Il est toujours plaisant de converser avec l’homme d’affaires Charles Désourdy, un observateur averti de plusieurs domaines de la société.

Premier de deux entretiens avec Charles Désourdy

CHRONIQUE / J’ai toujours eu énormément de respect pour l’homme d’affaires Charles Désourdy. Pour connaître ses opinions sur une multitude de sujets, je vous convie ce matin au premier de deux entretiens que j’ai réalisés avec celui qui est toujours aussi impliqué dans son milieu.

La première fois que nous nous sommes rencontrés, c’était il y a sept ou huit ans. Dans le temps, je signais une chronique dans l’hebdo Le Plus. D’ailleurs, plusieurs ne manquent pas de me rappeler cette page qui, jadis, s’intitulait Dans les filets du Kid. Par une belle matinée ensoleillée, il m’avait reçu chez lui, à Bromont. J’y avais rencontré un homme charmant, songé et très humble, malgré ses succès en affaires. 

Nous avions discuté de choses et d’autres, dont la possibilité de voir aboutir, vers 2020-2025, un projet de train Montréal-Sherbrooke ayant, évidemment, un débarcadère à Bromont. L’idée derrière ce projet étant que les gens pourraient partir du centre-ville de la métropole pour venir skier à Bromont, et ce, sans utiliser leur voiture.

Un bon sujet pour démarrer une nouvelle entrevue avec celui qui occupe toujours le poste de président et chef de la direction de Bromont, montagne d’expériences. 

« En ce qui concerne le projet, disons qu’il reste dans notre radar pour 2028-2030. On l’a simplement repoussé en raison des coûts que pourraient engendrer des infrastructures d’une telle ampleur. Par contre, je ne te cacherai pas que nous sommes encore en réflexion, car d’ici les 12 ou 15 prochaines années, il est d’ores et déjà assuré que nous allons voir arriver sur le marché les automobiles, ainsi que les navettes, “intelligentes”. Il y a aussi le REM (Réseau express métropolitain) qui sera en mesure de desservir les gens de la Rive-Sud jusqu’au Quartier DIX30. Comme nous avons une voie ferrée qui part de Bromont, tout est possible… »

Ce jour-là, nous nous étions donné rendez-vous au MacIntosh Pub de Bromont, où nous avons eu beaucoup de plaisir à discuter avec un de nos amis communs, le propriétaire de l’établissement, le sympathique Yves Pronovost.

Le temps était donc propice pour parler de politique. La CAQ venait à peine de former le nouveau gouvernement provincial. Pronovost a longtemps été impliqué sur la scène municipale et ex-membre des jeunes libéraux. De son côté, Charles Désourdy est un observateur averti de tout ce qui se dit ou s’écrit sur la chose politique, tant au Québec qu’au Canada. 

A-t-il, justement, déjà pensé se présenter pour un parti, peu importe le gouvernement ? 

« Écoute, à l’âge où je suis rendu (il a soufflé 60 bougies en février dernier), je me sentirais un peu trop vieux pour embarquer dans une telle galère. C’est sûr que plus jeune, j’ai déjà eu envie d’y aller. Dans le temps, je me voyais en politique provinciale. Mais maintenant, c’est beaucoup trop médiatisé à mon goût et, personnellement, je crois sincèrement que je peux faire une plus grande différence dans la vie des gens en faisant ce que je fais présentement. Aussi, le métier de politicien, c’est épouvantable, car celui ou celle qui l’exerce doit toujours être à l’extérieur de la maison. Je n’ai tout simplement pas le goût de faire de tels sacrifices », poursuit le père de deux enfants devenus des adultes. 

S’il ne souhaite plus faire le saut en politique, aurait-il tout de même un conseil à donner à Isabelle Charest, nouvelle députée de Brome-Missisquoi ? 

« Définitivement celui d’être à l’écoute des gens et celui de tout essayer pour faire la différence ! Son prédécesseur, Pierre Paradis, lui, a vraiment fait la différence pour son comté. Il connaissait tout le monde : tant les fonctionnaires que les différents intervenants. Et surtout, je dis bien surtout, il avait des amis partout. Tu sais, Isabelle est brillante. Je ne suis aucunement inquiet pour elle. »

Mais un entretien avec Charles Désourdy ne pourrait en être un sans lui demander son opinion au sujet de l’industrie du ski. 

« La santé de notre industrie est fragile, souligne-t-il. Du moins quand on observe les revenus par rapport aux coûts d’opération. »

Est-ce à dire qu’il y a trop de centres de ski au Québec ? 

« Assurément ! Ce n’est pas pour rien que près de la moitié d’entre eux sont des OSBL. »

Gardons cette dernière réponse sur la glace. La suite la semaine prochaine !

Kimberly Nadeau et son père Serge

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Un nouveau membre s’amènera dans la famille de Kimberly Nadeau (directrice générale du Club de golf Les Cèdres) puisqu’avec son amoureux, Creig Potvin (les supermarchés santé Avril), elle accueillera, au début décembre, la petite Emma. Inutile de vous mentionner que grand-papa Serge est aux anges ! 

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Je vous laisse sur un tout petit scoop.

Mardi dernier, le conseil municipal d’Halifax se préparait à entériner une entente avec un groupe de gens d’affaires de l’endroit afin de doter la capitale de la Nouvelle-Écosse d’une concession de la Ligue canadienne de football, la dixième du circuit Ambrosie.

Parmi ce groupe, outre l’actionnaire majoritaire Anthony LeBlanc (ancien président et chef de direction des Coyotes de l’Arizona de la LNH entre 2013 et 2017) et son partenaire Bryce Bowser, se trouveraient notamment Joe Richard (un sportif bien connu dans les Maritimes et actuel gouverneur des Sea Dogs de Saint-Jean dans la LHJMQ) ainsi qu’un certain Harold Mackay. Si ce dernier nom vous dit quelque chose, rappelez-vous qu’il y a une vingtaine d’années, les frères Morissette (Georges, Jean-Claude et cie) vendaient les Prédateurs de Granby à un consortium de Sydney au Cap-Breton, mené entre autres par un certain… Harold Mackay, lui-même un « Caper » de naissance, mais qui demeure à Halifax depuis ses études universitaires. Cependant, il est normal qu’Harold (qui en compagnie de Joe Richard, avait auparavant — soit en 1994 — fondé les Mooseheads de Halifax de la LJHMQ) ait été sollicité par le maire Mike Savage. Il a toujours été un ardent partisan du Parti libéral du Canada, dont Savage a porté les couleurs de 2004 à 2001, étant le député de la circonscription de Dartmouth-Cole Harbour.

Je souhaite donc la meilleure des chances à mes deux anciens patrons Mackay et Richard, avec lesquels Clément Jodoin et moi avons eu beaucoup de plaisir à bâtir les Mooseheads de 1994 à 1997. 

Parions qu’il se boira beaucoup de bières Moosehead dans les estrades du Shannon Park, un stade de 24 000 places adjacent au pont de Dartmouth que l’on se prépare à construire en vue de la saison 2021, Messieurs Mackay et Richard ayant été respectivement vice-président et directeur des relations d’affaires de la multinationale.