Francis Robichaud apporte de la stabilité à la ligue bleue des Maroons.

Pour Robichaud, c’était les Maroons ou rien

Francis Robichaud l’avoue : il n’a pas réfléchi longtemps lorsque les Maroons ont acquis ses droits du Bellemare de Louiseville il y a quelques semaines.

« C’est à Waterloo que je voulais jouer et pas ailleurs, a expliqué l’ancien des Inouk, vendredi, avant de prendre le chemin de Donnacona, où les Maroons avaient rendez-vous avec le Mécanarc en soirée. Je voulais jouer ici parce que je savais que l’organisation était solide, parce qu’il y a de belles foules aux matchs et parce que je connais plusieurs gars au sein de l’équipe. »

Robichaud, qui habite Chambly­, en était à son sixième match vendredi. Et il se félicite d’avoir répondu avec empressement à l’entraîneur et directeur général associé, Miguel Fortin.

« J’ai joué pour Miguel à l’époque où il était l’adjoint de David Lapierre avec les Inouk et on s’entendait très bien. Je suis content de le retrouver. Comme je suis content de retrouver Mickael Fillion, Alexandre Coulombe­, Félix Guilbault, Charles Power et maintenant Philip Sardinha (qui disputait son premier match avec les Maroons vendredi). »

Les Maroons, on le répète, comptent huit anciens des Inouk. À la blague, cette semaine, Fortin a dit qu’on ne peut plus parler des Maroons 2.0, mais bien des Inouk 2.0 !

« C’est certain que je n’étais pas perdu en rentrant dans le vestiaire la première fois, a repris Robichaud. Ça aide à l’adaptation, c’est certain, mais reste que c’est sur la glace que ça se passe. T’as beau te sentir bien dans la chambre, c’est le travail sur la patinoire qui est le plus important. »

Robichaud apporte de la stabilité à la ligue bleue des Maroons. C’est exactement ce que Fortin voulait en faisant son acquisition.

« Mon rôle, c’est de faire en sorte qu’il se commette le moins d’erreurs dans notre territoire et d’assurer une bonne relance. Jusqu’ici, ça se passe bien », a noté Robichaud.

À long terme

Francis Robichaud, un autre qui a remporté la Coupe Napa avec les Inouk en 2014, revient d’une saison passée en deuxième division de la ligue française. Il a apprécié l’expérience, mais il ne voulait pas mettre ses études universitaires sur la glace trop longtemps, dit-il.

« J’étais à 20 minutes de la Tour Eiffel ! J’ai vu tous les recoins de Paris, j’ai visité une bonne partie de l’Europe, j’ai vécu une très belle expérience. Et sur la patinoire, ça a été une bonne expérience aussi. Je vais toujours me souvenir des partisans de Neuilly-sur-Marne, qui étaient incroyablement enthousiastes. »

Mais il est heureux de revenir au Québec. Et il se voit à long terme avec les Maroons.

« Moi, je pense à long terme, c’est clair. Si tout se passe bien, je ne vois pas pourquoi je ne jouerais pas ici longtemps. Pour l’heure, ça répond à mes attentes et je suis heureux. »

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Miguel Fortin veut des buts !

Les Maroons tenteront de mettre un terme à une série de deux défaites à domicile, samedi soir, lorsqu’ils recevront le Big Foot de Saint-Léonard-d’Aston.

Probablement plus qu’ailleurs, il est important de gagner devant ses partisans au hockey senior. Sinon, le spectacle pugilistique a intérêt à être bon…

« Pour gagner, ça prend des buts, et nous n’avons marqué que deux fois à chacun de nos deux derniers matchs à la maison », souligne Miguel Fortin.

En ce sens, l’arrivée de Philip Sardinha ne nuira certainement pas aux Maroons.

Indisponible, le défenseur Jason Larochelle n’affrontera pas le Big Foot. Il sera remplacé dans l’alignement par Jean-Philippe Carey, acquis de Louiseville au cours de l’été.

Carey, 29 ans, est un défenseur à caractère très offensif. Au niveau junior AAA, il a déjà connu une saison de 74 points avec les Panthères de Saint-Jérôme.