Le ciné-parc de l'Autodrome a attiré une trentaine de voitures.
Le ciné-parc de l'Autodrome a attiré une trentaine de voitures.

Pour entendre, au moins, le bruit des moteurs

Les amateurs de stock-car sur terre battue, on le sait, n’ont jamais peur de faire de la route afin d’assister aux épreuves de leur sport préféré. Plusieurs l’ont encore démontré, samedi soir, alors qu’ils voulaient vivre le premier événement sportif à être présenté au Québec depuis des mois.

Le vivre, dans ce cas-ci, ça voulait dire assister à la soirée de courses à l’Autodrome Granby du stationnement de la piste, transformée en ciné-parc. On a compté une trentaine de voitures sur place.

«On a l’écran géant et on entend le bruit des moteurs, a expliqué Lucien Langlais, qui était parti de Drummondville. Si on est chanceux, l’odeur du gaz va peut-être se rendre jusqu’ici!»

M. Langlais va voir des courses partout. Chez lui à Drummonville bien sûr, à Granby et même à Cornwall.

«J’ai 79 ans, j’en mange et un été comme celui qu’on vit, je trouve ça dur. Ça fait du bien d’être ici ce soir même si on n'est pas assis dans les estrades.»

Plus loin, Michel Alarie arrivait de Mont-Tremblant, une ballade de près de trois heures avec la circulation, lorsqu’on l’a rencontré.

«Je suis un gars d’asphalte, mais j’aime de plus en plus les courses sur terre battue, a-t-il souligné. Ce soir, c’est différent, c’est autre chose, mais ça fait tellement de bien de sortir un peu et de se promener. Des courses en version ciné-parc, c’est complètement fou, mais c’est une super initiative!»

Chantal Dubois et Nathalie Bolduc, elles, avaient fait le voyage depuis Plessisville.

«On ne pouvait pas manquer ça, a lancé Nathalie, qui est proche de Junior Mailhot, pilote en sportsman, tout comme son amie. Tant qu’à payer pour regarder ça sur internet, aussi bien payer pour être le plus près possible de l’action. Entendre les moteurs, c’est l’fun!»