Danny Gélinas
Marc Hurtubise est d’avis que s’il y a une activité qui allie la marche et le fait de prendre l’air, c’est bien le golf !
Marc Hurtubise est d’avis que s’il y a une activité qui allie la marche et le fait de prendre l’air, c’est bien le golf !

Pourquoi pas le golf ? (1re partie)

Comme la très grande majorité d’entre vous, je suis en confinement depuis la mi-mars. Si je mets le nez dehors, ce n’est que pour aller faire des courses une fois aux10 jours selon le cas ou pour prendre ma marche quotidienne sur l’heure du dîner avec notre nouveau petit chien.

Entre mon petit bonhomme à occuper (Dieu merci, il est vraiment génial malgré le fait qu’il ne peut recevoir des amis ni aller à leur rencontre, alors que nous sommes pourtant habitués à recevoir la visite de ses potes, qui envahissent notre salle familiale tous les week-ends), la matière à préparer afin que je puisse l’envoyer ultérieurement à mes élèves via le portail de l’école, la pratique réflexive que je me suis toujours imposée en regard de ma profession d’enseignant, quelques appels provenant du milieu du hockey et la rédaction de cette chronique, je me rends compte que mes journées sont tout de même assez bien remplies.

Par contre, contrairement à l’automne et à l’hiver, je ressens une sorte de petit vide en fin d’après-midi.

Généralement, lors de ces deux saisons, à partir du moment où se termine mes cours et le souper et/ou la route à faire pour me rendre à différents matchs de hockey en soirée, Sidney et moi avons notre routine bien à nous. Je vais tout d’abord le chercher à l’école et une fois arrivé à la maison, je prépare les lunchs du lendemain pendant qu’il fait ses devoirs. Je procède ensuite aux diverses signatures, supervise ses lectures et m’assure que ses mots de vocabulaires et ses verbes sont bien appris.

Vous comprendrez donc qu’en ce temps de confinement je puisse ressentir un petit vide ayant ni lunch à faire ni devoirs, et évidemment, ni hockey… Hélas !

Dans le quartier où je demeure, il n’est pas rare de voir une centaine de personnes prendre eux aussi leur marche quotidienne, et ce, à toute heure du jour ou de la soirée.

Les gens y sont cependant très disciplinés : on se dit « Bonjour », mais tout en respectant bien entendu les règles de distanciation sociale.

Habitant dans une communauté se situant à proximité d’un terrain de golf, je croise dans la rue des voisins ou des lecteurs qui me posent souvent les deux mêmes questions, à savoir «Quand allons-nous pouvoir sortir de cette crise ?» et «Pourquoi ne pourrait-on pas jouer au golf durant la pandémie ?»

Il faut dire que moi aussi j’y pense depuis environ trois semaines, surtout depuis que je ne vois plus aucun grain de neige sur mon gazon et que le mercure est au-dessus de zéro.

Mais au fait, pourquoi pas le golf ?

On convient tous que le premier ministre Legault parle souvent de ses « fameuses marches » et que « prendre l’air, c’est bon pour le moral ! » Alors s’il y a bien une activité qui allie la marche et le fait de prendre l’air, c’est bien le golf.

Coup de fil à mon bon ami Marc Hurtubise, nouveau copropriétaire du Parcours du Vieux-Village, lui qui y occupe également les postes de directeur des opérations golf et de professionnel en titre.

« Avant toute chose, je dois avouer que bien que je suis parfaitement en accord avec toutes les mesures mises en œuvre par nos autorités ici au Québec, je suis cependant de ceux qui croient que lorsqu’arrivera la première semaine de mai et que les gens auront été confinés chez eux pendant plus de 40 jours, il va falloir qu’il se passe quelque chose. En ce qui me concerne, prendre l’air est un service pas mal plus essentiel que de garder ouvertes les SAQ ou les succursales de la SQDC. »

« C’est clair dans mon esprit que tu ne peux pas garder des gens à ne rien faire pendant une aussi longue période. Ça commencerait à ressembler à l’action du film Rain Man, où dans la vie, c’était devenu « every man for himself », c’est-à-dire chacun pour soi. »

« Dans le fond, quand on y pense, s’il y a bien une activité où les gens ne se touchent pas et où il est souhaité et recommandé que les gens soient éloignés les uns des autres, c’est bien le golf ! Comment veux-tu être en mesure de bien frapper la balle si ton partenaire est collé sur toi ? »

Toutefois, depuis mercredi après-midi, une lumière semble poindre au bout du tunnel alors que le gouvernement du Québec laissait entrevoir la possibilité, dans un avenir pas si lointain, de commencer à ouvrir les commerces non essentiels.

« Depuis déjà quelques jours, le gouvernement nous a transmis un document au sein duquel on apprend notamment qu’il nous donne la permission de débuter notre préparation printanière. De ce fait, nous avons donc commencé progressivement cette semaine à enlever les toiles sur nos verts, et ce, en dépit d’un staff tout de même réduit. »

Est-ce à dire que l’idée d’une ouverture paraît possible, malgré toutes les mesures imposées ?

« Dans mon for intérieur, j’espère de tout cœur que nous serons en mesure de procéder à l’ouverture de notre parcours quelque part entre le 15 mai et le 1er juin. Pas plus tard que ce matin, j’ai passé plus d’une heure au téléphone tant avec des gens de Golf Canada que ceux de la PGA du Canada, ce qui me porte à croire que les choses pourraient débouler assez vite en ce sens. »

Mais entre vous et moi, vouloir ouvrir, c’est bien beau, mais encore faudra-t-il que le tout se fasse au moyen de mesures très strict.

Ce sera entre autres le sujet de ma chronique de la semaine prochaine…