate qu’il lui reste moins de cartes dans son jeu pour repartir de PyeongChang avec une médaille.

«Le niveau est le même ici qu’aux Mondiaux, et je l’ai fait. Il n’y a aucune raison pour que je ne puisse pas les battre aux Jeux olympiques. C’est possible, mais j’ai besoin d’une journée spéciale, comme j’en avais besoin d’une aux Championnats du monde. Mes trois meilleures chances étaient le 15 km, le 30 km et le 50 km, je vais me concentrer sur le 50», rappelait celui qui avait remporté l’or au 50 km à Lahti, il y a un an.

Les années se suivent, reste à voir si elles se ressembleront!