Peter Polansky a bien servi et a bien retourné face à Frank Dancevic. Il disputera sa deuxième finale de suite à Granby.

Polansky en finale

Peter Polansky est sorti vainqueur de la demi-finale toute canadienne qui l'opposait à Frank Dancevic, samedi en fin d'après-midi, et il a mérité le droit d'affronter le Français Ugo Humbert, dimanche, lors du match ultime du 23e Challenger Banque Nationale de tennis.

Polansky l'a emporté en des manches de 7-6 (6) et 6-4. Il a bien servi, il a bien retourné et il a peut-être profité un brin du fait que Dancevic a veillé très tard la veille, son match de quarts de finale s'étant terminé à une heure du matin.

Mais n'enlevons rien au Torontois, qui était en plein contrôle de ses moyens.

«J'ai vraiment l'impression de mieux jouer à chacun des matchs, a-t-il mentionné à sa sortie du terrain. En début de semaine, je devais m'habituer à la vitesse des courts, plus rapides ici qu'à Winnipeg et à Gatineau, d'où j'arrivais. Mais depuis que l'ajustement a été effectué, ça se passe très bien...»

Dancevic, lui, a vidé les lieux très rapidement. On aurait aimé lui demander si la blessure à la main qu'il a subie la veille l'avait indisposé. Mais on n'a pas pu. 

Polansky en sera à sa deuxième finale de suite à Granby. Dimanche après-midi, il affrontera le jeune Français Ugo Humbert, qui a vaincu le Slovaque Norbert Gombos par 6-3, 4-6 et 6-4.

«Il m'a battu en quarts de finale à Gatineau et il joue avec énormément de confiance, a noté le troisième favori. Ça va être un bon match, c'est clair.»

Humbert a perdu en finale à Gatineau. Et il veut aller jusqu'au bout cette semaine.

«Je joue du bon tennis et je vais tout faire pour partir d'ici avec le trophée remis au champion», a averti celui qui est de 10 ans le cadet de Polansky.

Andresscu se retire, Sebov est déclassée

Avec deux Canadiennes dans le carré d'as, on était certes en droit d'espérer voir une fille de chez nous en finale du volet féminin. Mais voilà, les choses ont mal tourné.

Tôt le matin, d'abord, on a appris que Bianca Andreescu s'était retirée du tournoi en raison de maux de dos. Ce qui a permis à l'Israélienne Julia Glushko d'obtenir son laissez-passer pour le match ultime sans forcer. Puis, en après-midi, Katherine Sebov, qui avait fait la finale l'an dernier, s'est avérée ne pas être de taille face à l'Australienne et favorite Arina Rodionova.

«On espérait que Bianca soit en mesure de disputer son match mais, lors de son échauffement de ce matin, elle avait énormément de difficulté à se déplacer, a expliqué Sylvain Bruneau, capitaine de l'équipe canadienne de la Coupe Fédération, dont Andreescu est membre. Clairement, c'était impossible pour elle de jouer son match.»

Andreescu devra aussi renoncer au tournoi de Washington, où elle avait reçu une invitation.

«On espère qu'elle sera prête pour la Coupe Rogers», a ajouté Bruneau.

La veille, l'Ontarienne de Mississauga s'était déjà plainte de maux de dos à la suite de sa spectaculaire victoire face à l'Australienne Ellen Perez.

Quant à Sebov, elle s'est inclinée par 6-2 et 6-0. Au deuxième set, elle a été traitée pour des... maux de dos. Mais elle n'a pas voulu se servir de sa blessure comme excuse.

«Arina a beaucoup mieux joué que moi, a dit la Torontoise. Elle mettait beaucoup de pression et je n'ai pas été capable de m'ajuster.»

Rodionova s'est faite siffler par la foule parce qu'elle discutait les décisions de l'arbitre. À défaut d'être l'athlète la plus sympathique, elle joue de l'excellent tennis ici cette semaine.

Elle et sa compatriote Ellen Perez ont d'ailleurs enlevé les honneurs de la finale du double samedi. Le titre chez les hommes est allé à l'Américain Alex Lawson et au Chinois Zhe Li.

La finale des dames sera disputée à 13h dimanche. Celle des hommes suivra.