La professionnelle Caroline Ciot (à gauche) était très heureuse de renouer avec sa collègue Valérie Tanguay lors du 2e Pro-Am du Vieux-Village.

Pro-Am du Vieux-Village: toujours à la hauteur !

Presque toute la crème du golf québécois s’était donné rendez-vous à Bromont, mercredi dernier, alors qu’avait lieu le 2e Pro-Am du Vieux-Village sur le parcours du même nom.

En fait, plus d’une cinquantaine d’amateurs se sont joints, ce jour-là, à autant de professionnels. Peu importe leur provenance, tous avaient un point en commun : ils avaient répondu avec plaisir à l’appel de l’organisateur en chef de l’événement, le DG et professionnel en titre du club-hôte, Marc Hurtubise. 

Comme me l’ont dit plusieurs « pros » d’envergure présents au brunch précédant la ronde de golf, au Québec, Marc Hurtubise est en quelque sorte un des « leaders » de leur groupe. « Alors quand il t’appelle pour t’inviter à son tournoi, peu importe la cause (cette année, tous les profits allaient à Parkinson Québec), tu acceptes sans hésiter ! », ont-ils avoué. Comme j’ai fait de même, Hurtubise étant l’un de mes amis intimes, j’en ai profité pour remplir mon calepin de notes. Voici donc quelques échos de cette journée magnifique qui s’est déroulée sous la présidence d’honneur d’Alain Abourousse.

Tout d’abord, coup de chapeau au surintendant Dave Fortin et à toute son équipe, qui n’ont pas compté leurs heures afin d’offrir des conditions de jeu exceptionnelles à leurs invités. 

Pour avoir joué sur bon nombre de terrains ce printemps et cet été dans notre belle région, rares sont ceux qui ont été épargnés par les diverses canicules.

Le Vieux-Village fait partie de ce petit groupe. Il présente des tertres de départ impeccables, des allées manucurées avec soin, sans parler des verts qui sont, disons-le, tout simplement parfaits. 

À l’opposé, lors de cet omnium, certains autres propriétaires de terrains en Montérégie me disaient que si le soleil de juillet perdurait jusqu’à la fin août, ils songeaient sérieusement faire la « danse de la pluie », ce fameux rituel amérindien, pour que le ciel leur vienne en aide ! 

Parlant de Dave, son paternel Roger (propriétaire du club) et son épouse Carole prenaient beaucoup de plaisir, lors du brunch matinal, à faire le tour des tables pour serrer la main des participants. Bref, des gens d’une très grande classe.

La professionnelle qui représentera cette année le Country Club de Montréal sur le Circuit nord-américain Symetra et une habituée du Pro-Am, Caroline Ciot, était très heureuse de renouer avec sa collègue Valérie Tanguay (club de golf de Saint-Hyacinthe), elle qui vient tout juste de joindre les rangs des golfeuses professionnelles.

Originaire de Saint-Valérien-de-Milton, Valérie a terminé, en mai dernier, un séjour de trois ans avec l’équipe des Sooners de l’Université de l’Oklahoma, institution dont elle a également obtenu un diplôme de baccalauréat en sciences comptables.

Il va sans dire que, tout comme à Caroline, je lui ai souhaité la meilleure des chances dans sa nouvelle vie.

En plus d’être l’un des professionnels les plus aimables du circuit québécois, Jason Morin (golf Les Légendes de Saint-Jean et golf du Lac Champlain) a épaté la galerie avec ses longs coups de départ.

Du côté des professionnels, outre Marc Hurtubise et ses deux adjoints Francesca Palardy et Tommy Beaupré, qui évidemment représentaient le Parcours du Vieux-Village, on a aperçu bon nombre de sommités telles que Dave Lévesque (Golf Château-Bromont), Stéphane Bélanger (Royal Bromont), Billy Houle (Le Portage), Daniel Talbot (École de golf Daniel Talbot), Marc Fontaine (Inverness), Christian Manègre (Le Continental), Jean-Philip Cornellier (Knowlton), Daniel Comeau (St-Raphaël) et Marc Girouard (Le Champêtre).

Pour les seconder, on retrouvait plusieurs excellents golfeurs amateurs, dont Laurent Hurtubise, Sylvain Perras, Claude Martel, Steve Quévillon, Brett Fletcher, Alain Drouin, Daniel Joly, ainsi que l’ex-gardien de la LNH Martin Brodeur.

Philippe Gariépy, un professionnel qui enfile les coups roulés grâce à une technique particulière et similaire à celle qu’emploie l’Américaine Michèle Wie, était venu défendre son titre, lui qui l’avait remporté l’an dernier en compagnie de son partenaire, Robert Béliveau.

Malheureusement, il n’a pu faire mieux qu’un pointage de 81 en raison d’une vilaine blessure à une main qui prend beaucoup plus de temps à guérir que prévu. Cependant, cela ne l’a pas empêché de garder le sourire, lui qui est toujours de commerce agréable. 

Un de mes préférés, Jason Morin (professionnel au golf des Légendes de Saint-Jean et consultant au golf du Lac Champlain) a épaté la galerie avec ses coups de départ dont plusieurs ont dépassé la barre des 325 verges. Comme le disait mon ami Martin « Berty Boy » Aubert : « À la fin de la ronde, Madame Titleist devait avoir mal à la tête !  »

Toutefois, l’exploit de la journée revient sans contredit à Alexandre Ouellette, adjoint au professionnel au Blainvillier qui, sur le trou no 8 (une normale quatre de 313 verges), a frappé sa balle sur le vert à l’aide d’un bois no 3, ratant le trou d’un coup — et l’albatros ! — que de quelques centimètres. L’aigle ne devenant ainsi qu’une simple formalité.

En ce qui concerne les gagnants de la journée, la professionnelle québécoise évoluant sur le circuit de la LPGA Anne-Catherine Tanguay a remporté la palme avec une carte de 66 (6 sous la normale) et un chèque de 300 $, en plus de remettre un cumulatif de 60 (12 sous la normale) en duo avec sa partenaire Carole Thibault.

De mon côté, alors que je faisais équipe avec le proprio et professionnel du club Inverness de Lac-Brome, Marc Fontaine, j’ai ramené une carte de 64 (8 sous la normale), bonne pour une égalité en 6e place. Mais au-delà du golf, quelle belle journée nous avons passée en compagnie de l’amateur Mike Dubé (Vieux-Village) et du professionnel adjoint au club Knowlton, le jeune  Victor Grondin. 

Des partenaires fantastiques !