Jean-Philippe Primeau (à droite) a dit à ses joueurs qu’il avait moins de plaisir.

Primeau s’apprête à quitter les Indians

Quelques minutes après s’être inclinés 12-5 en neuf manches face aux Marlins de Sorel-Tracy, lundi soir au stade Napoléon-Fontaine, les joueurs des Indians ont appris que Jean-Philippe Primeau en était à ses derniers milles en tant que gérant de l’équipe.

Primeau ne sera pas dans l’abri, vendredi soir à Sorel-Tracy, alors que les Indians feront face à l’élimination. Manuel Charron-Paris, qui a fondé l’équipe de baseball senior de Granby avec Primeau il y a quatre ans, dirigera la formation en même temps, normalement, qu’il jouera au champ centre. Mais si un cinquième et décisif match s’avère nécessaire, le gérant habituel sera de retour dimanche soir au stade Napoléon-Fontaine.

« Jean-Philippe a donné beaucoup à l’équipe depuis quatre ans et il est fatigué, a expliqué Charron-Paris, qui semblait un brin mal à l’aise en expliquant la situation. Et malgré nos succès cette saison (fiche de 21 victoires et cinq défaites), sa relation avec les joueurs n’a pas toujours été parfaite. Il faut comprendre que ce n’est pas facile de diriger une équipe d’étoiles quand les 17 gars veulent jouer à tous les matchs… »

Primeau, qui a dit à ses joueurs qu’il avait moins de plaisir, ne l’a pas facile cette saison. Plus tôt cet été, on s’en souviendra, il a démissionné de son poste de président de Baseball mineur Granby.

« Jean-Philippe a une jeune famille et ce n’est pas toujours facile d’avoir de grosses responsabilités professionnelles et de prendre soin de jeunes enfants en même temps, a repris Charron-Paris. Je pense qu’il doit penser à lui un peu. »

Manque d’opportunisme
En attendant, les Indians sont dans le trouble. Champions en titre de la Ligue senior de la Vallée des forts, ils sont menacés d’une élimination rapide.

« L’an dernier, les Marlins menaient 2-0 en demi-finale et nous avons remporté les trois derniers matchs de la série, a rappelé Charron-Paris. Présentement, nous manquons d’opportunisme, contrairement aux Marlins. Mais j’y crois encore. »