L’expérience et peut-être un brin l’endurance ont milité en faveur de Peter Polansky jeudi.

Polansky avance, Pospisil s’incline

Même après plusieurs visites à Granby, Peter Polansky ne parle pas beaucoup français. Mais tout le monde comprendra ce qu’il veut dire quand il lance : « So far, so good ! »

Oui, les choses vont plutôt bien jusqu’ici pour le champion en titre du Challenger Banque Nationale, qui a atteint les quarts de finale du tournoi, jeudi soir, en disposant du Lavallois Alexis Galarneau en des manches de 7-5 et 6-2.

« J’ai seulement eu besoin de deux manches, mais ça a été un match difficile, a souligné l’Ontarien de 31 ans. Alexis a bien joué, il a bien frappé la balle et, au final, je pense que c’est l’expérience qui a fait la différence. »

L’expérience et peut-être un brin l’endurance. Car Galarneau, à sa sortie du court, a avoué qu’il avait commencé à ressentir passablement de la fatigue à compter de la fin de la première manche.

« Pour poursuivre sa progression, il faut que j’enchaîne les tournois, quelque chose à laquelle je ne suis pas habitué, a expliqué celui qui retournera étudier et jouer au tennis à la North Carolina State University à l’automne. Pour le reste, même si je suis un peu déçu du résultat de ce soir, je suis plutôt satisfait de ma semaine. »

À Gatineau, la semaine dernière, il avait aussi atteint le troisième tour.

Mais pour revenir à Polansky, il a affirmé que le plus dur était maintenant derrière lui.

« J’ai toujours l’impression d’avoir moins de pression une fois les premiers tours passés. Là, j’ai défendu une partie de mes points et c’est un soulagement. »

Polansky était par ailleurs d’avis que les gens qui remplissaient les gradins autour du court central en avaient eu pour leur argent.

« Je pense qu’ils ont eu droit à du bon tennis, à du très bon tennis même. Le niveau de jeu était élevé. J’aimerais refaire quelques coups, mais dans l’ensemble, j’ai l’impression d’avoir bien joué. »

En quarts de finale, vendredi soir, Polansky croisera le fer avec son compatriote Steven Diez, neuvième favori, qui a défait l’Australien Andrew Harris, septième, par 6-4 et 6-2.

Vasek Pospisil, quatrième favori, s’est incliné 7-5 et 6-2 devant l’Américain Ernesto Escobedo.

Pospisil frustré

On l’a souvent dit au fil des ans, Vasek Pospisil était un très bon garçon. Mais jeudi après-midi, il a fait sortir le méchant quelques fois parce qu’il était incapable de jouer à la hauteur de ses possibilités.

Pospisil, quatrième favori, s’est incliné 7-5 et 6-2 devant l’Américain Ernesto Escobedo. Après avoir tout de même disputé une bonne première manche, l’athlète de Vancouver ne semblait plus capable de rien faire lors de la seconde. Clairement, son poignet gauche le faisait souffrir pour la peine.

« C’est frustrant ! C’est tellement, tellement, tellement frustrant !, a-t-il lancé. Ce soir, j’avais peine à servir, je n’étais pas encore capable de me servir de mon revers, c’était… tellement frustrant ! »

Pospisil était frustré au point où il a fracassé une raquette vers la fin de l’affrontement. Et il a été pénalisé.

« Là, je vais retourner à Toronto afin de voir avec mon médecin ce que je peux faire pour accélérer la guérison. Peut-être qu’il va me conseiller l’homéopathie, je ne sais pas… »

Le tournoi de la Coupe Rogers, auquel il entend bien participer, débutera dans une dizaine de jours. Ça vient très vite.

« C’est un rendez-vous que je peux difficilement manquer. J’ai hâte de voir mon médecin… »

Un autre qui était frustré, jeudi, c’est le Slovaque Norbert Gombos, no. 1 chez les hommes. C’est que, voyez-vous, il a été éliminé par le Japonais Hiroki Moriya par 6-3 et 7-6 (4). Disons, pour faire une histoire courte, qu’il a vidé les lieux plutôt rapidement…