Le grand objectif de Peter Polansky demeure de percer le top 100 mondial. Il s’en est approché sérieusement au début de l’été et il croit en ses chances plus que jamais.

Polansky n’a pas dit son dernier mot

Peter Polansky vient à Granby depuis le milieu des années 2000. Au fil des ans, on l’a vu connaître de beaux succès, mais on l’a aussi vu peiner. Portrait d’un athlète qui n’a jamais lâché malgré les hauts et les bas.

Il y a un an, l’Ontarien a atteint la finale du Challenger Banque Nationale avant de s’incliner en trois manches devant le Slovène Blaz Kavcic. Et il faisait bon le voir évoluer sous les projecteurs du match ultime après toutes ces années où il est passé à côté.

Polansky est l’un des favoris du tournoi, lui qui est actuellement classé 122e au monde. Il venait tout juste de célébrer son 30e anniversaire, à la fin juin, lorsqu’il s’est retrouvé au 110e rang, son meilleur classement à vie.

« Les gens ont l’impression que tu es automatiquement sur la pente descendante lorsque tu arrives à l’âge de 30 ans, mais ce n’est pas vrai, a raconté Polansky dans une récente entrevue accordée au site internet de l’ATP. Il est vrai que certains joueurs perdent un peu de leur motivation arrivés au début de la trentaine, mais ce n’est pas mon cas. Moi, j’aime encore m’entraîner, j’aime encore la compétition et je cherche encore à m’améliorer. »

Polansky ira même plus loin. Selon lui, l’engagement a nettement plus d’importance que l’âge.

« Si tu es dédié à ton sport, vraiment dédié, tu vas toujours réussir à t’améliorer. Qu’importe l’âge que tu as. »

Il y a quelques semaines, Polansky a disputé son premier match à l’intérieur du tableau principal du tournoi de Wimbledon. Mais il s’est incliné en trois manches face à l’Autrichien Dennis Novak, alors 177e joueur mondial.

« C’est pas compliqué, ça a été un désastre sur toute la ligne ! », avait-il lancé, sans détour, à sa sortie du court.

Le top 100
Le grand objectif de Peter Polansky demeure de percer le top 100 mondial. Il s’en est approché sérieusement au début de l’été et il croit en ses chances plus que jamais.

« Le top 100, c’est l’objectif de tous les joueurs qui participent aux tournois de type Challenger, a-t-il dit à un journaliste du site internet theathletic.com. Il n’y a pas une grande différence entre être 110e au monde et 100e, mais la crédibilité des joueurs de tennis passe par ça. Je n’y suis pas encore arrivé après toutes ces années, mais je pense que je vais y arriver bientôt si je reste en santé. »

Une belle performance à Granby pourrait lui permettre de finalement faire son entrée dans le top 100.

« Granby, c’est spécial, le public a toujours été très bon pour moi chez vous », a-t-il répété plus d’une fois.

C’est d’ailleurs ici, en 2006, qu’il avait effectué son retour au jeu après avoir chuté du troisième étage de sa chambre d’hôtel au Mexique lors d’un épisode de somnambulisme. Accompagnant l’équipe canadienne de Coupe Davis, il avait fini sur la table d’opération et avait eu besoin de 400 points de suture, dont 200 à la seule hauteur des jambes. Et il avait été tenu loin des courts pendant près de quatre mois.

Vive les jeunes !
À 30 ans, Peter Polansky ne fait plus partie de la relève du tennis canadien. Mais il se réjouit franchement du succès des Denis Shapovalov, qu’il avait vaincu à Granby l’an dernier, et Félix Auger-Aliassime.

« Les gars sont tellement bons que je ne serais même pas surpris qu’ils atteignent tous les deux le top 10 mondial, a-t-il dit encore en entrevue avec le site internet de l’ATP. Chose certaine, le potentiel est là. Je vous le dis, on commence seulement à entendre parler d’eux ! »

Mais voilà, Polansky promet qu’il n’a pas dit son dernier mot.

UN CRÉATEUR DE JEUX VIDÉO !

Bien que sa carrière sur le court demeure sa priorité, Peter Polansky fait autre chose dans la vie : il crée des jeux pour iPhone et iPad !

«Pas mal sûr qu’il n’y a pas personne d’autre sur le circuit qui fait ça !, rigole Polansky. Je dois passer entre trois et quatre heures par jour sur mon ordinateur pour avancer mes trucs…»

Il y a trois ans, il a lancé Little Avenger. Le printemps dernier, il a proposé Arcane Pets : A Plushie Story. Et il a d’autres projets.

«Je ne fais pas beaucoup de sous avec ça, je le fais vraiment pour m’amuser. On verra bien où ça va me mener…»

Polansky n’a pas fait d’études en informatique. Il a appris par lui-même.

Et si vous le surprenez sur son ordi pendant le Challenger, il ne sera pas insulté si vous dites qu’il est un nerd informatique.

«C’est pas mal ce que je suis !», rit-il encore.